Gros warning en provenance du ZEW pour les bourses européennes

Les mauvaises nouvelles se sont succédées au cours de la première quinzaine du mois d’août mais aucune n’a donné un signal aussi clair que le ZEW allemand de ce matin, à savoir : récession économique et baisse des marchés actions au programme du second semestre. à en juger par la survalorisation du DAX comparativement à l’indice synthétique du climat des affaires de ces derniers mois, la correction pourrait être violente sur le marché allemand et, par voie de conséquence, sur l’ensemble des places européennes, voire, globales.

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La FED n’arrive pas à convaincre

Pourquoi baisser les taux d’intérêt si tout va bien et pourquoi ne pas envisager un cycle durable de baisse des taux si de vrais risques sont en présence ? Voilà en substance les questions récurrentes posées au président de la FED lors de sa conférence de presse, auxquelles, force est de constater, J. Powell, n’a pas trouvé de réponse suffisamment convaincante.

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La BCE ne déclenche pas la guerre de tranchée contre la FED

Il y avait un risque évident à ce que la BCE dévoile toutes ses cartouches aujourd’hui : celui d’encourager les marchés à anticiper d’autant plus d’assouplissement de la FED à l’occasion de son prochain FOMC de la semaine prochaine. Il fait peu de doute qu’une posture plus immédiatement accommodante aurait poussé le cours de l’euro-dollar à la baisse et déclenché les foudres de D. Trump, tant à l’égard de la BCE que de J. Powell, augmentant les risques d’une spirale à la baisse des anticipations de taux d’intérêt. M. Draghi n’a pas donné cette occasion au président américain. En se contentant d’indiquer son intention d’actionner tous les moyens d’assouplissement à sa disposition sans préciser les contours, l’agenda ni l’ampleur de ce qu’elle envisageait, la BCE a rassuré tout en évitant de créer les conditions d’une surenchère de plus en plus embarrassante des anticipations. L’histoire ne dit pas si les dissensions internes sont à l’origine de cette posture mais dans un contexte de concurrence croissante entre banques centrales, cette attitude, choisie ou subie, est plutôt bienvenue.

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L’hypocrisie à son comble à la veille des annonces de la BCE

Ce n’est pas faute de l’avoir dit ces dernières années : la BCE pourra faire tout ce qui est en son pouvoir, cela ne sera pas suffisant sans le relais des politiques économiques. Sept ans presque jour pour jour après le « Whatever it takes » de M. Draghi, le 26 juillet 2012, la BCE a usé de tous ses moyens pour éviter le chaos de l’union monétaire et, sans doute, son éclatement. Sur ce point, le succès est incontestable. Reste son mandat, celui de permettre un rétablissement des perspectives d’inflation vers la cible de 2 % ; sur ce dernier, l’échec est au contraire total. Personne n’oserait décemment en tenir la BCE pour responsable tant il est devenu évident que cette situation n’a pas grand-chose d’un phénomène monétaire. C’est pourtant bien de la BCE que sont hypocritement attendues les initiatives pour remédier à la menace que constitue ce risque de déflation chronique. Mario Draghi va donc faire semblant et tenter de convaincre de l’efficacité de son action immédiate ou à venir. Ironie de l’histoire, le PMI manufacturier de la zone euro est retombé à 46,4 points en juillet, deux doigts au-dessus de son niveau de juillet 2012 et un signal presque garanti d’intensification des pressions déflationnistes… M. Draghi saura-t-il trouver une nouvelle formule pour convaincre ? Paradoxalement, cela pourrait être plus difficile qu’en 2012, malgré la gravité de la crise d’alors.

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La BCE et sa cible d’inflation, quelque chose nous échappe…

La rumeur s’est répandue ces dernières heures selon laquelle la BCE s’apprêterait à modifier sa cible d’inflation, laquelle a été interprétée par les marchés comme le signal d’un plus grand degré d’assouplissement monétaire à venir à l’origine d’un accès de faiblesse ponctuel de l’euro dans la journée. Que la BCE réfléchisse à ce type d’ajustement n’est pas impossible au vu des difficultés à parvenir à ses fins depuis plusieurs années maintenant. Que ce changement soit synonyme d’un assouplissement accru de la politique monétaire est loin de couler de source, en revanche. En l’occurrence si la BCE venait à abaisser son objectif d’inflation, ce serait sans doute, en effet, pour le rapprocher de l’inflation présente. Elle aurait donc plutôt moins de raisons de faire plus, non ? À moins que ce geste soit perçu comme une capitulation, ce qui serait potentiellement plus dangereux encore. Décidément, quelque chose nous échappe.

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Industrie française, attention surprises !

Avec une progression de 2,1 %, la production industrielle française du mois de mai a encore très agréablement surpris. Ce résultat est avant tout celui d’une très bonne performance inattendue de l’industrie manufacturière, en progression de 1,6 % en mai. Contrairement à l’habitude ce n’est pas de l’automobile que proviennent ces surprises mais de domaines traditionnellement beaucoup moins influents de la vie industrielle française : pharmacie, chimie, autres équipements de transport, qui incitent a priori à minimiser la portée de ces bons chiffres. D’aubaines en aubaines, la situation de l’industrie finit pourtant par prendre une tournure définitivement plus encourageante.

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Bonne nouvelle toute relative en provenance de l’industrie allemande

Bonne surprise ce matin avec l’annonce d’un rebond de la production manufacturière allemande de 0,9 % au mois de mai. La volatilité des données mensuelles impose toutefois de prendre du recul. Après un mois d’avril désastreux, le rebond de mai semble en effet bien modeste et rares sont, sur deux mois, les secteurs à avoir tiré leur épingle du jeu. À en juger par les commandes publiées vendredi, l’activité industrielle a incontestablement plus de chances de continuer à se contracter que l’inverse dans un avenir proche. Non seulement, le contexte à l’exportation n’est guère porteur mais la dégradation de la demande intérieure s’est nettement accélérée, comme en témoigne la baisse de 7% des commandes domestiques depuis le début de l’année.

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Lagarde-Lane : deux partisans d’une mutualisation des dettes à la BCE ?

Les chefs d’État et de gouvernement européens ont fini par trouver un terrain d’entente autour de deux personnalités hors-jeu des discussions de ces dernières semaines pour les postes clés de la tête de la Commission et de la présidence de la BCE : Ursula von der Leyen, actuelle ministre allemande de la défense, prendra la tête de la Commission et Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, celle de la Banque centrale européenne. La surprise est grande d’un côté comme de l’autre et il faudra un certain temps pour prétendre envisager ce que signifient ces nominations pour l’avenir européen. La nomination de C. Lagarde à la tête de la BCE, avec à ses côtés P. Lane en tant que chef économiste, suggère néanmoins d’emblée de possibles ruptures dans la façon de mener la politique monétaire commune.

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