C. Lagarde : en guise de chouette, une vraie colombe…

Sagesse, perspicacité, déesse des Arts et de la Sagesse, défense, intelligence, commandement… Autant d’adjectifs associés au nom de chouette sur Wikipédia. Quel que soit celui que cherche à nous renvoyer Mme Lagarde en choisissant ce symbole, c’est avant tout par une posture très colombe qu’elle marque sa première communication de 2020.

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La hausse des prix alimentaires malmène le monde émergent

Difficile de trouver de quelconques signes d’un regain d’inflation dans les économies développées. Si la disparition de la contribution négative de l’énergie à l’inflation annuelle fait mécaniquement remonter le rythme de hausse des prix, les sous-jacents évoluent peu. En zone euro, l’inflation totale est remontée de 1 % à 1,3 % entre novembre et décembre tandis que l’inflation sous-jacente s’est stabilisée à 1,3 %. Aux États-Unis, où l’inflation annuelle s’est accélérée de 2,1 % à 2,3 %, la hausse des prix hors alimentation et énergie a, quant à elle, reflué de 1,6 % à 1,5 % et à moins de 1 % hors loyers et assurances santé, les deux principales sources de hausses des prix sous-jacents. Au-delà des effets de base annuels liés aux prix de l’énergie, la situation semble peu amenée à changer à brève échéance. Un certain nombre de déterminants cycliques subissent, en effet, le contrecoup du tassement récent de la conjoncture tandis que les perspectives de prix futurs des ménages sont stables, voire en léger repli de part et d’autre de l’Atlantique.

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BMG décembre 2019 – Encore un effort…

Notre indicateur d’activité global oscille toujours en zone neutre, à 0 après -0,2 en novembre (première est. à -0,1). Le momentum du climat des affaires est inchangé, légèrement positif, celui de la consommation revient à zéro et l’investissement reste très déprimé. L’amélioration du côté des exportations persiste, en revanche, portée par une embellie générale, Japon excepté. Notre indicateur d’inflation stagne à -0,1 avec la seule Chine en territoire positif.

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Baromètre inflation: Parce qu’il n’est pire eau que celle qui dort…

Nous initions ce mois-ci une nouvelle publication consacrée à l’inflation et au suivi des indicateurs les plus influents sur les mécanismes de la formation des prix.

Cette publication mensuelle s’organise autour de quatre parties :
– Un zoom thématique d’une page qui adressera chaque mois un point spécifique de l’environnement de prix, consacré ce mois-ci à la relation entre la durée du cycle et l’inflation aux États-Unis (page 2).
– Un outil de veille, sous la forme d’un moniteur des indicateurs les plus pertinents en matière d’analyse et d’anticipation de l’inflation, pour l’instant centré sur les États-Unis et la zone euro. Cet instrument manque singulièrement d’intérêt dans le contexte enprésence d’inertie exceptionnelle de l’inflation mais devrait trouver toute son utilité en cas de modification de l’environnement (page 3).
– Trois planches graphiques résumant les principales tendances des prix et les principaux déterminants de l’inflation cyclique et des anticipations d’inflation
– Nos prévisions d’inflation, lesquelles seront ajustées chaque mois en fonction des informations nouvelles et mises à jour chaque trimestre de manière plus approfondie.

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Les PMI moins confiants que les marchés

Si la meilleure tenue des PMI mondiaux en novembre a catalysé les espoirs de reprise de l’activité industrielle internationale, la livraison de décembre devrait inciter à la retenue. Quand bien même les mouvements ne sont pas suffisamment importants pour préoccuper outre mesure, ils ne sont assurément pas dans la bonne direction, avec des replis des indices manufacturiers dans chacun des pays pour lesquels les résultats ont été diffusés aujourd’hui : Japon, Australie, France, Allemagne, Royaume-Uni et Etats-Unis, quand bien même il serait plus approprié de parler de stabilisation dans ce dernier cas.

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Indicateurs mitigés en Chine ce matin

Les statistiques mensuelles du mois de novembre confirment un léger mieux du côté de la production avec une progression annuelle de 6,2 % au lieu de 4,7 % en octobre. Ces résultats, en phase avec l’amélioration des PMI selon la Fédération Chinoise de la Logistique et des Achats (CFLP), ont cependant été contrariés par le nouveau ralentissement de la production d’électricité (6,2 % contre 7,5 % il y a deux mois) et la stagnation à faible niveau de la croissance des investissement fixes, à 5,2 %.

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Les bourses, le pétrole et les taux dans les starting-blocks après la pluie de bonnes nouvelles

Nous y voilà, enfin ; le Brexit se précise et Chine et États-Unis auraient trouvé un compromis pour échapper à la hausse des droits de douanes américains à partir de dimanche. Après avoir monopolisé l’attention tout au long de l’année écoulée, les deux principaux sujets d’inquiétude pourraient donc être mis de côté. Le Royaume-Uni devrait, en effet, sortir de l’UE le 31 janvier et entamer des négociations sans doute compliquées avec l’UE mais le risque de prolongation de la période d’incertitude politique, voire d’un éventuel nouveau référendum, est évacué. Côté américain, nul ne croit véritablement à la fin de la guerre commerciale mais les développements de ces derniers jours semblent confirmer que D. Trump ne veut pas polluer sa campagne électorale avec ce sujet de préoccupation pour les ménages et entreprises américaines. Exit donc, le risque d’escalade commerciale d’ici novembre 2020. Les bourses saluent comme il se doit ces bonnes nouvelles et les marchés dans leur ensemble sont tentés de porter aux nues le scénario de reflation qui va implicitement de pair… et sans lequel le boom des actions de ces dernières semaines restait fondamentalement bancal.

Sauf pirouette de dernier moment de D. Trump, la voie semble toute tracée pour une embardée des cours du pétrole comme, probablement, de la plupart des matières premières et, simultanément, une envolée des taux d’intérêt futurs…. Reste à savoir si la situation économique répondra favorablement à ces attentes. C’est tout l’enjeu du scénario 2020, qui divise la communauté des économistes des marchés, à savoir : l’amorce d’une reprise durable ou un faux départ de fin de cycle ? De la réponse à cette question dépendra la capacité à absorber des hausses de prix des matières premières et des taux d’intérêt que pourrait provoquer l’élimination des deux principales sources d’inquiétude.

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J. Powell dope les anticipations de baisse des taux, fait bondir l’euro, le yen et l’or…

La FED semble être passée d’une posture du « wait & see » à celle du « WAIT, WAIT, WAIT » ! Selon le scénario médian privilégié par le FOMC, les taux directeurs conserveraient leur niveau actuel de 1,6 % jusqu’en décembre de l’année prochaine, avant de monter d’un quart de point en 2021 et encore d’un quart de point en 2022, afin de terminer leur course à 2,1 % dans trois ans ! En d’autres termes, la FED ne voit plus de risque d’inflation. En dépit de perspectives de maintien du taux de chômage autour de ses niveaux présents, dans une fourchette de 3,5 % à 3,7 % d’ici fin 2022, sa prévision d’inflation reste inchangée, à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2021 et 2022. Dans de telles conditions, pas de place pour des hausses de ses taux directeurs dont la projection a été revue en baisse de 2,4 % à 2,1 % d’ici fin 2022 par rapport aux projections de septembre.

 

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