Selon l’INSEE, Omicron pèse sur les services mais la confiance industrielle tient le coup

Surprises minimales quant aux résultats de l’enquête mensuelle de l’INSEE publiés ce matin. Omicron fait, on s’en doutait, des ravages dans l’hôtellerie et la restauration et marque de son empreinte le secteur des transports mais n’a pas ou peu d’impact sur la confiance dans les autres pans des activités tertiaires. Ceci suffit, néanmoins, à faire dévisser de deux points le climat des affaires dans les services et, par là même, l’indicateur composite de confiance, de 109 à 107, qui retombe six points en dessous de son niveau de novembre. Sauf l’hôtellerie et la restauration, la confiance reste le plus souvent supérieure à sa moyenne de long terme, voire s’améliore. C’est notamment le cas dans l’automobile et des autres matériels de transport, ce qui permet à l’indice manufacturier de gagner deux points, à 112, un plus haut depuis janvier 2018.

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Nouveau record pour l’inflation britannique, les taux s’envolent

En décembre, le taux d’inflation annuel a atteint 5,4 % au Royaume-Uni, soit 0,3 point de plus qu’en novembre et un plus haut depuis mars 1992. Comme dans de nombreux cas s’agissant des données de décembre, cette nouvelle accélération résulte avant tout du sous-jacent, dont la hausse annuelle monte à 4,3 %. L’inflation des prix de détail passe, quant à elle, de 7,1 % à 7,5 %, l’ensemble dans un contexte de restrictions sanitaires consécutif à la vague Omicron.

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La BoJ en stand-by, insuffisant pour le Nikkei

Sans surprise, malgré un mini vent de spéculation en fin de semaine dernière, la BoJ a décidé de maintenir sa politique monétaire inchangée : taux négatifs, programmes d’achats d’actifs et contrôle de la courbe des taux resteront de mise malgré une légère révision à la hausse de sa projection d’inflation pour l’année fiscale 2022… de 0,9 % à 1,1 % ! Si l’appréciation des risques sur l’inflation a évolué, ces derniers étant jugés équilibrés plutôt qu’orientés à la baisse, sur fond de conditions économiques plus favorables, les erreurs passées semblent porter leur fruit. Quand bien même la politique de la BoJ de ces dernières années est, à bien des égards, critiquable, cette décision a le mérite de la cohérence, avec une inflation annuelle de 0,6 % seulement en novembre et un niveau de l’indice des prix encore inférieur de 0,5 % à son point haut de janvier 2020. Le yen, en repli après cette annonce, ne fait pour l’instant que corriger la remontée des derniers jours de la semaine dernière et ne semble pas voué à une dépréciation d’envergure, quand la probabilité qu’il renoue avec les plus bas récents de 116 JPY pour un dollar, semble avant tout dépendre de l’évolution des anticipations sur la FED.

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Stigmates de la crise et freins structurels en Chine

Le PIB chinois a progressé de 8,1 % en moyenne en 2021, en phase avec les attentes. Acquis 2020, révisions à la hausse du passé et accélération de la croissance en fin d’année ont permis cette prouesse, en dépit de difficultés toujours très importantes. Si l’activité industrielle s’est ressaisie au quatrième trimestre, grâce principalement au rebond des secteurs automobile et minier, l’économie chinoise continue d’interroger sur l’ampleur du ralentissement structurel en cours. Les stigmates de la crise sanitaire marquent encore profondément l’environnement des particuliers qui ont vu la croissance de leurs revenus décélérer considérablement par rapport à l’avant crise. L’activité industrielle semble continuer à s’appauvrir tandis qu’il ne se passe pas grand-chose sur le front de l’investissement privé. De son côté la crise immobilière continue à sévir et à imprégner les perspectives immédiates. Dans un tel contexte et face aux pressions à la hausse de la devise, la Banque Populaire de Chine continue d’aller à contre-courant du mouvement mondial en abaissant pour la première fois depuis avril 2020 le taux des facilités de prêts à 1 an. De fait, la situation chinoise évoque toujours plus de signes déflationnistes que l’inverse.

