Les Français ont le moral mais leur porte-monnaie reste fermé !

Bien loin du creux de décembre dernier, les chiffres de confiance des ménages français publiés en début de semaine étaient particulièrement bons, avec une hausse de l’indicateur synthétique de deux points, à 106, un plus haut depuis juin 2017. Hors période électorale, un tel niveau n’avait plus été atteint depuis le début du millénaire. Toutes les composantes, à l’exception de l’opportunité d’épargne, sont ressorties au-dessus de leur moyenne de long terme et la confiance dans la baisse du chômage n’a jamais été aussi forte depuis 27 mois. On aurait tort, à en juger par les données de consommation publiées ce matin, de crier victoire trop vite. En octobre, en effet, les achats des ménages hors composantes énergie et alimentaire, n’ont augmenté que de 0,3 % après avoir chuté de 1,1 % le mois précédent ; résultat, sur un an, leur hausse n’est pas supérieure à 0,9 %, ce qui, malgré tout, est meilleur que le résultat observé sur l’ensemble de leurs dépenses, en repli de 0,2 % au cours des douze derniers mois….

Lire la suite…

Climat des affaires en France : stand-by

Les indicateurs INSEE et Markit du climat des affaires en France sont tous deux stables en novembre, respectivement à 105 et à 52,7, des niveaux toujours plutôt corrects, notamment en comparaison de l’Allemagne. Si l’économie française résiste, elle ne montre pour l’instant aucun signe patent d’amélioration, à l’exception du secteur de l’immobilier dans lequel la baisse des taux d’intérêt semble effectivement porter ses fruits. La situation est stable dans de basses eaux dans les services tandis que les bons retours en provenance du PMI manufacturier jurent trop avec ceux de l’enquête INSEE pour ne pas inspirer la retenue. Il faudra assurément que la France fasse mieux pour que l’horizon se dégage.

Lire la suite…

Les enquêtes nationales de l’INSEE et l’IFO, nuancent les PMI, sans infirmer le diagnostic

En septembre, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne a connu son premier rebond depuis 6 mois avec une hausse de 0,3 points pour s’établir à 94,6. De quoi remettre en question les très mauvais chiffres PMI publiés hier ? Pas vraiment : non seulement les rares rebonds observés sont insignifiants en comparaison des baisses des derniers mois, mais les perspectives continuent de se dégrader. En France, en revanche, les chiffres de l’INSEE sont somme toute corrects, avec un climat des affaires en hausse à 106 points. Les pressions sur les prix dans les services et le haut niveau des stocks industriels sont toutefois, nettement moins engageants…

Lire la suite…

L’économie française sauve la face, sans plus, au premier trimestre

De 0,3 % en première estimation, la croissance française n’offre guère davantage qu’escompté. Hors stocks, la croissance aurait été nulle, en effet. Si la consommation des ménages se redresse de 0,4 % au premier trimestre, on gardera en tête sa maigre performance de 0,6 % sur un an glissant. L’investissement productif progresse de 0,5 % après 0,4 %, ce qui reste un rythme très ralenti par rapport au deuxième et troisième trimestres 2018 (respectivement 1,3 % et 1,7 %) et bien décevant au regard de l’évolution du climat des affaires de l’INSEE. Enfin, les exportations progressent de 0,1 % seulement et malgré la faible croissance de la demande domestique, les importations augmentent de 0,9 %, l’ensemble confisquant trois dixièmes à la croissance du trimestre. Difficile de tirer un quelconque satisfecit de ces données, sinon qu’elles auraient pu être pires…

Lire la suite…

Industrie française : merci le Brexit !

Encore une fois, la production industrielle française a agréablement surpris en février avec une progression +0,4 % dopée par un rebond de 1,1 % de l’activité du seul secteur manufacturier. Le résultat est assurément bienvenu dans un contexte européen déprimé face auquel les indicateurs du climat des affaires français stationnent en basses eaux depuis le début de l’année. Comment l’expliquer ? C’est de l’autre côté de la Manche que se trouvent en apparence les principales raisons de ces bonnes surprises. En effet, si la préparation à un hypothétique Brexit sanctionne les Allemands, elle semble, à l’inverse, constituer un sérieux soutien à l’industrie française depuis l’été dernier et plus encore ces tout derniers mois. C’est donc, vraisemblablement entre les mains des Anglais que se trouve la suite de l’histoire de l’industrie française.

Lire la suite…

Consommation France-Allemagne : du mieux, à confirmer

Hors énergie, la consommation des ménages français s’est redressée pour le deuxième mois consécutif en février, à un rythme toutefois, bien modéré. Il faudra davantage pour persuader d’une solide reprise sur ce front. Les retours en provenance d’Allemagne sont plus convaincants, à mettre au regard, toutefois, d’une faiblesse persistante des ventes automobiles.

Lire la suite…

PMI Flash UEM : espoirs balayés

Les retours désordonnés en provenance de la conjoncture européenne -PMI, production industrielle- des mois de janvier/février pouvaient laisser espérer une stabilisation, voire une amélioration de la situation des économies européennes -notamment française- en ce début d’année 2019 : les PMI préliminaires du mois de mars balayent d’un revers de manche ces espoirs.

Lire la suite

Hausse de l’inflation alimentaire et énergétique, un mauvais casting pour les ménages français…

En février, l’indice des prix à la consommation est resté stable sur le mois, après un repli de 0,4 % en janvier. Au cours des douze derniers mois, l’inflation remonte légèrement, de 1,2 % à 1,3 %, alors que l’inflation sous-jacente reste inchangée à 0,7  %. La différence entre les deux mesures s’explique par une accélération des prix de l’énergie et de l’alimentation, de plus de 3 % l’an pour chacun des deux postes. Ces tendances pourraient expliquer la décélération, ou faiblesse persistante, des prix des services…

Lire la suite…