Quand les Américains se ruent sur les voitures d’occasion, l’inflation flambe

L’inflation américaine s’est envolée à 4,2 % l’an en avril, après 2,6 % en mars ; un plus haut depuis septembre 2008, sous le coup d’une hausse mensuelle des prix de 0,8 % et de puissants effets de base. Mauvaise surprise, l’inflation sous-jacente, s’est également emballée à 3 %, contre 1,6 % en mars. À première vue, ces résultats ne sont pas bons et certains ne manqueront pas d’y voir la concrétisation d’un environnement définitivement plus inflationniste. Les détails du rapport ne valident pas ce diagnostic, tout du moins, pas à ce stade. Au-delà de l’impact des effets de base, l’accélération de l’inflation tient, en effet, à quasiment un seul phénomène : l’envolée des prix des véhicules d’occasion de 10 % entre mars et avril, qui explique à elle seule le tiers de la hausse de l’inflation du mois d’avril.

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La vaccination fait toute la différence sur le moral des ménages

La sortie de la crise sanitaire est déjà largement entamée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, sur fond d’une campagne de vaccination intensive, et le sentiment des consommateurs rebondit dans la foulée. La France ou l’Allemagne, qui, faute de la même rapidité, continuent de moduler les restrictions au gré des évolutions de l’épidémie de Covid, affichent quant à elles des niveaux de confiance toujours franchement médiocres. La réouverture s’y fait attendre, tout comme l’optimisme, et in fine la reprise économique.

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Réouverture de l’économie américaine : ça décoiffe, sauf pour les taux… 

L’efficacité des chèques gouvernementaux pour doper la consommation n’est plus à prouver et, complétée de l’allègement des contraintes sanitaires, elle donne des résultats détonants : en mars, les ventes au détail ont bondi de 9,8 % aux Etats-Unis. S’il y a un domaine où le rattrapage post-Covid semble bel et bien se profiler c’est donc celui-ci, pour lequel la moyenne sur douze mois des ventes en volume a quasiment renoué avec sa tendance d’avant crise.

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Inflation américaine, merci pétrole, tant pis pour les ménages !

L’inflation américaine a atteint 2,6 % en mars, majoritairement du fait des effets de base pétroliers auxquels s’est ajoutée une nouvelle hausse mensuelle des prix de l’essence de plus de 9 % le mois dernier. Entre février et mars, l’indice des prix enregistre ainsi une progression de 0,6 %. Hors alimentation et énergie, la hausse n’est plus que de 0,3 % après 0,1 % ce qui correspond à une remontée de l’inflation sous-jacente annuelle à 1,6 % après 1,3 %. Dans le détail cependant, bien peu de mouvements significatifs. Les accélérations de prix restent limitées à quelques rares cas, principalement les automobiles d’occasion, l’électro-ménager, l’assurance transport et très légèrement, les loyers. La hausse des prix à la consommation est, par ailleurs, très inférieure à celle des prix à la production dont la progression a atteint 4,2 % l’an en mars. Les entreprises semblent dans leur grande majorité avoir des difficultés à répercuter l’envolée de leurs coûts sur leurs prix de vente quand la part des services dont l’inflation excède 2 % l’an conserve un très bas niveau, en-deçà de 65 % où elle était tombée le mois dernier. À ce stade, l’ensemble n’inspire toujours rien d’inflationniste.

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Le rapport sur l’emploi américain balaie les efforts de J. Powell

Un mois de créations d’emplois au rythme de la reprise et les efforts du président de la Fed pour contenir les hausses de taux sont balayés. L’économie américaine a créé 916 000 créations de postes en mars, une progression mensuelle de 0,6 %, suffisante pour mettre le feu aux poudres. Le rapport de mars est néanmoins de bonne facture ; meilleur que les précédents, avec des créations de postes quasi-généralisées. Les marchés de taux actent cette bonne nouvelle avec une envolée du rendement des T-Notes à 2 ans à 0,19 %, un plus haut depuis juin 2020. Le risque d’une embardée se précise indiscutablement. La probabilité d’une hausse des taux directeurs d’ici la fin de l’année, escomptée à 10 % risque fort d’augmenter dans un contexte où les impacts combinés des effets de base statistiques, de la réouverture de l’économie et des mesures budgétaires vont se bousculer au portillon.

