Selon les PMI, la France a renoué avec la croissance en juin, pas l’Allemagne

La reprise de l’activité se confirme un peu partout à en juger par les premiers résultats des enquêtes PMI publiées ce matin. Mais la situation sur le front de la demande reste très fragile et peu porteuse, notamment à l’exportation. Cette situation entraîne de grands écarts selon les pays. Au Japon et en Allemagne, la reprise est incontestablement plus lourde qu’en France, seule économie à avoir renoué, à ce stade, avec la croissance, à en juger par le PMI composite remonté à 51,3 contre 45,8 Outre Rhin et 37,9 au Japon.

 

 

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-21 % pour le PIB français à la mode US contre seulement -4,8 % pour ce dernier ?

Fidèles aux estimations préliminaires de la Banque de France, les données du premier trimestre de l’INSEE décrivent une contraction de 5,8% du PIB français au premier trimestre de cette année ce qui représente un repli de 5,4 % sur un an. Sans surprise, la chute de la consommation privée (-6,1 %) et de l’investissement (-11,8 % dans l’ensemble) expliquent l’essentiel de ce mauvais chiffre, avec néanmoins un facteur additionnel inattendu dans la contraction de 2,4 % de la dépense publique, laquelle semble également avoir pâti de la paralysie de l’activité.

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La croissance française trébuche fin 2019 et plombe les perspectives pour 2020

Les grèves ont manifestement amputé la croissance française dans des proportions supérieures aux attentes au quatrième trimestre, expliquant une bonne part du repli de 0,1 % du PIB réel au dernier trimestre, à en juger par le détail sectoriel des données de l’INSEE. Pas sûr cependant que le rattrapage soit au RDV en ce début d’année compte-tenu de la prolongation du conflit social sur le dossier des retraites, auquel il faudra vraisemblablement ajouter les effets de l’épidémie de coronavirus sur la conjoncture mondiale. Bref, la croissance française déçoit et tel risque d’être encore le cas un moment. En moyenne, l’économie française a cru de 1,2 % en 2019, conformément à nos prévisions, elle affiche en revanche une progression nettement inférieure en glissement annuel (T4 2019/T4 2018), de seulement 0,8 %, de sorte que la base de départ pour 2020 n’est pas des plus favorables : avec un acquis de moins de 0,2 %, une croissance moyenne de 0,2 % par trimestre, identique à celle de l’année dernière, permettrait à peine d’atteindre 0,7 % de croissance en moyenne cette année…

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Les Français ont le moral mais leur porte-monnaie reste fermé !

Bien loin du creux de décembre dernier, les chiffres de confiance des ménages français publiés en début de semaine étaient particulièrement bons, avec une hausse de l’indicateur synthétique de deux points, à 106, un plus haut depuis juin 2017. Hors période électorale, un tel niveau n’avait plus été atteint depuis le début du millénaire. Toutes les composantes, à l’exception de l’opportunité d’épargne, sont ressorties au-dessus de leur moyenne de long terme et la confiance dans la baisse du chômage n’a jamais été aussi forte depuis 27 mois. On aurait tort, à en juger par les données de consommation publiées ce matin, de crier victoire trop vite. En octobre, en effet, les achats des ménages hors composantes énergie et alimentaire, n’ont augmenté que de 0,3 % après avoir chuté de 1,1 % le mois précédent ; résultat, sur un an, leur hausse n’est pas supérieure à 0,9 %, ce qui, malgré tout, est meilleur que le résultat observé sur l’ensemble de leurs dépenses, en repli de 0,2 % au cours des douze derniers mois….

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Climat des affaires en France : stand-by

Les indicateurs INSEE et Markit du climat des affaires en France sont tous deux stables en novembre, respectivement à 105 et à 52,7, des niveaux toujours plutôt corrects, notamment en comparaison de l’Allemagne. Si l’économie française résiste, elle ne montre pour l’instant aucun signe patent d’amélioration, à l’exception du secteur de l’immobilier dans lequel la baisse des taux d’intérêt semble effectivement porter ses fruits. La situation est stable dans de basses eaux dans les services tandis que les bons retours en provenance du PMI manufacturier jurent trop avec ceux de l’enquête INSEE pour ne pas inspirer la retenue. Il faudra assurément que la France fasse mieux pour que l’horizon se dégage.

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Les enquêtes nationales de l’INSEE et l’IFO, nuancent les PMI, sans infirmer le diagnostic

En septembre, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne a connu son premier rebond depuis 6 mois avec une hausse de 0,3 points pour s’établir à 94,6. De quoi remettre en question les très mauvais chiffres PMI publiés hier ? Pas vraiment : non seulement les rares rebonds observés sont insignifiants en comparaison des baisses des derniers mois, mais les perspectives continuent de se dégrader. En France, en revanche, les chiffres de l’INSEE sont somme toute corrects, avec un climat des affaires en hausse à 106 points. Les pressions sur les prix dans les services et le haut niveau des stocks industriels sont toutefois, nettement moins engageants…

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L’économie française sauve la face, sans plus, au premier trimestre

De 0,3 % en première estimation, la croissance française n’offre guère davantage qu’escompté. Hors stocks, la croissance aurait été nulle, en effet. Si la consommation des ménages se redresse de 0,4 % au premier trimestre, on gardera en tête sa maigre performance de 0,6 % sur un an glissant. L’investissement productif progresse de 0,5 % après 0,4 %, ce qui reste un rythme très ralenti par rapport au deuxième et troisième trimestres 2018 (respectivement 1,3 % et 1,7 %) et bien décevant au regard de l’évolution du climat des affaires de l’INSEE. Enfin, les exportations progressent de 0,1 % seulement et malgré la faible croissance de la demande domestique, les importations augmentent de 0,9 %, l’ensemble confisquant trois dixièmes à la croissance du trimestre. Difficile de tirer un quelconque satisfecit de ces données, sinon qu’elles auraient pu être pires…

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Industrie française : merci le Brexit !

Encore une fois, la production industrielle française a agréablement surpris en février avec une progression +0,4 % dopée par un rebond de 1,1 % de l’activité du seul secteur manufacturier. Le résultat est assurément bienvenu dans un contexte européen déprimé face auquel les indicateurs du climat des affaires français stationnent en basses eaux depuis le début de l’année. Comment l’expliquer ? C’est de l’autre côté de la Manche que se trouvent en apparence les principales raisons de ces bonnes surprises. En effet, si la préparation à un hypothétique Brexit sanctionne les Allemands, elle semble, à l’inverse, constituer un sérieux soutien à l’industrie française depuis l’été dernier et plus encore ces tout derniers mois. C’est donc, vraisemblablement entre les mains des Anglais que se trouve la suite de l’histoire de l’industrie française.

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