Tassement de l’activité tertiaire, le 3ème trimestre a du plomb dans l’aile aux US

Les indicateurs se suivent et se ressemblent et ce n’est pas pour le meilleur. Les espoirs que les services prennent le relais de la croissance à l’occasion de la réouverture de l’économie avaient jusqu’à présent permis de limiter l’impact des déceptions industrielles. Mais les indicateurs en provenance des services manquent également à l’appel. Après les données de l’emploi de vendredi dernier, les enquêtes PMI et ISM confirment une tendance redoutée : l’activité dans les services décélère déjà. Quant à leur capacité à recréer massivement de l’emploi, elle semble s’être évaporée, au moins temporairement, avec une composante emploi de l’ISM non-manufacturier en repli de six points, à 49,3, son plus faible niveau depuis décembre. Seule consolation, l’opinion sur les prix se stabilise, c’est toujours ça pour les consommateurs dont le pouvoir d’achat est de plus en plus menacé par l’envolée récente de l’inflation. J. Powell, qui avait fini par se laisser convaincre par l’idée d’un nécessaire changement progressif de sa politique monétaire risque de s’arracher les cheveux et la hausse des taux à 2 ans, qui a plutôt bien résisté depuis le dernier FOMC, a du plomb dans l’aile.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Décidément préoccupante la nouvelle chute des commandes allemandes !

Les commandes à l’industrie allemande ont baissé de 3,7 % en mai par rapport à avril. Principale raison à cela, le recul des commandes automobiles, d’un peu moins de 10 %. Sur ce sujet, tout a été dit : il pourrait, effectivement, ne s’agir que d’un contretemps, du fait des pénuries de puces électroniques. Mais le marché automobile, notamment européen, est nettement à la traîne par rapport à ses niveaux d’avant crise et les causes des mauvais chiffres affichés par le secteur et, par ricochet, par de nombreux pans de l’industrie, se trouvent également en partie du côté de la demande. L’ensemble, comme déjà souligné ces derniers jours, est préoccupant pour les perspectives de reprise dans leur ensemble et l’Allemagne en particulier.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’automobile fait des ravages dans l’industrie française

ça commence à faire beaucoup ! La production industrielle française a reculé de 0,3 %, en mai, à raison de 0,5 % pour sa composante manufacturière. Par rapport à décembre 2019, le retard de celle-ci est encore de 5 %. Force est de constater que si le moral des industriels français caracole les résultats ne sont pas au rendez-vous malgré l’allègement des contraintes sanitaires ; une dichotomie qui colle de moins en moins avec le scénario de reprise envisagé. La responsabilité du secteur automobile, et plus largement du transport, est indéniable. En partie explicable par les pénuries de puces électroniques, elle ne semble pas devoir s’estomper sous peu à en juger par la médiocrité des indicateurs avancés de production et, plus encore, d’achat. Avec plus de 13 % de la production nationale, le secteur des transports constitue, en France comme ailleurs, une épine de plus en plus embarrassante à la reprise industrielle.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

BMG juin 2021 – Notre baromètre au plus bas depuis un an

 Notre baromètre économique global retombe en zone neutre en juin, à 0,2 après 0,4. Toutes ses composantes refluent, particulièrement celles de la production et de l’investissement qui retombent en terrain légèrement négatif. La zone euro bénéficie toujours d’une reprise d’autant plus forte que la crise a été profonde, l’amélioration marque en revanche déjà le pas dans les autres régions. Notre baromètre d’inflation conserve un très haut niveau, bien qu’en très léger recul, à 0,8 après 0,9.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Le rebond du Tankan est bienvenu, mais pas forcément convainquant