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Aux Etats-Unis, les pertes de pouvoir d’achat pèsent plus que la Covid

Les ventes de détail nominales aux Etats-Unis ont reculé de 2,1 % en décembre et connaissent leur pire mois depuis février. Si ce constat n’est pas forcément surprenant en période de difficultés sanitaires, l’ampleur de la chute dans des secteurs que l’on pourrait penser épargnés, voire dopés par les restrictions, interroge. C’est notamment le cas de la baisse de presque 9 % des ventes du commerce à distance. Plus généralement, la quasi-totalité des secteurs reculent plus ou moins nettement, notamment l’ameublement et les loisirs. L’impact du variant Omicron fait peu de doutes mais il semble loin d’être le principal responsable des très mauvais chiffres de la fin d’année qui reflètent beaucoup plus nettement l’impact des pertes de pouvoir d’achat que ceux de la réduction de la mobilité.

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Le quatrième trimestre est sauvé au Royaume-Uni…

Comment ont évolué les économies occidentales jusqu’à la diffusion d’Omicron ? Pour l’heure, les données disponibles n’ont été que parcellaires, avec des climats des affaires, productions manufacturières et ventes de détail. Le PIB mensuel britannique offre quelques indications plus précises et un peu plus rassurantes, si tant est que le schéma se reproduise dans d’autres pays. Toujours soutenu par les services mais aussi par une hausse de 1 % de la production manufacturière et de 2,7 % des ventes de détail réelles (hors essence), le PIB a, en effet, augmenté de 0,9 % en novembre par rapport à octobre, soit un plus haut depuis juin. Cela porte l’acquis de croissance trimestriel à 1,3 %, un peu supérieur, même, à la hausse du troisième et l’acquis annuel à 7,5 % pour 2021 et à 3 % pour 2022. Le PIB britannique pourrait ainsi retrouver son niveau d’avant crise en fin d’année, de quoi potentiellement redonner des marges de manœuvre à la BOE. Les taux longs l’ont bien compris, ainsi que la livre.

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Surprenante réaction au mauvais CPI américain. Complaisance de la FED en vue ?

Après la panique provoquée par la publication des minutes de la FED la semaine dernière, les marchés commencent-ils à envisager une certaine complaisance à venir de J. Powell à l’égard de l’inflation ? La remontée graduelle des cours de l’or nous a incité à envisager cette éventualité ces derniers jours. Son envol à la publication des données d’inflation du mois de décembre, coïncidant avec la chute du dollar et le repli des taux futurs américains, va un peu plus loin dans cette direction. Car, manifestement, les chiffres de décembre ne sont pas bons. Non seulement la hausse annuelle des prix à la consommation monte davantage, à 7 %, contre 6,8 % en novembre, mais, surtout, les données sous-jacentes montrent une nouvelle progression mensuelle de 0,6 %, malgré l’impact négatif d’Omicron sur les prix des loisirs et ceux du transport aérien, laquelle porte à 5,5 % le taux d’inflation sous-jacent. De tels résultats ne devraient guère réduire les chances de durcissement de la politique monétaire à en juger par les inquiétudes exprimées par la FED, quand bien même J. Powell, a été suffisamment vague face au Sénat hier pour, probablement sciemment, laisser la porte ouverte à une telle lecture. On comprend, bien sûr, sa stratégie après ce qu’a déclenché la publication des minutes et les piètres chiffres de l’emploi de décembre. Mais si tel se confirme….

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Record sur 10 ans pour l’inflation UEM en 2021, bientôt battu, en moyenne, par 2022.

Avec une moyenne annuelle de +2,6 %, l’inflation en zone euro n’avait plus été aussi forte depuis 2011. Si l’on ne considère que la variation sur 12 mois, de décembre 2020 à décembre 2021, la hausse des prix est de 5 %, soit un dixième de plus qu’en novembre et un record depuis le début des années 1990. Effet taxes, énergie, reprise, temporaires ou un peu plus durables : les taux d’inflation sont très disparates entre les pays, ce qui ne facilite pas l’analyse. Ainsi, sur l’ensemble de l’année, la hausse des prix est inférieure à 1 % en Grèce ou au Portugal, avoisine 2 % en France et en Italie, mais dépasse 3 % en Espagne et en Allemagne et davantage dans la plupart des pays Baltes. Qui plus est les deux années passées auront été, à bien des égards, exceptionnelles et de telles variations ont peu de chances de devenir la nouvelle norme. Pour autant, 2022 devrait, en moyenne, continuer d’afficher des taux d’inflation élevés, en l’occurrence vraisemblablement supérieurs à ceux de l’année dernière.

 

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