Lagarde : si l’inflation baisse nous serons rassurés…

… Mais encore ? Pas grand-chose à retirer de la conférence de presse de la présidente de la BCE ni du communiqué officiel. Tous les sujets, ou à peu près, ont été évoqués, sans offrir néanmoins de guide sur ce qu’a en tête l’Institution, dont on retiendra les principaux points suivants :
– La BCE n’a pas encore les garanties suffisantes de parvenir à son objectif d’inflation pour envisager de réduire le degré de contrainte monétaire. Ce dernier, rappelons-le, ne dépend pas uniquement de ses taux d’intérêt mais de leur écart à l’inflation, autrement dit, des taux d’intérêt réels, ce qui explique qu’elle ait pu baiser d’un quart de point le taux repo en juin tout en maintenant le même degré de restriction. Vu sous cet angle, il faudrait au moins une baisse du taux d’inflation d’un quart de point pour que la BCE procède à un ajustement équivalent de son taux directeur en conservant le même degré de contrainte monétaire.

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Inflation à 2 % mais pas de place pour des baisses de taux au Royaume-Uni

Pour le deuxième mois consécutif, l’inflation britannique s’est établie à 2 %  en juin, une exception parmi les pays occidentaux, qui devrait être couronnée d’un certain satisfécit de la part de la Banque d’Angleterre. L’histoire se révèle néanmoins plus compliquée. En premier lieu parce que l’inflation sous-jacente s’est également maintenue mais à 3,5 %, loin de l’objectif de la BoE, et reste entretenue par évolutions de prix très soutenues dans bon nombre de secteurs-clés de la vie économique. Par ailleurs, la croissance se reprend et le programme du nouveau gouvernement, sans être révolutionnaire, va plutôt dans le sens d’un soutien au pouvoir d’achat et de hausses des minimas salariaux qui interrogent sur les tendances à venir d’une inflation salariale toujours élevée que les pertes de productivité ne permettent assurément pas d’absorber. Malgré la hausse persistante du taux de chômage et une inflation à 2 %, le temps n’est, a priori, pas encore celui des baisses de taux.

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La BCE contrainte de lever le pied face aux disparités intra-UEM #uem #bce #inflation #taux #lagarde #conjoncture #uem20

C. Lagarde l’avait déjà sous-entendu et l’a confirmé à Sintra, la BCE n’a pas l’intention de baisser ses taux directeurs une deuxième fois d’affilée, après son premier mouvement début juin. Cela n’empêche pas la plupart des économistes d’anticiper un nouveau pas en septembre, comme pour la Fed. Pas sûr que Mme Lagarde ait l’intention de conforter ces anticipations, au vu de l’insuffisance des résultats récents en matière de désinflation, lesquels souffrent d’importantes disparités intra-régionales. Sa communication pourrait dès lors décevoir, au grand dam des pays où l’inflation s’est normalisée, qui auraient souvent le plus besoin d’un ajustement monétaire.

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Aux Etats-Unis, la consommation tient, l’auto et l’immobilier, beaucoup moins

En juin, les ventes de détail américaines sont ressorties stables, à prix courants, après une hausse de 0,3 % en mai. En soi, cette stagnation n’est pas fondamentalement une mauvaise nouvelle. Ces données sont supérieures au consensus et n’empêchent pas une hausse trimestrielle de 0,6 %, après un repli de 0,2 % au premier trimestre. Déflatées du prix des biens, pour approcher la consommation en termes réels, elles ont augmenté de 0,3 % sur un mois et de 0,5 % sur l’ensemble du trimestre. La plupart des secteurs ont, d’ailleurs, affiché une évolution positive, voire très positive pour le commerce à distance (+1,9 % à prix courants) ou le matériel de construction (+1,4 %).

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Les jours fériés ont plombé la production en mai

En mai, la production industrielle s’est contractée de 2,5 % en Allemagne et de 2,1 % en France, quand leurs composantes manufacturières, ont baissé de respectivement 2,9 % et 2,7 %. En tant que telles, ces données ne sont pas loin d’être catastrophiques, après plus de trois ans de stagnation et, toujours, un retard important par rapport à la fin de la décennie passée. L’INSEE, dans la note de ce matin précise qu’une partie, au moins, de cette baisse, s’explique par le fait que le 10 mai, jour «de pont » pour de nombreux français, reste considéré comme ouvré pour la comptabilité nationale ; de quoi nuancer le très mauvais effet d’annonce de ces statistiques, y compris, sans doute, pour l’Allemagne. On prendrait, néanmoins, plus facilement ces explications pour argent comptant si les indicateurs avancés de climat des affaires des deux pays et les commandes allemandes n’étaient pas aussi mal orientés. Difficile, en effet, d’imaginer que juin compense l’intégratlité des pertes d’un mois, même largement chômé, au vu de ces derniers élements… Il faut, dès lors, espérer que les activités de services aient dignement compensé ces pertes industrielles pour en éponger l’impact sur la croissance du PIB du deuxième trimestre.

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Les commandes à l’industrie allemande poursuivent leur effondrement

Cinquième recul consécutif, de 1,6% en mai et nouveau point bas post-covid pour les ordres à l’industrie allemande : presque 10 % de retard par rapport à 2019. Certes, les commandes « majeures », probablement dans les matériels de transport, expliquent une part de cette baisse, mais les ordres hors exceptionnels ont suivi, au cours des derniers mois, une trajectoire très similaire. En bref, les retours sont de plus en plus préoccupants.

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L’économie américaine perd de l’altitude, la Fed devrait suivre sous peu

En juin, l’indice ISM du climat des affaires a reflué de cinq points, à 48,8, un niveau qui, depuis 25 ans, n’a jamais été constaté hors période de récession. Cette publication fait suite à une litanie de données rarement bonnes, parfois passables et souvent très dégradées…

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BMG juin 2024 – La conjoncture mondiale trébuche

Dans l’épaisseur de la zone neutre ces dix derniers mois, notre BMG flirte avec la frontière négative, à -0,2 depuis le mois de mai, comme la plupart de ses composantes, à l’exception de l’investissement qui bascule en terrain franchement négatif et du commerce extérieur, en territoire encore légèrement positif. La zone euro subit une brutale détérioration sur chacun des indicateurs domestiques, la Chine vivote, toujours très affaiblie. Aux Etats-unis, la consommation piétine en territoire négatif. Le baromètre d’inflation perd un peu plus de terrain, à -0,5.

 

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