Non, il n’est pas encore temps de se positionner à l’achat sur les marchés

Moins 30 % sur les bourses mondiales et ce ne serait pas un problème mais la vie normale des marchés et du risque qui leur est assorti. Pas de raison de s’inquiéter, donc, mais plutôt le temps de commencer à se positionner pour la hausse future des actions, laquelle, on nous garantit, sera spectaculaire avec des valorisations au plus bas depuis 2008. Il y a au moins trois raisons pour lesquelles nous pensons que cette stratégie n’est pas appropriée à la situation présente.

  1. La correction en place n’a pas produit, pour l’instant, de phénomène de survente par rapport aux tendances à long terme des marchés qui pourrait justifier, à ce stade, une telle stratégie.
  2. Jauger des valorisations par rapport à leur histoire des douze dernières années est discutable au regard des questions que soulève la crise actuelle sur ses conséquences structurelles.
  3. Imaginer un retour haussier alors qu’aucun indicateur économique ne suggère d’amélioration et que, selon toute vraisemblance, les informations des prochaines semaines vont dévoiler une extrême dégradation additionnelle de la situation économique et sanitaire est indiscutablement précoce.

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Hausse du ZEW allemand, un nouvel alibi pour le DAX !

Sans surprise au vu du regain d’optimisme sur les marchés européens, les perspectives du ZEW remontent franchement, de -22,8 à -2,1 points entre octobre et novembre. À ce stade, le retour dans la zone de neutralité éclipse la menace d’une récession durable. L’amélioration du sentiment sur les variables macro-économiques, en particulier les perspectives de taux d’intérêt, ainsi que sur les secteurs les plus cycliques (chimie, automobile et mécanique) expliquent ce retournement. L’indicateur sur la situation courante se stabilise quant à lui, bien que toujours sur de faibles niveaux, à -24,7. Ces résultats vont incontestablement dans la bonne direction. Sont-ils suffisants pour augurer d’une embellie durable ? Il est trop tôt pour le dire, l’indicateur des perspectives n’est pas encore sorti de la région qui le mettrait à l’abri d’un risque de retournement (+12 à 15 points) comme ce fut le cas en début d’année. Pas de quoi cependant embarrasser le DAX qui en profite pour prendre un peu plus d’avance…

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Croissance française, sursis ou approfondissement ?

L’économie française continue de bien s’en tirer, avec une croissance du PIB réel de 0,3 % au troisième trimestre, identique à celle du deuxième trimestre et supérieure aux attentes qui tablaient plutôt sur 0,2 %. Au cours de l’année écoulée, l’économie française aura donc progressé de 1,3 %, un rythme légèrement moindre qu’au deuxième trimestre mais toutefois encore très satisfaisant par rapport à l’écrasement de la croissance observé chez ses voisins immédiats, Allemagne et Italie notamment. Cette résistance peut-elle perdurer ? C’est à n’en pas douter dans l’idée d’apporter des réponses à cette question que seront scrutées les données de ce matin. Pas sûr que les éléments du PIB du troisième trimestre soient aussi probants qu’ils n’y paraissent à première vue…

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