La dernière correction des marchés ne devait pas excéder octobre… Qu’en sera-t-il de l’actuelle ?

Comme en octobre dernier, la correction des marchés ne semble pas inquiéter outre mesure les investisseurs, tentés, pour beaucoup, de voir se profiler dans le repli en cours des opportunités d’investissement à bon compte.

La dégradation des perspectives mondiales, le retournement du cycle des profits, le peu de marges de manœuvre des banques centrales et l’instabilité géopolitique croissante ne nous encouragent pas sur cette voie. Au contraire de la fin de l’année dernière, les forces de rappel font, en effet, bougrement défaut pour miser sur une récupération imminente des marchés mondiaux.

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Bourgeonnements de printemps sur les marchés européens

La configuration boursière de la fin février nous avait mis sur la piste d’un vraisemblable rallye de printemps de l’Eurostoxx que nous envisagions alors en route pour les 3500 points (voir à ce sujet « Un air de printemps sur les bourses européennes »). À deux doigts de cet objectif, la confiance des marchés ne semble pas mollir en dépit d’un environnement fondamental jonché d’incertitudes, avec, ces derniers jours, une évidente tentation des cycliques les plus en retard à reprendre du poil de la bête. De fait, c’est bien de ces secteurs à la traîne qu’est tributaire l’évolution de l’Eurostoxx, à savoir en tout premier lieu : les bancaires, l’automobile et les ressources de base. A quelles conditions ces secteurs pourraient-ils se décrisper et ouvrir la voie à une plus large expansion des indices européens ?

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Le rallye de début d’année impose-t-il une révision de notre stratégie d’allocation d’actifs ?

La résilience des marchés boursiers de ce début d’année est assez sidérante au vu de ce que nous délivrent les nouvelles sur l’état de santé de la conjoncture mondiale et de ce qu’elles suggèrent en matière de perspectives de résultats des entreprises. Bien qu’un certain nombre de forces de rappel prévisibles aient pu nous préparer à une récupération des marchés financiers, après la correction violente du dernier trimestre de l’année dernière, reconnaissons que le rebond observé a largement dépassé nos attentes.

Difficile, dans un tel cas de figure, de se dispenser d’une expertise critique sur nos erreurs d’appréciation avant de formuler un quelconque diagnostic prévisionnel. Qu’avons-nous raté et y-a-t-il dans ces éléments de quoi, reconsidérer notre vision fondamentale ?

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Comme un air de printemps sur les bourses européennes

Le moral des investisseurs tient bon, assurément mieux qu’anticipé et que ce qu’inspire, à première vue, le contexte économique ou politique régional. Au fil du rebond amorcé sur les marchés boursiers depuis le début de l’année se profilent de nouvelles configurations susceptibles de porter les indices plus largement dans un futur immédiat. Quoi qu’il en soit de notre analyse à plus long terme, la probabilité que l’Eurostoxx se rapproche de la zone de 3500 points à brève échéance, s’est incontestablement accrue ces derniers temps.

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Perspectives financières : abstinence monétaire

Ralentissement de la croissance et de l’inflation mondiales suggèrent peu d’évolutions des taux d’intérêt en 2019. L’instabilité risque cependant de prédominer à ce stade particulier du cycle quand, par ailleurs, la multiplication des expériences populistes, n’est guère propice à l’apaisement des marchés obligataires.

L’incertitude politique occupe une large place parmi les interrogations que soulève l’exercice prévisionnel. À cet effet, l’issue des élections européennes pourrait constituer le point d’orgue du contexte souverain en zone euro, avant même la nomination du nouveau président de la BCE.

Par ailleurs, 2019 devrait marquer le haut de cycle des profits des entreprises cotées du monde développé qui auront vraisemblablement du mal à assurer des résultats à la hauteur des attentes que reflètent des valorisations fondamentales.

2019 se présente comme une année financière chahutée au cours de laquelle l’aversion au risque semble devoir prédominer.

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Un Noël en or

À défaut d’avoir autorisé un rallye des marchés, l’action du président de la Fed a, au moins, réussi une prouesse : rallumer les feux des cours de l’or ! Certes, les banques centrales n’ont pas pour mission de soutenir les marchés d’actions et, l’économie américaine étant aussi bien portante, il n’y a fondamentalement aucune raison de ne pas poursuivre l’exercice de normalisation monétaire. Mais nous savons à quel point les phénomènes de correction de marché sont difficiles à appréhender et à quel point toute erreur de diagnostic peut entrainer un risque disproportionné dans un contexte de survalorisation fondamentale des actifs et de haut degré de financiarisation de nos économies.

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Corner obligataire

Entre la hausse des taux et aplatissement de la courbe des taux, l’issue est étroite

La remontée des taux longs américains a été la principale cause des tumultes financiers de ces deux derniers mois. On aurait pu penser que leur repli soit, à l’inverse, un soulagement. Tel n’est guère le cas. Car, faute de correction proportionnelle des taux d’intérêt de plus courte échéance, leur reflux a provoqué un nouvel aplatissement des courbes de rendements auquel les bourses américaines ont violemment répondu dans la journée d’hier.

Pour sortir de ce guêpier, trois conditions seraient requises : 1/Un changement de cap radical de la politique monétaire de la FED ; 2/Une stabilisation des anticipations d’inflation afin de prévenir une baisse trop rapide des taux longs ; 3/Une stabilisation des perspectives de croissance mondiale sans laquelle les anticipations d’inflation continueront vraisemblablement à être revues à la baisse, même dans le cas américain. L’ensemble, reconnaissons-le, ne correspond guère à un scénario « naturel ».

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