Usure du côté des consommateurs français, l’épargne n’est pas prête de baisser

La consommation des ménages en biens s’est repliée de 4,6 % en janvier par rapport à décembre, ce qui engendre une croissance nulle sur 12 mois. Un chiffre que l’on aurait considéré comme particulièrement mauvais il y a deux ans mais que l’année 2020 a rendu presque normal, d’autant qu’à première vue, les pertes liées au couvre-feu sont un tiers moindres que celles liées au dernier confinement de novembre. A ceci près que le couvre-feu se prolonge, et pourrait même se transformer en confinement sous peu, et que la corde s’use manifestement du côté des consommateurs.

 

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Emballement des taux américains, l’Europe peut difficilement rester à l’écart

Alors que la remontée des taux d’intérêt américains s’accélère, l’Europe est-elle vouée au même sort ? La réponse la plus sure est OUI à en juger par la forte corrélation de long terme entre les rendements des T-Notes et des Bunds à 10 ans, notamment depuis le début des années deux mille. Ce constat ne signifie pas que l’ampleur des mouvements soit systématiquement comparable mais que les périodes de forte hausse des taux d’intérêt à long terme américains sont le plus souvent accompagnées de remontées également significatives en Europe quand bien même, généralement, de moindre importance. Or, ce constat vaut pour tous les pays de la région, notamment en dehors du noyau dur…

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La déprime devient la nouvelle norme en zone euro

Globalement, les indicateurs de climat des affaires de la commission européenne se redressent légèrement en février. Le sentiment économique composite pour la zone euro gagne ainsi trois points par rapport à janvier, pour s’établir à 93. L’indicateur allemand rebondit, lui aussi, de trois points, à 96, et le français récupère un petit point, à 91 ; un mouvement inverse à celui de l’indicateur INSEE. Parmi les quatre grands pays, seule l’Espagne voit son climat des affaires se replier, de 94 à 91. Pas si mal pourrait-on dire au vu d’une situation sanitaire toujours très tendue. Au mois le mois, peut-être ; en termes de niveaux, beaucoup moins : l’Europe semble s’installer dans une période durable de croissance en sous-régime. C’est fondamentalement préoccupant.

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L’inflation européenne rebondit avant même les effets de base

Le CPI en zone euro ressort en hausse de 0,9 % en glissement annuel en janvier, après -0,3 % en décembre, avec un sous-jacent à +1,4 %, un plus haut depuis octobre 2015. Les prix des biens affichent une augmentation sur 12 mois de 1,4 %, après -0,5 % sur fonds de report des soldes, notamment en France. Quant aux services, ils sont eux aussi en forte accélération, à 1,5 % après 0,7 %. Bien que le calendrier français ou le retour à la normale des taxes allemandes constituent des déterminants puissants à ce changement de rythme, l’accélération de l’inflation n’est pas circonscrite à ces pays. Les conditions actuelles ne permettent cependant pas pour l’instant pas de conclure à une rupture brutale du contexte inflationniste.

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PIB européen : un peu meilleur que prévu en 2020, un peu moins bon en 2021…

Le PIB de la zone euro se sera finalement contracté de 6,8 % en moyenne l’an dernier. C’est moins mauvais que généralement attendu grâce à une fin d’année moins pénalisée qu’initialement prévu par le regain de l’épidémie. Au quatrième trimestre, la baisse du PIB n’a été que de 0,7 %, en effet, à raison de 2 % de repli en Italie, 1,3 % en France et d’une légère croissance de 0,1 % en Allemagne et de 0,4 % en Espagne et au Portugal. En fin d’année dernière, l’acquis de croissance pour 2021 est de 2,1 %, ce qui devrait permettre de sauver les meubles cette année. Parviendra-t-on aux 3,9 % attendu par la BCE sur l’ensemble de l’année ?

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L’industrie a résisté au 2ème confinement de novembre, pas la consommation…

Les indicateurs français et allemands illustrent une rare dichotomie entre les tendances respectives de l’activité industrielle et celles de la consommation. Dans la lignée des indicateurs de commandes et de climat des affaires, plutôt cléments voire bons, la production manufacturière a cru de 1,2 % en novembre outre-Rhin et de 0,5 % dans l’Hexagone, quoique dans ce dernier cas les énergies aient fait reculer la production totale de 0,9 %. Premier enseignement, donc, le confinement a eu jusqu’à présent des effets limités sur l’industrie. Le constat n’est pas le même du côté des consommateurs. En France, les achats de biens des ménages ont chuté de 19 %, une contraction d’ampleur comparable à celles observées en mars puis en avril. En Allemagne, où les mesures de restriction ont été moindres, les consommateurs se sont rués sur les achats de biens pour profiter des dernières semaines de TVA à taux réduit. Les lendemains risquent fort de déchanter néanmoins avec le retour du taux normal de TVA en janvier et le durcissement des mesures de distanciation. En somme, il faudrait un miracle pour que la production parvienne à maintenir le cap positif de cet automne en ce début d’année.

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Le symbole envoyé par l’UE est fort mais le compte n’y est pas encore pour une relance

Face aux risques auxquels sont exposés les économies et l’avenir européen, la signature de l’accord de l’UE-27 de ce jour est indiscutablement un événement réconfortant doté d’une valeur hautement symbolique : la concrétisation d’une possible cohésion que l’on désespérait de voir aboutir après près de dix ans d’attente. Vient ensuite le temps du décompte et du nécessaire travail d’estimation de l’enveloppe dédiée aux défis provoqués par la crise sanitaire. Il en résulte un sentiment de déception qu’alimente le risque évident du possible gâchis d’une initiative historique faute d’une concentration suffisante des efforts envisagés !

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Lent déconfinement pour l’industrie allemande

Déconfinement oblige, le mois de mai est franchement meilleur qu’avril, avec une hausse de 10 % des commandes et de la production manufacturières en Allemagne. Reste que ce rebond est loin de combler la chute des deux derniers mois et que le recul par rapport à mai 2019 est de 29 % pour les commandes et de 20 % pour la production. Une simple question de temps, avant que les effets de la crise ne se résorbent, presque automatiquement ? Pas si sûr, au vu des obstacles qui se présentent sur la voie de la reprise.

 

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