 

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Biden redonne le moral aux classes moyennes et aux jeunes américains

A peine plus de cent jours et déjà la marque de la nouvelle équipe au pouvoir aux Etats-Unis ressort d’un certain nombre d’enquêtes. L’indicateur de confiance des ménages américains du Conference Board a fortement rebondi en mars, signe tout à la fois d’une détente des restrictions sanitaires, vraisemblablement suivie d’une amélioration perceptible du marché de l’emploi, et de la bonne réception des mesures du plan de soutien gouvernemental. Sans aucun doute, ce rebond de l’indicateur signale-t-il un sursaut des dépenses dont témoigneront sans tarder les statistiques de consommation et, plus largement, d’activité. Au-delà de cet effet immédiat se dessine peut-être un mouvement plus intéressant pour l’avenir, celui d’un regain de confiance particulièrement marqué des Américains dont les revenus s’échelonnent entre 25 000 et 75 000 dollars par an, pas les moins bien ni les mieux lotis mais, précisément, « l’Américain moyen ».

 

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Coup de froid pour l’économie américaine

La production industrielle américaine a subi en février sa première véritable contraction depuis avril 2020, en repli de 2,2 % sur un mois et de 4,2 % sur un an. Sa composante manufacturière baisse, elle, de 3,1 % et retombe aux niveaux d’octobre dernier ; pas franchement en ligne avec les messages renvoyés par les ISM ou autre PMI manufacturiers… Dans le même temps, les ventes de détail reculent de 3 %, après néanmoins une forte révision à la hausse des données de janvier, à 8,7 % contre 6 % initialement publié. Le communiqué de la Fed justifie, en partie, le repli de la production industrielle par les mauvaises conditions climatiques, une raison que l’on peut également appliquer aux données du commerce. La rudesse de l’hiver n’explique cependant pas tout et la langueur du rétablissement industriel interpelle. Alors que les chèques du plan Biden arrivent dans la poche des Américains, sans doute ces mauvais chiffres ne retiendront-ils pas davantage l’attention des marchés, tandis que la FED pourrait s’en servir pour gagner un peu de temps. Pendant ce temps, les prix à la production progressent encore, en hausse de 2,8 % sur un an, avant même que les effets de base ne fassent exploser les données en glissement annuel d’ici peu : les taux à dix ans marquent le coup et remontent à 1,62 % tandis que les 30 ans flirtent les 2,40 %…

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Inflation américaine : les effets pétroliers pointent le bout de leur nez

L’indice des prix à la consommation américain ressort en hausse de 1,7 % sur un an en février, après 1,4 % en janvier. L’inflation énergétique affiche quant à elle sa première variation positive depuis un an, de +2,4 %, et contribue à hauteur de 0,15 point à l’inflation totale, contre -0,25 point en janvier. Voilà qui fait plus qu’expliquer l’accélération constatée sur le deuxième mois de l’année.

Hors énergie et alimentation, l’indice d’inflation affiche une hausse sur un an de 1,3 %, après 1,4 % le mois dernier. Le ralentissement des prix des biens explique ce léger repli. La flambée des prix des véhicules d’occasion, principale cause de l’accélération des prix des biens hors énergie du second semestre, perd de sa vigueur ; leur hausse annuelle retombe à 9,3 % après 10 %. Quant aux prix des services, ils sont globalement stables, à +1,3 % en glissement annuel, avec toujours une très faible hausse mensuelle des loyers (0,1 %) dont la progression annuelle tombe davantage, à 1,5 % un plus bas depuis 2011.

Les prix de l’alimentation remontent de 0,2 % en février ce qui permet à leur évolution annuelle de ralentir très légèrement à +3,6 %.

 

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