Les effets de la guerre ne se font pas attendre : l’inflation explose en zone euro

Les données des grands pays européens nous avaient déjà mis sur la voie : l’inflation en zone euro atteint 7,5 % en mars, contre 5,9 % en février. Sur un mois, les prix ont augmenté de 2,5 %, un record absolu, depuis les débuts de la série en 1980, du fait de la flambée des coûts énergétiques. La partie sous-jacente de l’indice hors alimentation et énergie n’augmente que de 1,2% sur le mois, une hausse conforme à ce qui est généralement observé en cette période de l’année et l’inflation sous-jacente ne dépasse pas 3 %. A l’exception de la Slovénie, tous les pays ont enregistré une inflation plus forte en mars qu’en février et sept d’entre eux rapportent aujourd’hui une inflation supérieure à 9 %. A contrario, seule Malte affiche une hausse annuelle des prix harmonisée inférieure à 5 % (la France affichant une inflation « INSEE » inférieure à l’inflation publiée par Eurostat).

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Le pivot de la BCE est-il aussi incompréhensible que beaucoup le disent ?

Le changement d’orientation de la BCE à l’occasion du dernier comité de politique monétaire occupe le devant de l’actualité depuis le 3 février. Il est vrai que la prestation de Mme Lagarde a donné lieu à d’importants mouvements sur les marchés et que son changement de diagnostic a pris de court une communauté d’économistes qui n’envisageaient que rarement une possible remontée des taux directeurs avant 2023, voire au-delà. Il est également vrai, que la BCE était censée avoir donné les grandes lignes de sa stratégie 2022 le 16 décembre et que, de ce point de vue, sa volte-face a de quoi surprendre. Il y avait bien une brèche dans le précédent communiqué, qui indiquait que « le Conseil des gouverneurs s’attendait à ce que les achats nets de la BCE s’arrêtent peu de temps avant une remontée des taux directeurs », en l’occurrence, donc, octobre, mais peu s’y étaient attardés. Mme Lagarde a donc incontestablement surpris et les critiques fusent : trop tôt, risque de dupliquer les erreurs passées, de 2008 et 2011, et de défaire les acquis de son combat pour la stabilité financière de l’union monétaire, l’ensemble renforcé par l’envolée des spreads intra-UEM. Il y a pourtant de bonnes raisons de penser que Mme Lagarde ait fait le job qui incombe à une banque centrale dans le contexte en présence, quand bien même celui-ci comporte des risques qui, peut-être, l’amèneront à faire marche arrière avant même d’être passée à l’acte. Qu’un tel cas de figure ne puisse être exclu ne l’autorisait pas, pour autant, à rester figée aujourd’hui.

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Quand l’accumulation de facteurs transitoires d’inflation met à mal la BCE

Premier enseignement des données d’inflation européennes, dans la foulée des prix allemands et espagnols d’hier : une nouvelle accélération qui porte la hausse de l’IPC en zone euro à 4,9 % sur un an en novembre après 4,1 % en octobre. Comme pour l’Allemagne, notamment, l’accélération des prix énergétiques joue un rôle important, avec une variation du panier en hausse de 27,4 % l’an après 23,7 %. C’est cependant surtout le sous-jacent, dont la contribution à l’inflation annuelle passe de 1,4 point à 1,8 point et avec une évolution mensuelle (non CVS) supérieure d’un demi-point à la normale qui risque d’interroger nombre d’observateurs, sur le caractère transitoire de cette dérive des prix, au premier rang desquels, la BCE…

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3 % d’inflation en zone euro : les taux d’intérêt font mine d’y croire …

Lorsque l’objectif d’inflation affiché par la banque centrale est de 2 %, le dépasser d’un point peut paraitre lourd de conséquences, notamment après l’embardée des prix observée aux Etats-Unis ces derniers mois. À 3 %, l’inflation en zone euro a atteint un plus haut de près de 10 ans. Bien que largement attendu, ce résultat a fait rebondir le niveau des taux européens ce matin. Rien, pourtant, dans l’analyse détaillée de ce résultat ne suggère de risque d’une inflation durable. Effets de base, baisse passée de la TVA en Allemagne et envolée des prix de l’énergie sont, comme prévu, les seuls véritables sources de cette accélération. À l’exception de quelques rares secteurs, la réouverture de l’économie n’a pas provoqué, pour l’heure, d’accélération notable des prix. L’inflation sous-jacente n’excède pas, 1,6 % d’ailleurs !

