L’économie américaine engloutie

Le tableau que renvoie l’économie américaine est chaque jour un peu plus apocalyptique. Alors que l’épidémie de coronavirus poursuit sa course folle, les indicateurs économiques tombent tour à tour comme des pierres, FED et Administration adoptent quasi-quotidiennement de nouvelles mesures de sauvetage dont nul ne sait plus dire à quoi elles mèneront, si elles peuvent être d’une quelconque efficacité ou risquent de se révéler contre-productives tandis que, sur les marchés financiers, se succèdent les ondes de choc : bourse, pétrole, banques, obligations d’entreprises, bons du trésor, marché hypothécaire… Emporté par la maladie, le château de cartes de la première économie mondiale n’a pas eu le temps de vaciller qu’il semble déjà sur le point d’être englouti.

 

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Emploi américain : mars sauve les meubles selon l’ADP

Les chiffres sur l’emploi privé américain du mois de mars publiés par l’ADP donnent une première idée de l’impact du coronavirus sur l’activité.
A ce stade, le scénario du pire est évité : l’économie américaine aurait supprimé 27K emplois privés au cours du mois de mars, moins que redouté par le consensus des économistes qui faisait état de pertes de 150K. Ces données ne préjugent pas de ce que donnera le rapport mensuel de vendredi ni des tendances à venir mais nous donnent un certain nombre d’autres précisions importantes :

  • Les pertes d’emploi seraient concentrées dans le transport et la construction
  • L’emploi des PME baisse beaucoup plus fortement, de 90K, les plus petites concentrant le plus gros des pertes (66K)
  • Parmi celles-ci les activités de services sont les plus grandes victimes avec 77K destructions d’emploi

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Energie et services font dévisser l’inflation en zone euro en mars

La question des conséquences sur les prix de la crise du coronavirus est loin d’être tranchée : effets d’offre, inflationnistes, ou de demande, déflationnistes ? En mars, du moins, ces derniers semblent l’emporter, avec la chute, attendue, des prix de l’énergie dans la foulée de ceux du pétrole mais aussi une nette décélération de l’inflation dans les services. La hausse des prix alimentaires accélère quelque peu sans toutefois signaler un quelconque dérapage. Au total, l’inflation se replie d’un demi-point en mars, une tendance vraisemblablement amenée à se poursuivre notamment sous le coup des pressions à la baisse sur les prix des services.

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PMI : à ce rythme, la Chine ne récupérera sa production d’avant crise qu’en décembre

Attention à ne pas mésinterpréter le rebond de l’indice PMI chinois au-dessus de 50 en mars. Que cette hausse illustre une amélioration de la situation par rapport à février est indéniable et ne constitue pas une nouvelle : mars a marqué un retour très progressif de l’activité par rapport au mois de février et il en sera ainsi dans tous les pays après le confinement. On commettrait néanmoins une grave erreur à imaginer qu’un PMI à 52 après 30 signifie un retour à la situation d’avant crise. En l’occurrence, à ce rythme-là, il faudrait potentiellement attendre le mois de décembre pour que la Chine retrouve son niveau de production de janvier….

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L’hypothèse inflationniste

L’onde de choc économique et financière provoquée par la propagation de l’épidémie de coronavirus à travers le monde a jusqu’à présent suscité peu de doutes sur les marchés financiers : cette crise serait éminemment déflationniste, en témoigne l’écrasement des anticipations implicites d’inflation depuis que le cap des cent morts a été franchi en Italie le 5 mars, moment à partir duquel s’accélère également l’effondrement des cours du pétrole. Pertes inédites d’activité et d’emplois, dépression économique, crise financière sur fond de chute des prix des matières premières, conduisent, en effet, les uns et les autres à privilégier une telle issue ; en quelque sorte, dans le prolongement de la situation qui prévalait depuis 2015 à l’échelle mondiale.

La tournure récente prise par la crise sanitaire amène, pourtant, à s’interroger sur ce postulat, comme l’incite également le redressement des anticipations d’inflation sur les marchés à terme ces derniers jours. Épiphénomène sans conséquence ou prémices d’un mouvement plus préoccupant ? En quoi la situation présente conduit-elle à questionner le scénario jusqu’alors prédominant ?

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Des nouvelles du front économique

Les nouvelles économiques nous arrivent d’un peu partout et confirment la brutalité du choc planétaire provoqué par les mesures de prévention face à l’épidémie de coronavirus. Sans surprise, la dégradation est exceptionnelle qu’il s’agisse des données asiatiques de la nuit, de celles d’Allemagne ce matin ou des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis cet après-midi. Si les résultats de l’enquête INSEE semblent mieux résister que ceux d’ailleurs, ils décrivent cependant un brutal changement de décor tandis que leurs détails offrent une idée de la hiérarchie de l’exposition des différentes branches d’activité aux mesures de confinement.

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Présentation Mars 2020: Covid 19, état des lieux et perspectives

Déferlante systémique:

  • Les chances d’un répit mondial avant la rentrée de septembre disparaissent
  • D’un choc d’offre chinois à un choc de demande internationale : une profonde récession industrielle, un tsunami dans les services
  • Un choc de 8 %-10 % du PIB mondial ? On peine à le croire, et pourtant…
  • Une crise financière proportionnelle à l’irrationnalité passée : TINA c’est fini
  • On s’en remet comment?
    La page de 30 années de mondialisation est en train de se tourner
    L’Europe survit-elle à la déferlante ?
    Déflation ou hyperinflation?

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