BMG mars 2021 – Un peu, pas beaucoup…pas à la folie

Notre baromètre économique global est inchangé, à 0,3, en mars, après révision à la hausse de celui de février, initialement de 0,2. Nos indicateurs de production et de consommation se redressent. En revanche, la déprime persiste du côté de l’investissement et l’amélioration sur le front extérieur marque le pas. Notre méthode n’est pas totalement imperméable aux effets de base. Ceux-ci transparaissent notamment en matière d’inflation, avec un momentum en franche accélération.

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Éclaircie sur le front des commandes à l’exportation allemandes

Les commandes allemandes ont progressé de 1,4 % en janvier, soit une hausse de 2,4 % seulement en comparaison de janvier 2020 qui avait été dopé par la paralysie chinoise. Le rebond est également insuffisant pour compenser la baisse de 2,2 % en décembre. Surtout, le recul des commandes domestiques pour le deuxième mois consécutif témoigne, comme les ventes publiées mardi, d’une situation intérieure encore très handicapée par la pandémie et -peut-être- la remontée de la TVA- ; un constat qui n’est pas sans conséquence au-delà même du seul secteur des biens. En revanche, les commandes étrangères ont compensé cette dégradation domestique et continuent à être un précieux soutien pour l’économie allemande… pas sûr cependant que ce soit suffisant pour maintenir, dans l’immédiat, la croissance à flot.

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BMG février 2021 – Au bout du tunnel ?

Notre baromètre économique global se redresse pour la première fois depuis juillet, à 0,2, son niveau initial de janvier avant révision à 0,1. Les composantes varient peu cependant, pour la plupart encore en zone neutre/légèrement positive. Le changement de contexte observé sur le front de l’inflation le mois dernier se confirme avec un indicateur de momentum à 0,2 points qui suffit à en faire le plus haut depuis avril 2019.

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Quelle vitesse d’amélioration industrielle en Allemagne ?

Envolée du PMI manufacturier, rebond de l’IFO, l’industrie allemande semble sortir de l’ornière. À y regarder de plus près, pourtant, les choses ne sont pas aussi claires. Si le climat des affaires est bien orienté, le verdict issu de ses différentes composantes l’est moins. L’optimisme affiché par les professionnels depuis le début de l’été dernier ne s’est que très partiellement retrouvé dans les données de production. Leurs perspectives, revenues à un plus haut depuis 2018, ne sont pas rigoureusement suivies par les commandes. Leur opinion sur ces dernières, a priori moins perméable aux seules influences du sentiment, est loin de renvoyer un message aussi enthousiasmant. Si l’amélioration de la conjoncture industrielle est bien réelle, la vitesse de la remise à niveau pourrait être moindre que ne le suggèrent les indices synthétiques du climat des affaires les plus commentés.

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L’IFO du même tonneau que les PMI

Le climat des affaires allemand s’améliore légèrement entre janvier et février.  L’indicateur composite de l’IFO passe de 90 à 92, avec une progression des perspectives de l’ordre de trois points, légèrement plus marquée que celle des conditions courantes, qui regagnent seulement un peu plus d’un point. Dans la lignée des PMI de vendredi, l’explication à cette hausse est à chercher du côté de l’industrie, les autres secteurs demeurant à la traine, malgré un très léger mieux. Comme dans le cas de Markit, ces chiffres interrogent. Le détail sectoriel de l’enquête IFO, publié demain, pourrait permettre d’y voir plus clair.

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Pas sûrs de savoir ce qu’il y a derrière la bonne récolte des PMI manufacturiers

Tandis qu’avec les restrictions sanitaires, les indicateurs PMI dans les services tendent à se replier, jusqu’à menacer de contraction le PIB du premier trimestre en zone euro, le climat des affaires manufacturier tient bon, malgré un petit coup de mou aux Etats-Unis, effacé, dans ce cas, par la résistance du côté des services. En Allemagne, l’indicateur manufacturier de Markit atteint des niveaux proches de ses records passés, ce qui laisse envisager que la production finisse par récupérer ses pertes des douze derniers mois. En France, il gagne plus de trois points à 55, un plus haut depuis février 2018. Manifestement il se passe quelque chose sur le front industriel en Europe. Reste à savoir quoi. Les dernières informations en matière de demande domestique n’étaient pas de meilleur augure, notamment dans l’automobile où les immatriculations se sont de nouveau effondrées en janvier. Le Brexit explique sans doute une partie de ce regain de confiance en Europe tandis que certains secteurs tels l’aéronautique en France renaissent de leurs cendres. Selon Markit, les carnets de commandes à l’exportation se regarnissent tandis que l’industrie semble également profiter d’un regain de « pricing power », à même de doper la confiance. On gardera en tête qu’entre la rapidité de remontée des PMI et la croissance effective, il y a souvent de grands écarts, surtout lorsque les distorsions sont aussi importantes entre les services et l’industrie.

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BMG janvier 2021 – Pas de tire-fesse pour la conjoncture mondiale

Notre indicateur global de momentum d’activité se stabilise, à 0,2 en janvier, tandis que le chiffre de décembre, initialement à 0,4 a été révisé à la baisse. Malgré la dégradation de la situation sanitaire, les composantes n’enregistrent pas, pour l’instant, de tendance claire, mais les indicateurs les plus avancés -consommation et climat des affaires-, sont les moins bons. Le momentum d’inflation demeure en zone neutre, à 0, avec un probable mouvement haussier à venir, pour l’instant invisible.

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Les PIB européens, un relatif satisfecit quant à la gestion de crise, reste le plus dur

Les PIB allemand et espagnol ressortent en très légère hausse, de respectivement 0,1 % et 0,4 % au quatrième trimestre. Le PIB français recule, mais dans des proportions bien plus réduites qu’envisagé en début de période : -1,3 %, quand l’INSEE prévoyait une chute de 4 % et que les premiers temps du confinement de novembre faisaient redouter un choc plus marqué encore. A l’heure où la perspective d’un troisième confinement généralisé se fait de plus en plus menaçante, ces résultats sont donc quelque peu réconfortants : contrairement au premier semestre, la gestion plus fine des restrictions sanitaires a porté ses fruits et le « stop & go » des politiques publiques, bien que particulièrement mal vécu, a permis de limiter la casse économique. Plusieurs bémols à cette première réaction, néanmoins, dont :

  • Si la chute de la mobilité en France ne s’est pas traduite avec une ampleur similaire à celle du premier semestre sur le PIB, la consommation, elle, en a tout de même été la principale victime, avec nouvelle contraction d’ampleur en fin d’année
  • Les dégâts sectoriels restent immenses et hautement préoccupants pour ce qui concerne la plupart des activités tertiaires, en particulier en Espagne. Leur remise à niveau conditionnera les perspectives de sortie de crise.

 

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