L’inflation se stabilise à 0,9 % en zone euro en février

L’inflation en zone euro se stabilise à son niveau de janvier, de 0,9 % sur 12 mois. Outre le ralentissement des prix des services, à 1,2 % après 1,4 %, et la stabilisation de l’inflation alimentaire, à 1,4 %, la hausse des prix énergétiques et le recul de ceux des biens se neutralisent.

  • Les prix énergétiques se reprennent, du fait notamment des effets de base pétroliers. Ainsi, leur recul sur 12 mois n’est plus que de 1,7 %, contre 4,2 % en janvier. Du fait de ces mêmes effets de base, l’inflation énergétique devrait accélérer franchement dans les mois à venir, entraînant avec elle l’inflation totale.
  • L’inflation des biens retombe quant à elle de 1,5 % en janvier à 1 %. Son recul français, de plus d’un point, dénote avec la stabilité de l’Allemagne et de l’Italie. Le report des soldes dans l’Hexagone, mais aussi dans d’autres pays comme la Belgique, semble expliquer une bonne part de ce tassement.

À ce stade donc, pas grand-chose pour alimenter les craintes de résurgence inflationniste en zone euro. Si les effets énergétiques sont imparables et amenés à s’amplifier dans les tout prochains mois, les détails à ce stade disponibles sur les biens hors énergie et les services ne suggèrent aucun risque patent.

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Consommation allemande : janvier comme avril dernier

Plombée par le reconfinement et la fin de la TVA à taux réduit, la consommation allemande de biens se replie fortement en janvier. Les ventes de détail hors automobile reculent de 4,5% après une première chute, de plus de 9 %, en décembre, et atteignent leur plus bas niveau depuis avril dernier. Par rapport à janvier 2020, le recul enregistré est de 8,7 %, le plus fort depuis la réunification. Corrigée des effets saisonniers et calendaires (janvier 2020 comptait notamment un jour ouvré supplémentaire), la variation sur 12 mois est de -5,5 %, une chute aussi importante, donc, qu’au cœur de la première vague.

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L’IFO du même tonneau que les PMI

Le climat des affaires allemand s’améliore légèrement entre janvier et février.  L’indicateur composite de l’IFO passe de 90 à 92, avec une progression des perspectives de l’ordre de trois points, légèrement plus marquée que celle des conditions courantes, qui regagnent seulement un peu plus d’un point. Dans la lignée des PMI de vendredi, l’explication à cette hausse est à chercher du côté de l’industrie, les autres secteurs demeurant à la traine, malgré un très léger mieux. Comme dans le cas de Markit, ces chiffres interrogent. Le détail sectoriel de l’enquête IFO, publié demain, pourrait permettre d’y voir plus clair.

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Pas sûrs de savoir ce qu’il y a derrière la bonne récolte des PMI manufacturiers

Tandis qu’avec les restrictions sanitaires, les indicateurs PMI dans les services tendent à se replier, jusqu’à menacer de contraction le PIB du premier trimestre en zone euro, le climat des affaires manufacturier tient bon, malgré un petit coup de mou aux Etats-Unis, effacé, dans ce cas, par la résistance du côté des services. En Allemagne, l’indicateur manufacturier de Markit atteint des niveaux proches de ses records passés, ce qui laisse envisager que la production finisse par récupérer ses pertes des douze derniers mois. En France, il gagne plus de trois points à 55, un plus haut depuis février 2018. Manifestement il se passe quelque chose sur le front industriel en Europe. Reste à savoir quoi. Les dernières informations en matière de demande domestique n’étaient pas de meilleur augure, notamment dans l’automobile où les immatriculations se sont de nouveau effondrées en janvier. Le Brexit explique sans doute une partie de ce regain de confiance en Europe tandis que certains secteurs tels l’aéronautique en France renaissent de leurs cendres. Selon Markit, les carnets de commandes à l’exportation se regarnissent tandis que l’industrie semble également profiter d’un regain de « pricing power », à même de doper la confiance. On gardera en tête qu’entre la rapidité de remontée des PMI et la croissance effective, il y a souvent de grands écarts, surtout lorsque les distorsions sont aussi importantes entre les services et l’industrie.

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La partie n’est pas gagnée aux Etats-Unis

Après les bons chiffres de ventes de détail publiés hier, ceux du jour rappellent que rien n’est encore joué outre-Atlantique. Repli de l’indicateur de confiance de la Fed de Philadelphie, nouvelle remontée des inscriptions au chômage et baisse des mises en chantiers de logements témoignent, chacun à leur mesure, de l’instabilité ou des risques en présence.

 

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Changement de prix relatifs ; pour l’inflation on verra plus tard…

Depuis ses débuts, la crise sanitaire n’a cessé d’entretenir les interrogations sur ses conséquences en matière d’inflation. Dans un tout premier temps, les risques de ruptures d’approvisionnement ont fait redouter une possible envolée des prix des produits de base ; mais les pénuries n’ont pas eu lieu. Dans un second temps, le choc de demande a agité le spectre d’une nouvelle jambe de déflation conforté par la décrue de l’inflation sous-jacente dans de nombreux pays. La vigueur de la reprise économique mondiale au troisième trimestre a néanmoins éloigné ces craintes et, avec l’amorce des vaccinations, l’hypothèse d’une escalade inflationniste a fini par les supplanter. Sur les marchés, les annonces de dispositifs inédits de relance budgétaire ont dopé les anticipations d’inflation tandis que l’envolée des cours des matières premières et la meilleure résistance de l’activité industrielle au regain de crise sanitaire ont fait le reste : ces deux derniers mois, l’indicateur Citi de surprise inflationniste est repassé en territoire positif pour la première fois depuis janvier 2019 et atteint aujourd’hui un plus haut depuis 2017.

Quel diagnostic porter sur ces observations ? L’accélération des prix aujourd’hui observée est-elle frictionnelle ou plus fondamentale et, à ce titre, prémonitoire ? C’est plus à une question de prix relatifs entre industrie et services que nous conduit notre diagnostic à ce stade.

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L’inflation européenne rebondit avant même les effets de base

Le CPI en zone euro ressort en hausse de 0,9 % en glissement annuel en janvier, après -0,3 % en décembre, avec un sous-jacent à +1,4 %, un plus haut depuis octobre 2015. Les prix des biens affichent une augmentation sur 12 mois de 1,4 %, après -0,5 % sur fonds de report des soldes, notamment en France. Quant aux services, ils sont eux aussi en forte accélération, à 1,5 % après 0,7 %. Bien que le calendrier français ou le retour à la normale des taxes allemandes constituent des déterminants puissants à ce changement de rythme, l’accélération de l’inflation n’est pas circonscrite à ces pays. Les conditions actuelles ne permettent cependant pas pour l’instant pas de conclure à une rupture brutale du contexte inflationniste.

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