BCE : preuve d’incapacité !

La BCE ne «constate pas de signes matériels de pression sur les marchés ou de manques de liquidités dans le système bancaire» !!!

Comment imaginer la prise d’un tel risque dans le contexte en présence ? Ne pas baisser ses taux directeurs malgré les anticipations en place était une décision de très haut risque que seul le déploiement d’un plan d’attaque exceptionnel aurait pu faire accepter. Rien de cela dans les annonces de la BCE. La réaction des marchés est donc cinglante et les risques financières d’autant accrus. Les mesures mises en place par la BCE pour prévenir les dégâts d’une crise sanitaire, devenue économique et financière, sans précédent ne sont assurément pas à la hauteur des enjeux. Ce constat est inquiétant pour la suite. Au moins a-t-il l’avantage de faire chuter l’euro, non par excès de soutien monétaire mais par montée des inquiétudes que cette inertie inspire et que révèle, en réaction, l’envolée des taux des emprunts de l’État italien.

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Branle-bas de combat velléitaire contre le Covid-19

Le temps des réponses des responsables de politique économique à la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 s’accélère. Après la FED, la Banque du Canada ou d’Australie, premières à agir en début de mois, la Banque d’Angleterre est passée à l’offensive ce matin avec l’adoption d’un paquet de mesures monétaires dont une baisse « en urgence » de 50 points de base de ses taux directeurs, à 0,25 %. Mme Lagarde, attendue ce jeudi, devrait également sortir l’arsenal de mesures censées prévenir une crise dont les conséquences pourraient, selon ses propres dires, être comparables à celle de 2008. Quant à la FED, il ne serait pas surprenant qu’elle avance de nouveaux pions avant même son prochain FOMC, le 18 mars, face à la panique en présence sur les marchés financiers….

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Dr. Powell, « raisonnablement optimiste »… jusqu’au coronavirus

Diagnostic plus mitigé que prévu de la part de la FED. Dans le texte, peu de changements mais des nuances choisies suggérant un biais in fine un peu plus dovish, au grand bénéfice des cours de l’or dopés par un nouveau repli des taux futurs et une rechute des taux réels implicites en territoire négatif, pour la première fois depuis le début du mois de septembre.

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Allo, Dr. Powell, c’est pour une épidémie de grippe cette fois-ci…

Contrairement au consensus, nous avions privilégié dans notre scénario du mois de décembre l’hypothèse de nouvelles baisses des taux directeurs de la FED avant la fin de l’année. Les raisons étaient simples : déceptions économiques et instabilité financière finiraient par appeler la Fed au secours à un moment où l’autre, année électorale ou non. Dans notre scénario, cela intervenait plutôt au second semestre 2020 sans avoir véritablement les moyens de préciser davantage le timing de cette prévision, surtout là pour souligner notre conviction que J. Powell n’hésiterait pas à agir si les perspectives de marchés commençaient à virer de bord, ce qu’elles finiraient, à nos yeux, immanquablement par faire après l’exubérance de début d’année. Peu audible jusqu’alors cette hypothèse l’est davantage ces derniers jours…

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C. Lagarde : en guise de chouette, une vraie colombe…

Sagesse, perspicacité, déesse des Arts et de la Sagesse, défense, intelligence, commandement… Autant d’adjectifs associés au nom de chouette sur Wikipédia. Quel que soit celui que cherche à nous renvoyer Mme Lagarde en choisissant ce symbole, c’est avant tout par une posture très colombe qu’elle marque sa première communication de 2020.

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La FED bientôt à la rescousse de l’emploi américain ?

Le rapport sur l’emploi américain du mois de décembre déçoit, avec 145 K créations de postes au lieu de 164K généralement attendus et des révisions en baisse de 14 K des deux mois précédents. Les pertes d’emplois manufacturiers, miniers et, dans une moindre mesure, des transports et du stockage ont participé à ce résultat. Mais c’est surtout du côté des services professionnels que proviennent les mauvaises surprises, avec 10 K créations de postes seulement contre 36 K en moyenne au cours des six mois précédents. A l’inverse le rebond de plus de 40 K emplois dans le commerce de détail est une bonne nouvelle de taille que l’on est tenté d’attribuer aux effets positifs de l’ajournement de hausses de tarifs prévues pour le 15 décembre. Voilà bien longtemps, en l’occurrence quasiment trois ans, que le secteur n’avait pas enregistré une telle amélioration.

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J. Powell dope les anticipations de baisse des taux, fait bondir l’euro, le yen et l’or…

La FED semble être passée d’une posture du « wait & see » à celle du « WAIT, WAIT, WAIT » ! Selon le scénario médian privilégié par le FOMC, les taux directeurs conserveraient leur niveau actuel de 1,6 % jusqu’en décembre de l’année prochaine, avant de monter d’un quart de point en 2021 et encore d’un quart de point en 2022, afin de terminer leur course à 2,1 % dans trois ans ! En d’autres termes, la FED ne voit plus de risque d’inflation. En dépit de perspectives de maintien du taux de chômage autour de ses niveaux présents, dans une fourchette de 3,5 % à 3,7 % d’ici fin 2022, sa prévision d’inflation reste inchangée, à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2021 et 2022. Dans de telles conditions, pas de place pour des hausses de ses taux directeurs dont la projection a été revue en baisse de 2,4 % à 2,1 % d’ici fin 2022 par rapport aux projections de septembre.

 

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J. Powell dope les anticipations de baisse des taux, fait bondir l’euro, le yen et l’or…

La FED semble être passée d’une posture du « wait & see » à celle du « WAIT, WAIT, WAIT » ! Selon le scénario médian privilégié par le FOMC, les taux directeurs conserveraient leur niveau actuel de 1,6 % jusqu’en décembre de l’année prochaine, avant de monter d’un quart de point en 2021 et encore d’un quart de point en 2022, afin de terminer leur course à 2,1 % dans trois ans ! En d’autres termes, la FED ne voit plus de risque d’inflation. En dépit de perspectives de maintien du taux de chômage autour de ses niveaux présents, dans une fourchette de 3,5 % à 3,7 % d’ici fin 2022, sa prévision d’inflation reste inchangée, à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2021 et 2022. Dans de telles conditions, pas de place pour des hausses de ses taux directeurs dont la projection a été revue en baisse de 2,4 % à 2,1 % d’ici fin 2022 par rapport aux projections de septembre.

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