Le symbole envoyé par l’UE est fort mais le compte n’y est pas encore pour une relance

Face aux risques auxquels sont exposés les économies et l’avenir européen, la signature de l’accord de l’UE-27 de ce jour est indiscutablement un événement réconfortant doté d’une valeur hautement symbolique : la concrétisation d’une possible cohésion que l’on désespérait de voir aboutir après près de dix ans d’attente. Vient ensuite le temps du décompte et du nécessaire travail d’estimation de l’enveloppe dédiée aux défis provoqués par la crise sanitaire. Il en résulte un sentiment de déception qu’alimente le risque évident du possible gâchis d’une initiative historique faute d’une concentration suffisante des efforts envisagés !

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Lent déconfinement pour l’industrie allemande

Déconfinement oblige, le mois de mai est franchement meilleur qu’avril, avec une hausse de 10 % des commandes et de la production manufacturières en Allemagne. Reste que ce rebond est loin de combler la chute des deux derniers mois et que le recul par rapport à mai 2019 est de 29 % pour les commandes et de 20 % pour la production. Une simple question de temps, avant que les effets de la crise ne se résorbent, presque automatiquement ? Pas si sûr, au vu des obstacles qui se présentent sur la voie de la reprise.

 

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Selon les PMI, la France a renoué avec la croissance en juin, pas l’Allemagne

La reprise de l’activité se confirme un peu partout à en juger par les premiers résultats des enquêtes PMI publiées ce matin. Mais la situation sur le front de la demande reste très fragile et peu porteuse, notamment à l’exportation. Cette situation entraîne de grands écarts selon les pays. Au Japon et en Allemagne, la reprise est incontestablement plus lourde qu’en France, seule économie à avoir renoué, à ce stade, avec la croissance, à en juger par le PMI composite remonté à 51,3 contre 45,8 Outre Rhin et 37,9 au Japon.

 

 

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IFO : Les perspectives remontent, mais la reprise attendra

L’opinion des entreprises allemandes sur la situation économique présente ne s’est pas améliorée en mai malgré le déconfinement décidé en début de mois, avec un indicateur stagnant à 79. Leurs perspectives remontent en revanche de 11 points ce qui permet à l’indice synthétique du climat des affaires de regagner 5 points par rapport au mois d’avril. Tandis que l’horizon s’éclaircit dans les services et le commerce, l’industrie, initialement moins touchée par la crise, est à la peine aujourd’hui.

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PIB allemand, attendons le deuxième trimestre…

Le PIB allemand chute de 2,2 % au premier trimestre, soit de 2,3 % par rapport au premier trimestre 2019. Sans surprise, comme dans le cas britannique ou dans celui des Pays-Bas, ce recul est plus faible que dans les autres pays européens, les mesures de confinement strict ayant été décalées dans le temps et, globalement, moins sévères qu’en France, en Italie ou en Espagne. Reste que le deuxième trimestre sera sans doute nettement plus faible à en juger par les données d’ores et déjà disponibles pour le mois d’avril et la plupart des indicateurs avancés, lesquels continuent de pointer vers une crise in fine plus marquée que celle de 2008 malgré les bons résultats d’aujourd’hui.

 

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-21 % pour le PIB français à la mode US contre seulement -4,8 % pour ce dernier ?

Fidèles aux estimations préliminaires de la Banque de France, les données du premier trimestre de l’INSEE décrivent une contraction de 5,8% du PIB français au premier trimestre de cette année ce qui représente un repli de 5,4 % sur un an. Sans surprise, la chute de la consommation privée (-6,1 %) et de l’investissement (-11,8 % dans l’ensemble) expliquent l’essentiel de ce mauvais chiffre, avec néanmoins un facteur additionnel inattendu dans la contraction de 2,4 % de la dépense publique, laquelle semble également avoir pâti de la paralysie de l’activité.

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Les PMI d’un avril meurtrier auquel aucun pays européen ne réchappe

Les résultats préliminaires des enquêtes PMI du mois d’avril publiés ce matin sont partout calamiteux, avec finalement très peu d’écarts entre les pays. Que ceux-ci aient été plus ou moins fortement exposés à l’épidémie ou qu’ils aient pris des mesures de distanciation plus ou moins strictes et rapides, les indices composites du climat des affaires sont dans un mouchoir de poche, compris entre 11 et 17 points en avril. À ce titre, la chute des indicateurs allemands dans des proportions très comparables à ce qui est constaté en France ou au Royaume-Uni constitue sans doute la plus mauvaise surprise. Si les indices manufacturiers témoignent partout d’un approfondissement de la crise, c’est surtout par le bas niveau atteint par les PMI des activités des services que ces enquêtes sidèrent et risquent de questionner les premiers chiffrages de l’épidémie sur la croissance, par ailleurs, fragilisés par la chute simultanée des indicateurs de confiance des ménages dans la plupart des pays.

 

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L’industrie allemande tient encore mais, manifestement, plus pour longtemps

L’activité industrielle a de nouveau progressé en Allemagne en février après un bond mensuel de plus de 3 % en janvier. Industrie totale hors construction et manufacturière sont ressorties en hausse de 0,5 %. L’épidémie de coronavirus a donc continué de profiter aux industriels outre-Rhin, conséquence principalement de la paralysie de l’économie chinoise avant la propagation de l’épidémie au reste du monde courant mars. La substitution des industriels allemands à leur concurrents chinois pourrait se solder par une hausse de l’activité industrielle au premier trimestre 2020, après six trimestres consécutifs de baisse, tant l’avance prise est importante. Quoiqu’il en soit, la suite de l’histoire se présente assurément sous un autre jour, tant pour l’industrie que pour les services, lesquels signalent d’ores et déjà une très nette détérioration de la conjoncture avec, à la clé une récession exceptionnelle.

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