La conjoncture japonaise subit de nouveau les conséquences de la situation sanitaire. Les mauvaises données publiées récemment -PMI, production, ventes de détail- doivent être vues, notamment, sous l’angle du reconfinement du deuxième trimestre. Dans un tel contexte, les enquêtes trimestrielles Tankan ont été les bienvenues ce matin. Avec un peu de recul par rapport aux évolutions au mois le mois, leurs résultats sont encourageants, avec notamment une hausse des perspectives industrielles de 7 points au troisième trimestre par rapport au précédent. Un message à priori réconfortant, donc, face à l’anémie du côté des services qui ne semble pas sur le point de se muter en croissance d’ici peu : le solde d’opinion « non-manufacturier » est encore inférieur de 16 points à ses niveaux d’avant crise, ce qui n’est guère surprenant pour cette économie vieillissante. Au-delà des effets temporaires liés à la crise, cependant, le sort du Japon est industriel et très largement dépendant des débouchés mondiaux de la crise. Derrière les chiffres du Japon, les tendances de l’industrie mondiale se profilent. C’est aussi pour cela qu’il faut espérer que les anticipations manufacturières entrevues par le Tankan se confirment. Ce qui n’est pas gagné.

 

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation en repli en zone euro en juin malgré la réouverture…

L’inflation a légèrement reflué en juin en zone euro, à 1,9 % contre 2 % en mai. Les effets de base énergétiques s’estompent de sorte que la hausse annuelle des prix de l’énergie décélère de 13,1 à 12,5 %, malgré leur augmentation de 1,2 % entre mai et juin. Ce poste reste, de loin, le principal contributeur à l’inflation totale, malgré une nette accélération des prix des biens de 1,2 % l’an contre 0,7 % en mai. Conformément aux enquêtes, les industriels ont répercuté une partie du renchérissement de leurs intrants sur les consommateurs, à ce stade, toutefois, dans des proportions très inférieures à l’envolée des prix à la production. Plus surprenant, en période de réouverture de l’économie et malgré le surcoût de l’épidémie pour les professionnels du secteur, juin marque une net ralentissement de l’inflation des services, de 1,1 % à 0,7 %, à l’origine d’une stagnation de l’inflation sous-jacente, à 0,9 % l’an, un niveau incontestablement faible, toujours très éloigné de l’objectif de la BCE.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

En mai, les achats des ménages français retrouvent leur niveau de février !

En baisse de 8,7 % en avril, avec le confinement, la consommation de biens des ménages français à prix constants a rebondi de 10,4 % en mai. Le mois dernier a en effet été marqué par une levée progressive des contraintes sanitaires, la totalité des commerces ayant pu rouvrir le 19 mai. Ce rebond permet de retrouver, grosso-modo, les niveaux de février, similaires à ceux de la fin 2019. Il en est de même pour ce qui est du détail des secteurs, qui, malgré une progression parfois impressionnante (plus d’un doublement dans l’habillement, qui sans doute se retrouvera dans des soldes moins porteurs) n’affichent que dans de très rares cas des niveaux supérieurs à ceux d’avant crise. Hors énergie et alimentaire, seuls les biens d’équipement du foyer y parviennent. Il faudra faire aussi bien en juin pour sauver la consommation du deuxième trimestre.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Cette confiance que l’on ne peut prendre pour argent comptant

Maitrise de l’épidémie, réouverture des activités, promesses de relance et, peut-être, effets richesse, produisent de concert leurs effets sur la confiance des agents. En zone euro, le climat des affaires mesuré par la Commission européenne a de nouveau progressé de 0,2 point en juin pour atteindre un plus haut niveau jamais observé de 1,7 points. Si les perspectives industrielles marquent sérieusement le pas, les services prennent le relai et les ménages revoient la vie en rose. Aux Etats-Unis, où les retours récents des professionnels sont plus mitigés, le regain d’optimisme des ménages sur la situation courante a permis à l’indice de confiance du Conference Board de renouer avec ses niveaux d’avant crise. Dans chacun de ces deux cas, ces baromètres de confiance devraient être synonymes d’une rare embellie de la conjoncture que les données jusqu’alors collectées tardent, toutefois, à valider. À trop attendre, on finit par douter, à l’instar des marchés obligataires, de la chute des taux d’intérêt de long terme et de l’aplatissement des courbes de taux. Il faudra que les données économiques renvoient des signaux bien plus convaincants pour redonner à ces indicateurs de confiance toute leur valeur prédictive.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre