La FED parviendra-t-elle à baisser ses taux avant la présidentielle américaine ?

La question se pose avec de moins en moins de détours au vu de la tournure de la conjoncture américaine, quand bien même peu l’abordent, encore, aussi directement ; les marchés s’accrochent irrésistiblement à la perspective d’une détente monétaire et les économistes, dont nous sommes, rechignent dans leur majorité à leur montrer une voie radicalement différente, malgré la multiplication d’éléments contrariants depuis le début de l’année : rapport sur l’emploi, salaires, inflation, bourses…

Sans doute, la brutalité du changement de contexte explique-t-elle, en partie, cette réticence. Il n’est pas si facile d’abandonner ce qui a façonné les esprits depuis plus d’un an, surtout si la Fed elle-même, y semble très attachée et si le seul fait de ne plus pouvoir envisager de pivot pourrait créer une telle onde de choc sur les marchés que les anticipations de baisses des taux pourraient, illico, réapparaître…

L’affaire n’est assurément pas simple. Banques centrales et économistes tâtonnent mais reconnaissons que rien ne justifie plus de considérer qu’un scénario de baisse des Fed Funds s’imposera naturellement, ni au premier semestre ni, si cela se vérifie, probablement, au second. En l’absence de changement radical de la conjoncture et du contexte financier, les chances que la Fed baisse ses taux d’ici à l’élection présidentielle du mois de novembre deviennent, donc, de plus en plus faibles.

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Des données suffisamment mauvaises pour la Fed ? pas sûr

L’arrogante bonne santé de l’économie américaine, en comparaison des autres pays industrialisés, a fini par refermer la porte à une possible baisse imminente des Fed Funds et, par là même, à la perspective d’une détente monétaire dans les autres pays développés. On pourrait dès lors se réjouir des mauvaises données de cet après-midi. Les ventes de détail à prix courants ont reflué de 0,8 % en janvier après une hausse de 0,4 % en décembre (révisée en baisse), quand la production manufacturière s’est contractée de 0,5 %, après une hausse de 0,1 %.
De quoi faire baisser légèrement les taux américains à 2 ans, avant que ces derniers ne regagnent le terrain perdu après la publication des données du NAHB. En effet, il semble que le climat très froid de janvier ait une certaine responsabilité dans ces mauvais résultats, comme le reconnaît explicitement le rapport accompagnant la publication de la production manufacturière. Les premiers climats des affaires de février, eux, regagnent du terrain.

 

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Le Japon et le Royaume-Uni en récession aident à stabiliser les taux futurs…

En fin d’année 2023, le PIB du Japon a affiché son second trimestre de baisse, de 0,1 % après déjà 0,8 % au troisième trimestre. Le PIB britannique s’est, quant à lui, contracté de 0,3 % après 0,1 %. L’Allemagne n’est donc plus seule en récession et la fin d’année dernière aura été difficile, de fait, pour une large partie du monde développé, à l’exception des Etats-Unis. De quoi aider à digérer les données américaines les plus récentes ? Après l’embardée provoquée par le rapport sur l’inflation américaine en début de semaine, les taux longs refluent partout et les anticipations de baisse des taux retrouvent un peu d’allant, tout au moins en Europe. La BoE pourrait-elle aider la BCE à passer le cap ?

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R.A.S. sur l’inflation britannique de janvier #cpi #uk #britannique #boe #inflation #conjoncture

L’inflation britannique stagne depuis novembre : 4 % pour l’inflation totale en janvier, 5,1 % pour le sous-jacent. Un dixième de gagné par rapport à décembre pour l’inflation dans les services (6,1 %), un dixième de perdu pour les biens (1,8 %).

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Les perspectives de baisses de taux fauchées par le CPI américain

En janvier, le CPI américain a augmenté de 0,3 % par rapport à décembre tandis que sa composante sous-jacente a affiché une hausse de 0,4 %, la plus forte depuis mai et un rythme deux fois plus élevé à celui requis pour renouer avec une inflation annuelle conforme à l’objectif de 2 % de la Fed.
Pour l’heure, l’inflation mesurée en glissement annuel bénéficie encore d’effets de base baissiers : elle est, ainsi, retombée à 3,1 % après 3,4 % en décembre. Malgré cela, l’inflation sous-jacente n’a pas évolué et piétine autour de 3,9 % depuis octobre. Or, ces effets de base disparaîtront vers mai/juin, de sorte que la poursuite de hausse des prix au rythme de ces trois derniers mois ferait remonter le taux d’inflation, au moment même où les marchés envisagent la première baisse des Fed Funds. On comprend mieux la réaction très négative à la publication des données du jour qui mettent à l’évidence en péril l’hypothèse d’un possible pivot de la Fed d’ici l’été.

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Deutsche qualität, wo bist du ?…

… Ou, le manque stupéfiant de vision stratégique des Européens.

La menace d’une dépendance excessive de l’Allemagne aux exportations d’une industrie trop gourmande en énergie et en main d’œuvre, amenée à être dépassée par ses concurrents en développement, par le progrès technologique et par la démondialisation annoncée, n’a guère été prise au sérieux en Europe. Convaincus que les succès passés de l’industrie allemande indiquaient la voie de la réussite, les Européens ont plus souvent vanté les mérites de l’exemple allemand que l’inverse. Il fallait, pourtant, une bonne dose de naïveté pour penser que le modèle survivrait sur le long terme. Car, si l’industrie allemande a su tirer un grand parti de l’ouverture des frontières, le miracle s’est éteint dès les premiers temps de la raréfaction des échanges mondiaux, avec un coup d’arrêt à la croissance de la productivité industrielle, il y a, déjà, plus de dix ans.

Depuis, quand bien même la croissance du PIB allemand a plutôt mieux résisté que dans les autres pays à la politique de déflation compétitive imposée aux pays de la zone euro pour suivre le bon exemple, l’industrie manufacturière outre-Rhin n’a plus fait grand-chose, en effet. Une fois les déboires de la crise de 2008 épongés, la production n’a que ponctuellement été supportée par le surcroît de demande américain des lendemains de l’ouragan Harvey de 2017, avant de fléchir puis de crouler sous le double choc du covid puis de la crise énergétique de 2022. En décembre 2023, l’indice de production manufacturière était inférieur de 15 % à son record de 2017, de retour sur ses niveaux de 17 ans en arrière. L’heure de gloire du modèle allemand et, avec elle, l’ossature de la stratégie économique européenne, avait, alors, définitivement sonné. Quels sont donc les maux de l’industrie allemande et qu’envisager pour sortir de ce faux pas ?

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+12pb ce matin : les taux à 2 ans saluent la chute de 1,5% de la production allemande !

Le PIB allemand a reflué de 0,1 % en moyenne en 2023, en raison d’une chute de 0,3 % au dernier trimestre et malgré une révision à la hausse du début d’année. Du côté de l’industrie, secteur moteur de l’économie, la production manufacturière a enregistré huit mois de baisse sur les douze de l’année écoulée pour terminer l’année sur une contraction trimestrielle de 2,2 %. En décembre, l’activité manufacturière s’est repliée de 1,5 % après, déjà, une baisse de 0,4 % en novembre. Sur 12 mois, la chute se chiffre à quasiment 4 %, bien au-delà du recul moyen sur l’ensemble de l’année, de 0,8 %. L’industrie allemande ne va décidément pas bien et surtout pas mieux, contrairement à ce que nous disent les directeurs d’achats.
Le léger rebond automobile en toute fin d’année risque de s’avérer particulièrement précaire au vu des niveaux de commandes adressées au secteur et des données préliminaires de janvier. Plus généralement, les commandes à l’industrie ont été sauvées, en décembre, par les ordres exceptionnels. Hors ces derniers, leur évolution est une nouvelle fois en retrait de 2,2 %. Si l’on ajoute à cela la récession du secteur de la construction, le momentum de l’économie allemande n’est, assurément, pas bon.
Malgré cet environnement de plus en plus préoccupant, la BCE freine encore des quatre fers pour ajuster sa politique monétaire. C’est un sujet !

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Cacophonie

Notre BMG persiste en zone neutre pour le cinquième mois consécutif, à 0, comme au mois de décembre, révisé en baisse de deux dixièmes. Dans le détail, le momentum du climat des affaires progresse nettement, dans toutes les régions. A contrario, les choses continuent de se dégrader du côté de l’investissement et, plus marginalement, de la consommation.Tandis que la Chine regagne un peu de terrain, les Etats-Unis, qui avaient tiré notre BMG fin 2023, sont les plus lésés en janvier. Notre baromètre de l’inflation regagne un dixième, à -0,6.

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