En juin, l’inflation avait unanimement surpris par la faiblesse des hausses des prix consécutive au blocage du détroit d’Ormuz, que ce soit en zone euro, au Japon, Etats-Unis, voire même dans bon nombre de pays émergents. Il en était résulté une détente des anticipations de hausses de taux, consolidée dans le courant de l’été par un relatif apaisement du discours des banquiers centraux et une révision à la baisse des perspectives d’inflation du consensus, malgré la nouvelle flambée des cours du pétrole à partir de la mi-août. Les données du mois d’août ont plutôt conforté le récit, avec, dans la plupart des cas, de bons résultats en matière d’inflation sous-jacente, comme encore illustré mercredi par les détails du PCE américain.
Les données préliminaires d’inflation du mois de septembre des principaux pays de la zone euro ont été les premières à mettre à mal cette perception en début de semaine. Les statistiques de ce matin pour l’ensemble de l’union monétaire le confirment avec une inflation de 3,8 %, 0,6 point de plus qu’en d’août et une légère accélération de l’inflation sous-jacente, de 2,4 % à 2,5 %. Les données du Japon publiées dans la nuit ne disent pas autre chose, avec cette fois une accélération de l’indice sous-jacent de la région de Tokyo de 1,4% à 2,9% entre août et septembre. Ca fait beaucoup pour un pays qui a réussi à maintenir son nflation énergétique en territoire négatif jusqu’en août…







