Lent déconfinement pour l’industrie allemande

Déconfinement oblige, le mois de mai est franchement meilleur qu’avril, avec une hausse de 10 % des commandes et de la production manufacturières en Allemagne. Reste que ce rebond est loin de combler la chute des deux derniers mois et que le recul par rapport à mai 2019 est de 29 % pour les commandes et de 20 % pour la production. Une simple question de temps, avant que les effets de la crise ne se résorbent, presque automatiquement ? Pas si sûr, au vu des obstacles qui se présentent sur la voie de la reprise.

 

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Selon les PMI, la France a renoué avec la croissance en juin, pas l’Allemagne

La reprise de l’activité se confirme un peu partout à en juger par les premiers résultats des enquêtes PMI publiées ce matin. Mais la situation sur le front de la demande reste très fragile et peu porteuse, notamment à l’exportation. Cette situation entraîne de grands écarts selon les pays. Au Japon et en Allemagne, la reprise est incontestablement plus lourde qu’en France, seule économie à avoir renoué, à ce stade, avec la croissance, à en juger par le PMI composite remonté à 51,3 contre 45,8 Outre Rhin et 37,9 au Japon.

 

 

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IFO : Les perspectives remontent, mais la reprise attendra

L’opinion des entreprises allemandes sur la situation économique présente ne s’est pas améliorée en mai malgré le déconfinement décidé en début de mois, avec un indicateur stagnant à 79. Leurs perspectives remontent en revanche de 11 points ce qui permet à l’indice synthétique du climat des affaires de regagner 5 points par rapport au mois d’avril. Tandis que l’horizon s’éclaircit dans les services et le commerce, l’industrie, initialement moins touchée par la crise, est à la peine aujourd’hui.

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PIB allemand, attendons le deuxième trimestre…

Le PIB allemand chute de 2,2 % au premier trimestre, soit de 2,3 % par rapport au premier trimestre 2019. Sans surprise, comme dans le cas britannique ou dans celui des Pays-Bas, ce recul est plus faible que dans les autres pays européens, les mesures de confinement strict ayant été décalées dans le temps et, globalement, moins sévères qu’en France, en Italie ou en Espagne. Reste que le deuxième trimestre sera sans doute nettement plus faible à en juger par les données d’ores et déjà disponibles pour le mois d’avril et la plupart des indicateurs avancés, lesquels continuent de pointer vers une crise in fine plus marquée que celle de 2008 malgré les bons résultats d’aujourd’hui.

 

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L’industrie allemande tient encore mais, manifestement, plus pour longtemps

L’activité industrielle a de nouveau progressé en Allemagne en février après un bond mensuel de plus de 3 % en janvier. Industrie totale hors construction et manufacturière sont ressorties en hausse de 0,5 %. L’épidémie de coronavirus a donc continué de profiter aux industriels outre-Rhin, conséquence principalement de la paralysie de l’économie chinoise avant la propagation de l’épidémie au reste du monde courant mars. La substitution des industriels allemands à leur concurrents chinois pourrait se solder par une hausse de l’activité industrielle au premier trimestre 2020, après six trimestres consécutifs de baisse, tant l’avance prise est importante. Quoiqu’il en soit, la suite de l’histoire se présente assurément sous un autre jour, tant pour l’industrie que pour les services, lesquels signalent d’ores et déjà une très nette détérioration de la conjoncture avec, à la clé une récession exceptionnelle.

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IFO : l’Allemagne en récession

Sans surprise, et dans la foulée du ZEW, les chiffres IFO de climat des affaires connaissent leur plus lourde chute depuis 2005. L’indicateur global passe ainsi de 96 à 87,7. Plus encore que l’indicateur de situation courante, qui ne perd « que » 5 points, à 93,8, c’est le recul des perspectives qui frappe : -11 points à 82, 3 points seulement au-dessus du plus bas de décembre 2008. En revanche, les détails sectoriels nous montrent quelques disparités, avec des services qui dévissent franchement.

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ZEW : deux pas en avant, un pas en arrière

Le ZEW hésite : sans effacer les hausses du mois dernier, les indicateurs des perspectives et des conditions courantes rechutent en février, à 8,7 et -15,7 respectivement. La moyenne des deux composantes, à -3,5 après 8,6, n’aura passé qu’un petit mois en zone positive. L’inquiétude liée au coronavirus explique pour une bonne part ce décrochage exacerbé par la rechute des ventes automobiles en début d’année.

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L’envolée du DAX prend le pas sur le sentiment des analystes, le ZEW rebondit

Le ZEW continue à prendre ses distances par rapport aux données économiques allemandes avec une nouvelle progression de l’indice des perspectives dorénavant franchement en territoire positif, à 10,7 points en décembre, et une inflexion de l’indicateur sur la situation courante qui, bien que toujours très négatif, repasse de ?24,7 à -19,9. Surprenant résultat, au vu des retours récents sur la situation allemande, qui ne semble cependant pas pouvoir être pris pour argent comptant à en juger sur les sous-composantes de cette enquête, en l’occurrence une très forte influence de l’environnement financier récent sur le sentiment des analystes.

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