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Perspectives d’inflation 2020 : pas grand-chose de plus qu’un soubresaut de court terme

Difficile de trouver la faille par laquelle l’inflation cyclique pourrait s’immiscer dans le scénario économique des prochains trimestres tant est faible le degré de résistance de la demande à tout choc de prix, aussi minime soit il et où que ce soit. Un terme à la guerre commerciale pourrait, en cas d’élimination totale des risques de rebondissements, rouvrir la voie à une plus forte transmission des hausses de coûts des entreprises aux prix finaux mais le postulat est à l’évidence trop fragile pour être privilégié dans un scénario central. Nos prévisions d’inflation pour l’année 2020 sont donc ternes… À l’exception toutefois du très court terme au cours duquel effets de base énergétiques et impact des hausses récentes de tarifs douaniers américains risquent de faire flamber l’inflation totale bien au-dessus de ses niveaux présents. A l’heure où l’absence d’inflation reste un sujet de très large incompréhension, cette embardée, purement ‘technique’, aux retombées conjoncturelles plus dépressives qu’inflationnistes et qui ne devrait pas durer au-delà du quadrimestre à venir, pourrait néanmoins constituer une bonne occasion de tester la résistance du contexte de bas taux d’intérêt pour les marchés financiers… Attention, sol glissant…

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L’inflation reflanche en mai dans la zone euro

Comme attendu, le rebond d’inflation d’avril n’a pas fait long feu en zone euro ; les chiffres nationaux du mois de mai ont retrouvé un peu partout leurs niveaux d’avant la période de Pâques. Après avoir fortement accéléré en avril, l’inflation des services est retombée sous la pression des transports et des loisirs. Selon toute vraisemblance, l’inflation sous-jacente devrait ainsi avoir lourdement rechuté en mai. Les données préliminaires pour l’ensemble de la zone euro attendues demain mettrons la banque centrale un peu plus en porte-à-faux.

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Preview Inflation Zone Euro & France : les prix du pétrole donnent le tempo

Les estimations préliminaires de l’inflation en zone euro et en France seront publiées vendredi. Nous prévoyons un ralentissement de l’inflation totale en novembre à 1,9 % en glissement annuel en zone euro (consensus à 2,0 %) et en France, après 2,2 % en octobre, en raison de la baisse brutale des prix de l’énergie depuis le début novembre.

L’inflation sous-jacente devrait se stabiliser de justesse à 1,1 % en zone euro, avec un risque baissier lié aux soldes du Black Friday dont l’ampleur reste difficile à estimer compte-tenu de la montée récente de ce phénomène ces dernières années.

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Inflation & Stratégie: Les anticipations d’inflation décrochent

Dans un environnement marqué par une baisse des marchés actions et la multiplication de chiffres d’activité en deçà des attentes, les anticipations d’inflation décrochent. Pour les Etats-Unis et la Zone Euro, les swaps d’inflation 5 ans dans 5 ans retrouvent des niveaux supports et leurs points bas de l’année. Étant donné la sensibilité des banquiers centraux à ces anticipations, il n’y a pas de doute que la poursuite de ce mouvement s’accompagnerait de changements dans la conduite actuelle des politiques monétaires. Aux Etats-Unis, cette baisse illustre la forte dépendance de la croissance et de l’inflation aux effets richesse. En Zone Euro, alors que l’amélioration cyclique de l’inflation reste modeste, c’est le ralentissement de la croissance qui en est le principal vecteur et qui perturbe fortement le message optimiste de la banque centrale.

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