K. Warsh s’est-il vraiment affranchi de D. Trump à Jackson Hole ?

Trois mois se sont écoulés depuis la prise de fonction de K. Warsh à la tête de la Fed le 22 mai, ce qui lui a donné l’occasion de trois interventions et de trois voltes-faces ! La première, au terme du FOMC du mois de juin, en se montrant beaucoup plus sévère à l’égard de l’inflation que ce qu’il avait laissé penser avant sa prise de fonction. La seconde, six semaines et un deuxième FOMC plus tard, marquée par un discours des plus ambigus, au cours duquel la promesse de ramener l’inflation à 2 % s’accompagnait de doutes plus que confusants quant à la nécessité de resserrer les conditions monétaires pour y parvenir. Vendredi, à Jackson Hole, le nouveau président de la Fed a repris avec plus de force la posture qu’il avait adoptée lors de sa première apparition en juin : objectif d’inflation à 2 % fermement rappelé, la lutte contre l’inflation étant clairement affichée comme la première priorité ; confiance sans faille dans les perspectives d’amélioration de la productivité -laquelle préside à toute fonction de détermination des taux directeurs d’équilibre- ; insistance, enfin, sur les conditions monétaires « difficilement qualifiables de restrictive »…

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La BCE devra remonter ses taux en septembre pour consolider l’effet des interventions

L’inflation sous-jacente  besoin de passer par la case Jackson Hole s’agissant de la BCE, le dernier rapport sur l’inflation du mois de juillet a terminé le travail déjà amorcé par les données des principaux pays de la zone euro la semaine dernière, parmi lesquelles l’accélération de l’inflation allemande de 2,3 % à 2,8 % entre juin et juillet ou celle de l’Espagne, de 3,6 % à 3,9 %.

Sans surprise, l’inflation de l’UEM a regagné un peu de terrain en juillet, à 2,9 % après 2,8 % en juin et 2,5 % après 2,4 % pour sa partie sous-jacente. Rien de bien méchant mais un résultat, vraisemblablement suffisant pour convaincre la BCE de poursuivre la voie ouverte au mois de juin en faveur d’une normalisation de sa politique monétaire, qu’elle pourrait acter par une nouvelle remontée de ses taux directeurs dès le 9 septembre. Il y a au moins trois raisons à cette conclusion.

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Contrairement à la Fed, les chances d’un statu quo de la BCE en septembre s’amenuisent

Pas besoin de passer par la case Jackson Hole s’agissant de la BCE, le dernier rapport sur l’inflation du mois de juillet a terminé le travail déjà amorcé par les données des principaux pays de la zone euro la semaine dernière, parmi lesquelles l’accélération de l’inflation allemande de 2,3 % à 2,8 % entre juin et juillet ou celle de l’Espagne, de 3,6 % à 3,9 %.
Sans surprise, l’inflation de l’UEM a regagné un peu de terrain en juillet, à 2,9 % après 2,8 % en juin et 2,5 % après 2,4 % pour sa partie sous-jacente. Rien de bien méchant mais un résultat, vraisemblablement suffisant pour convaincre la BCE de poursuivre la voie ouverte au mois de juin en faveur d’une normalisation de sa politique monétaire, qu’elle pourrait acter par une nouvelle remontée de ses taux directeurs dès le 9 septembre. Il y a au moins trois raisons à cette conclusion.

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K. Warsh, trop confus, perd la confiance qu’il avait acquise lors de son premier FOMC

C’était le RDV de cette fin du mois de juillet ; K. Warsh semble l’avoir raté. Non pas que la décision de la Fed de maintenir les Fed Funds inchangés ait surpris, elle était en effet largement attendue. Ce qui l’était moins est le sentiment d’un président de la Fed totalement indécis et dépourvu de stratégie.

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K. Warsh, trop confus, perd la confiance qu’il avait acquise lors de son premier FOMC

C’était le RDV de cette fin du mois de juillet ; K. Warsh semble l’avoir raté. Non pas que la décision de la Fed de maintenir les Fed Funds inchangés ait surpris, elle était en effet largement attendue. Ce qui l’était moins est le sentiment d’un président de la Fed totalement indécis et dépourvu de stratégie.

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Retour du pétrole à 100$ le baril; C. Lagarde, plus sévère que le communiqué de la BCE

La perspective d’un conflit durable impliquant un nombre croissant de pays du Golfe a largement gagné en importance ces derniers jours, avec pour conséquence un changement de psychologie des marchés sur les risques qui y sont assortis. L’hypothèse dominante qui envisageait un conflit, sinon éclair, du moins de durée relativement courte et prévisible, semble avoir volé en éclat au fur et à mesure des développements récents, du côté américain comme de celui de l’Iran et des autres pays de la région.

Contrairement à nos attentes, le communiqué de la BCE est apparu relativement flexible, sous un angle délibérément prudent en matière de perspectives économiques et moins catégorique que nous ne l’avions envisagé sur celui de l’inflation. Les commentaires de Christine Lagarde ont rapidement corrigé cette première impression.

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Une pause sans conviction de la BCE

A la reprise du Conflit iranien, canicule -t-il suffi que K. Warsh apparaisse pour que l’inflation américaine disparaisse ? Trève de plaisanterie, les données d’inflation du mois de juin publiées hier sont pour le moins surprenantes, au point de peiner à convaincre. Inutile de chercher dans les détails, les composantes du CPI vont toutes dans le même sens, celui d’une baisse quasi-généralisée des prix, à la principale exception de ceux des loisirs. Effet des festivités des 250 ans des Etats-Unis et de la coupe du monde, sur un secteur qui, pourtant, est censé avoir détruit des emplois comme jamais depuis 2009 au cours de ce même mois ? Décidément les statistiques américaines commencent à poser sérieusement question.

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K. Warsh fait remonter les taux futurs et aplatir la courbe et ça change tout !

Le premier test de K. Warsh est passé et force est de constater que le nouveau président de la Fed n’a pas conduit l’institution là où D. Trump l’avait laissé entendre et où, de facto, nombreux l’attendaient. Non seulement les promesses de baisses des taux se sont évaporées mais elles ont été remplacées par la perspective d’une hausse d’un quart de point des Fed Funds d’ici la fin de l’année. Plus encore, la hausse généralisée des rendements consécutive à la publication des Dots et aux propos de K. Warsh, se sont soldés par un net aplatissement de la courbe des taux, plutôt qu’à sa pentification souvent espérée. Il faut dire que K. Warsh n’a mâché ni ses mots ni ses intentions, faisant clairement du retour de l’inflation à 2 % son objectif premier. Le communiqué du FOMC, inhabituellement succinct, se termine sans ambages : le Comité garantira la stabilité des prix.
K. Warsh est-il plus royaliste que le roi, du moins que son prédécesseur ? C’est le sentiment qui ressort de cette première apparition dans son rôle de président de la Fed et qui pourrait grandement changer la donne. Si la posture de K. Warsh risque de faire bien peu de gagnants du côté des actifs financiers, elle semble, à l’inverse, en mesure de rétablir la confiance des marchés à l’égard de la Fed, comme le suggère le rebond de près de 1 % du dollar qui a signé sa plus forte hausse quotidienne depuis près d’un an et la chute simultanée des cours de l’or.

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