L’envolée du DAX prend le pas sur le sentiment des analystes, le ZEW rebondit

Le ZEW continue à prendre ses distances par rapport aux données économiques allemandes avec une nouvelle progression de l’indice des perspectives dorénavant franchement en territoire positif, à 10,7 points en décembre, et une inflexion de l’indicateur sur la situation courante qui, bien que toujours très négatif, repasse de ?24,7 à -19,9. Surprenant résultat, au vu des retours récents sur la situation allemande, qui ne semble cependant pas pouvoir être pris pour argent comptant à en juger sur les sous-composantes de cette enquête, en l’occurrence une très forte influence de l’environnement financier récent sur le sentiment des analystes.

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Production allemande : creuse encore !

Mais où sont passées les (rares) nouvelles encourageantes de ces dernières semaines ? Pas dans la production industrielle en tout cas ! Comme préfiguré par les chiffres des commandes d’hier, la production industrielle allemande a poursuivi son déclin en octobre avec une baisse de 1,7 % sur un mois et de 5,3 % sur un an ; elle retrouve ainsi son niveau de la fin 2015. Le diagnostic n’est pas meilleur pour le seul secteur manufacturier, en recul de 1,6 % par rapport au mois de septembre, durant lequel elle s’était déjà contractée de 1,4 %, et de 6,2 % sur un an. Le secteur de la construction qui avait représenté un gros soutien à l’activité en début d’année continue également à perdre du terrain, avec un repli de 2,8 % après son sursaut passager en septembre.

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Les Français ont le moral mais leur porte-monnaie reste fermé !

Bien loin du creux de décembre dernier, les chiffres de confiance des ménages français publiés en début de semaine étaient particulièrement bons, avec une hausse de l’indicateur synthétique de deux points, à 106, un plus haut depuis juin 2017. Hors période électorale, un tel niveau n’avait plus été atteint depuis le début du millénaire. Toutes les composantes, à l’exception de l’opportunité d’épargne, sont ressorties au-dessus de leur moyenne de long terme et la confiance dans la baisse du chômage n’a jamais été aussi forte depuis 27 mois. On aurait tort, à en juger par les données de consommation publiées ce matin, de crier victoire trop vite. En octobre, en effet, les achats des ménages hors composantes énergie et alimentaire, n’ont augmenté que de 0,3 % après avoir chuté de 1,1 % le mois précédent ; résultat, sur un an, leur hausse n’est pas supérieure à 0,9 %, ce qui, malgré tout, est meilleur que le résultat observé sur l’ensemble de leurs dépenses, en repli de 0,2 % au cours des douze derniers mois….

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L’économie allemande et le DAX : on cherche, on ne trouve pas…

Parmi les arguments avancés pour justifier le regain d’optimisme sur l’économie allemande et le DAX, trois sont régulièrement cités :

  • Les espoirs sur le commerce international
  • Ceux d’une politique budgétaire plus porteuse
  • Une moindre dépendance supposée de l’économie à son industrie, grâce à une résilience des services.

Nous avons investi chacun de ceux-ci sans arriver à des conclusions qui permettraient de mieux expliquer l’engouement des marchés, à l’égard des valeur allemandes, particulièrement des industrielles, et le caractère fantaisiste de la hausse du DAX par rapport aux fondamentaux de l’économie allemande.

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Climat des affaires en France : stand-by

Les indicateurs INSEE et Markit du climat des affaires en France sont tous deux stables en novembre, respectivement à 105 et à 52,7, des niveaux toujours plutôt corrects, notamment en comparaison de l’Allemagne. Si l’économie française résiste, elle ne montre pour l’instant aucun signe patent d’amélioration, à l’exception du secteur de l’immobilier dans lequel la baisse des taux d’intérêt semble effectivement porter ses fruits. La situation est stable dans de basses eaux dans les services tandis que les bons retours en provenance du PMI manufacturier jurent trop avec ceux de l’enquête INSEE pour ne pas inspirer la retenue. Il faudra assurément que la France fasse mieux pour que l’horizon se dégage.

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Les enquêtes nationales de l’INSEE et l’IFO, nuancent les PMI, sans infirmer le diagnostic

En septembre, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne a connu son premier rebond depuis 6 mois avec une hausse de 0,3 points pour s’établir à 94,6. De quoi remettre en question les très mauvais chiffres PMI publiés hier ? Pas vraiment : non seulement les rares rebonds observés sont insignifiants en comparaison des baisses des derniers mois, mais les perspectives continuent de se dégrader. En France, en revanche, les chiffres de l’INSEE sont somme toute corrects, avec un climat des affaires en hausse à 106 points. Les pressions sur les prix dans les services et le haut niveau des stocks industriels sont toutefois, nettement moins engageants…

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La BCE et sa cible d’inflation, quelque chose nous échappe…

La rumeur s’est répandue ces dernières heures selon laquelle la BCE s’apprêterait à modifier sa cible d’inflation, laquelle a été interprétée par les marchés comme le signal d’un plus grand degré d’assouplissement monétaire à venir à l’origine d’un accès de faiblesse ponctuel de l’euro dans la journée. Que la BCE réfléchisse à ce type d’ajustement n’est pas impossible au vu des difficultés à parvenir à ses fins depuis plusieurs années maintenant. Que ce changement soit synonyme d’un assouplissement accru de la politique monétaire est loin de couler de source, en revanche. En l’occurrence si la BCE venait à abaisser son objectif d’inflation, ce serait sans doute, en effet, pour le rapprocher de l’inflation présente. Elle aurait donc plutôt moins de raisons de faire plus, non ? À moins que ce geste soit perçu comme une capitulation, ce qui serait potentiellement plus dangereux encore. Décidément, quelque chose nous échappe.

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Bonne nouvelle toute relative en provenance de l’industrie allemande

Bonne surprise ce matin avec l’annonce d’un rebond de la production manufacturière allemande de 0,9 % au mois de mai. La volatilité des données mensuelles impose toutefois de prendre du recul. Après un mois d’avril désastreux, le rebond de mai semble en effet bien modeste et rares sont, sur deux mois, les secteurs à avoir tiré leur épingle du jeu. À en juger par les commandes publiées vendredi, l’activité industrielle a incontestablement plus de chances de continuer à se contracter que l’inverse dans un avenir proche. Non seulement, le contexte à l’exportation n’est guère porteur mais la dégradation de la demande intérieure s’est nettement accélérée, comme en témoigne la baisse de 7% des commandes domestiques depuis le début de l’année.

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