BMG janvier 2020 – L’amélioration résiste pour l’instant…

Notre Baromètre Macroéconomique Global du mois de janvier 2020 témoigne d’une amélioration progressivement plus profonde de la situation conjoncturelle, quand bien même difficilement interprétable compte-tenu de l’incertitude liée à l’impact à venir de l’épidémie de coronavirus que les indicateurs du mois écoulé ne reflètent pas encore.
En janvier, notre BMG se maintient en zone neutre, légèrement positive, à +0,2 après +0,1 (1ère estimation à 0) pour le deuxième mois consécutif, une première depuis 20 mois. Les momenta du climat des affaires et de la consommation progressent à nouveau tandis que celui des exportations se tasse et que les difficultés persistent sur le front de l’investissement. L’indicateur d’inflation retombe en zone légèrement négative, à -0,4 après 0,3 du fait d’un net repli en Chine et en UEM.

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La hausse des prix alimentaires malmène le monde émergent

Difficile de trouver de quelconques signes d’un regain d’inflation dans les économies développées. Si la disparition de la contribution négative de l’énergie à l’inflation annuelle fait mécaniquement remonter le rythme de hausse des prix, les sous-jacents évoluent peu. En zone euro, l’inflation totale est remontée de 1 % à 1,3 % entre novembre et décembre tandis que l’inflation sous-jacente s’est stabilisée à 1,3 %. Aux États-Unis, où l’inflation annuelle s’est accélérée de 2,1 % à 2,3 %, la hausse des prix hors alimentation et énergie a, quant à elle, reflué de 1,6 % à 1,5 % et à moins de 1 % hors loyers et assurances santé, les deux principales sources de hausses des prix sous-jacents. Au-delà des effets de base annuels liés aux prix de l’énergie, la situation semble peu amenée à changer à brève échéance. Un certain nombre de déterminants cycliques subissent, en effet, le contrecoup du tassement récent de la conjoncture tandis que les perspectives de prix futurs des ménages sont stables, voire en léger repli de part et d’autre de l’Atlantique.

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BMG décembre 2019 – Encore un effort…

Notre indicateur d’activité global oscille toujours en zone neutre, à 0 après -0,2 en novembre (première est. à -0,1). Le momentum du climat des affaires est inchangé, légèrement positif, celui de la consommation revient à zéro et l’investissement reste très déprimé. L’amélioration du côté des exportations persiste, en revanche, portée par une embellie générale, Japon excepté. Notre indicateur d’inflation stagne à -0,1 avec la seule Chine en territoire positif.

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Baromètre inflation: Parce qu’il n’est pire eau que celle qui dort…

Nous initions ce mois-ci une nouvelle publication consacrée à l’inflation et au suivi des indicateurs les plus influents sur les mécanismes de la formation des prix.

Cette publication mensuelle s’organise autour de quatre parties :
– Un zoom thématique d’une page qui adressera chaque mois un point spécifique de l’environnement de prix, consacré ce mois-ci à la relation entre la durée du cycle et l’inflation aux États-Unis (page 2).
– Un outil de veille, sous la forme d’un moniteur des indicateurs les plus pertinents en matière d’analyse et d’anticipation de l’inflation, pour l’instant centré sur les États-Unis et la zone euro. Cet instrument manque singulièrement d’intérêt dans le contexte enprésence d’inertie exceptionnelle de l’inflation mais devrait trouver toute son utilité en cas de modification de l’environnement (page 3).
– Trois planches graphiques résumant les principales tendances des prix et les principaux déterminants de l’inflation cyclique et des anticipations d’inflation
– Nos prévisions d’inflation, lesquelles seront ajustées chaque mois en fonction des informations nouvelles et mises à jour chaque trimestre de manière plus approfondie.

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BMG novembre 2019 – Les Etats-Unis plombent notre baromètre

Notre indicateur de momentum d’activité internationale est figé en zone neutre, en repli de 0,1 en octobre (0 selon la première estimation) à -0,1, soutenu par une amélioration du climat des affaires mais contrarié par un retour de la consommation en territoire négatif et une nouvelle dégradation de l’investissement. Après de fortes baisses à l’automne notre indicateur d’inflation revient en territoire neutre .

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BMG octobre 2019 – L’activité se stabilise, l’inflation rechute brutalement

Notre indicateur de momentum global d’activité s’extirpe de la zone négative pour la première fois en seize mois, à 0 en octobre, après une forte révision à la hausse en septembre, de -0.5 à -0.1. Le rebond de la consommation au Japon, du mieux du côté du climat des affaires en zone euro et le redressement des exportations américaines expliquent ce résultat malgré une déprime persistante sur le front de l’investissement. Notre indicateur d’inflation replonge lui à -1,2, un plus bas depuis 2012!

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BMG Août 2019 – Pfff… !

Notre indicateur de momentum global de l’activité stationne en zone neutre/négative, à -0,2 en août. Si l’amélioration du contexte à l’exportation notée en juillet se confirme, c’est bien le seul front sur lequel les tendances se maintiennent en zone positive. Le léger mieux du côté des consommateurs n’a pas tenu en effet et les tendances de l’investissement restent plombées. De leurs côté, les pressions à la baisse des prix s’intensifient à nouveau.

*Nous modifions ce mois-ci notre méthodologie, nos indicateurs étant dorénavant normalisés sur 3 ans. Voir ici pour les détails et incidences.

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Nécessaire ajustement de la méthodologie de notre baromètre (BMG)

Lors de la création de notre indicateur de momentum sur la conjoncture internationale en 2016, nous avions adopté une méthode assez classique de « normalisation » de ses composantes dont le principal objectif est de faire ressortir les inflexions. Une durée de 24 mois glissants, normalement suffisante pour traquer les changements de tendance dans une optique conjoncturelle, avait alors été privilégiée pour cet ajustement statistique. Après dix-huit mois de détérioration quasi-ininterrompue de la plupart des indicateurs sous revue, notre méthode perd de sa pertinence. La raison en est simple : si les composantes de notre indicateur baissent au même rythme qu’elles l’ont fait en moyenne depuis 24 mois, notre baromètre revient, par construction, à zéro. Ce résultat n’est naturellement pas satisfaisant. Face à une période particulièrement longue de détérioration de la conjoncture mondiale, la normalisation sur 24 mois devient obsolète. Il nous faut donc en changer, ce à quoi nous procédons à partir de ce mois-ci pour passer à une normalisation sur 36 mois, avec, de facto, quelques incidences sur nos résultats.

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