Sauf l’industrie allemande, une bien mauvaise récolte de PMI en septembre

Le bal des PMI s’est ouvert ce matin en Australie et au Japon avant l’Europe. On en retire à ce stade plusieurs enseignements : L’activité industrielle est en voie d’amélioration ainsi que le suggèrent les données australiennes et allemandes. Cette dernière est cependant encore très disparate à en juger par la faible progression de l’indicateur français, le tassement de celui du Royaume-Uni et les retours variables sur les commandes et les marges.L’épidémie est de retour et les difficultés des services reviennent en force. La saison estivale derrière nous, l’activité du secteur a du mal à se maintenir à flot et se contracte à nouveau dans la plupart des cas.À ce rythme, il faudra du temps avant de gommer les effets de la crise. En zone euro, le PMI composite est retombé à 50 points, après 51,9 en août et 54,9 en juillet, soit un niveau moyen à peine supérieur à 52 points qui nécessiterait près trente mois pour effacer les pertes cumulées du début d’année, début 2023… Il faudra assurément pour éviter une révision à la baisse des perspectives renouer avec des indicateurs de confiance synthétiques plus soutenus sans tarder.

 

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La France reprend-elle l’avantage industriel qu’elle avait sur l’Allemagne en 2019 ?

La production industrielle française a progressé de 3,8 % en juillet et de 4,5 % pour la seule industrie manufacturière. C’est nettement moins que le mois dernier et, ce sens, une nouvelle mitigée. Pour autant, la France ne s’en tire pas si mal en comparaison de ses partenaires immédiats. Au mois le mois, la progression de l’activité est plus soutenue qu’en Allemagne (2,8 %) et l’allure des deux courbes de production comparées est plutôt à l’avantage de la France depuis deux mois. Ce constat peut, certes, se justifier par un besoin de rattrapage plus important dans l’hexagone qu’outre-Rhin, après une chute plus marquée en avril/mai ; à moins qu’il ne signale le retour à la situation qui prévalait en 2019, à savoir une surperformance inhabituelle mais néanmoins persistante de l’activité française par rapport à l’allemande. Il semble que nous n’en soyons pas loin…

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La reprise industrielle allemande à la peine

Production et commandes allemandes de mai/juin, forcément en très forte hausse après le confinement, ne donnaient que peu d’indices sur la nature de la reprise. Les données de juillet sont plus éclairantes et, incontestablement, décevantes : sans surprise après les commandes publiées vendredi, la production n’a progressé que de 2,4 % entre juin et juillet et sa composante manufacturière de 2,8 %. Après avoir effacé plus de la moitié de leurs pertes en deux mois, les volumes de production sont toujours inférieurs de plus de 10 % à ceux de février tandis que le principal soutien apporté par l’automobile s’essouffle à en juger par les données préliminaires du mois d’août… Il faudra vraisemblablement plus de temps que généralement envisagé pour que l’industrie allemande efface ses pertes du printemps.

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Inflation ? On cherche, on ne trouve pas ; sauf des questions de long terme

Août a été marqué par une très nette remontée des anticipations d’inflation sur les marchés financiers qui, aux Etats-Unis comme en zone euro, ont renoué avec leurs niveaux de janvier-février, supérieures d’un demi-point environ à ceux de mai. L’amélioration des résultats économiques après la paralysie du deuxième trimestre, la perspective de politiques monétaires durablement accommodantes sur fond de relance budgétaire généralisée et la remontée des cours des matières premières ont simultanément eu raison des perspectives très faibles du printemps. Difficile, toutefois, de trouver dans les données récentes la validation de ce changement d’anticipations. Si quelques frictions haussières ont été observées sur certains prix post-confinement, elles ne semblent pas en mesure de résister aux tendances plus lourdes de l’inflation cyclique fondamentalement tirée à la baisse. Les marchés semblent donc s’être emballés ces dernières semaines ce qui suggère une correction de leurs excès.

Reste que les ruptures structurelles aujourd’hui pressenties interrogent de plus en plus sur leur impact en matière d’inflation : insécurité de l’offre face aux tensions commerciales et géopolitiques croissantes, modification du mixte de demande de matières premières induit par l’émergence de l’industrie bas carbone, déformation de la structure de consommation, forment un ensemble susceptible de créer plus de volatilité des anticipations de long terme d’inflation.

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Bonne récolte de PMI manufacturiers en août. Dont acte, attendons la suite.

Les PMI manufacturiers délivrés ces derniers jours sont d’un bon cru. Sauf rares exceptions, les résultats du mois d’août ont été en amélioration, voire en très nette amélioration, accentuant ainsi le message du mois de juillet. Depuis le début de l’été, les progressions de l’indicateur ont le plus souvent été exceptionnelles, majoritairement comprises entre 7 et 15 points depuis juin, quand elles ne dépassent pas allègrement les 20 points au Brésil, en Indonésie et en Inde. Quatre pays sortent néanmoins du lot : le Mexique, le Vietnam et la Malaisie dans lesquels les PMI restent sous la ligne de flottaison et la Chine qui, bien qu’ayant franchi le niveau des 50 points, n’a enregistré qu’une très modeste hausse de son indicateur, de 2,4 points, depuis le début de l’été. Quelles conclusions retirer de ces indices ?

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INSEE, IFO et PMI : les politiques de soutien domestique payent mais ne suffisent pas

La publication de l’enquête INSEE a clôt ce matin la série des principaux indicateurs régionaux du climat des affaires entamée la semaine dernière avec les PMI. Les résultats sont assez dissonants entre ces différentes sources. Si les PMI ont largement déçu, avec de lourdes baisses dans l’industrie française et les services allemands, les enquêtes nationales ont, à l’inverse, plutôt agréablement surpris. L’IFO allemand a regagné un peu plus de terrain, grâce à une amélioration plus notable du sentiment sur les conditions courantes. En France, le climat des affaires ressort en progression de presque sept points, grâce notamment à un bond de 10,5 points de sa composante industrielle. Dès lors qui croire, les PMI, ou les enquêtes nationales ?

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Tour d’horizon des données récentes : ça se gâte sur la scène internationale

Une situation sanitaire toujours délicate et les échanges mondiaux paralysés par les vagues successives de coronavirus : les indicateurs économiques demeurent déprimés. Au niveau global, la mobilité reste réduite dans la plupart des pays, avec même, en Espagne et aux Etats-Unis, un léger recul observé à la suite de la résurgence du coronavirus. Aux quatre coins du monde, les indicateurs confirment le diagnostic d’une reprise, il ne pouvait pas en être autrement après la paralysie d’avril, mais soulignent surtout le profil d’une reprise lente, voire par à-coups, avec un risque évident de « double-dip » temporaire du côté américain.

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Vive les vacances ! L’hôtellerie et la restauration revivent mais l’industrie est à la peine

Regardons pour une fois la moitié pleine du verre. Dans le cas de la France, c’est bien du côté du regain d’activité dans les services qu’elle se trouve, en particulier dans l’hôtellerie et la restauration, secteur dans lequel l’enquête INSEE du mois de juillet enregistre sa plus forte hausse du climat des affaires avec un indicateur en progression de 69,9 en juin à 91,7, à comparer à un indice de 27 en mai.
Le constat n’est pas le même dans l’industrie qui souffre toujours d’une exceptionnelle anémie de ses commandes malgré le regain des perspectives de production.
Or, sans rétablissement d’un contexte industriel plus porteur, l’amélioration dans les services risque de tirer la patte une fois les vacances passées…

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