Les sous-jacents du marché américain de l’ère Trump à rude épreuve face au Covid-19

La performance sectorielle des marchés américains est restée relativement constante depuis l’élection de D. Trump en novembre 2016. Parmi les grands gagnants : les nouvelles technologies, la santé et la consommation discrétionnaire se détachent assez distinctement des autres secteurs boursiers, sans parler des plus sanctionnés qu’ont été l’énergie, les financières et les industrielles. La crise du Covid 19 n’a pas particulièrement modifié la donne depuis ses débuts. Les valeurs technologiques, plutôt bénéficiaires des effets de la pandémie, ont continué à surfer sur les mauvaises nouvelles conjoncturelles, la santé a plutôt tiré son épingle du jeu des espoirs portés par la recherche de remèdes ou vaccins contre le Covid-19 et les valeurs de consommation discrétionnaires ont été épargnées dans un contexte de baisse des taux d’intérêt et de mesures de soutien exceptionnelles aux ménages américains. En somme, la vie a poursuivi son cours sur des marchés dopés aux liquidités, très peu soucieux de la réalité économique. Les données calamiteuses du mois d’avril, sur fond de regain de tensions commerciales entre D. Trump et Xi Jinping, pourraient finir par rebattre les cartes.

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L’économie américaine engloutie

Le tableau que renvoie l’économie américaine est chaque jour un peu plus apocalyptique. Alors que l’épidémie de coronavirus poursuit sa course folle, les indicateurs économiques tombent tour à tour comme des pierres, FED et Administration adoptent quasi-quotidiennement de nouvelles mesures de sauvetage dont nul ne sait plus dire à quoi elles mèneront, si elles peuvent être d’une quelconque efficacité ou risquent de se révéler contre-productives tandis que, sur les marchés financiers, se succèdent les ondes de choc : bourse, pétrole, banques, obligations d’entreprises, bons du trésor, marché hypothécaire… Emporté par la maladie, le château de cartes de la première économie mondiale n’a pas eu le temps de vaciller qu’il semble déjà sur le point d’être englouti.

 

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Branle-bas de combat velléitaire contre le Covid-19

Le temps des réponses des responsables de politique économique à la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 s’accélère. Après la FED, la Banque du Canada ou d’Australie, premières à agir en début de mois, la Banque d’Angleterre est passée à l’offensive ce matin avec l’adoption d’un paquet de mesures monétaires dont une baisse « en urgence » de 50 points de base de ses taux directeurs, à 0,25 %. Mme Lagarde, attendue ce jeudi, devrait également sortir l’arsenal de mesures censées prévenir une crise dont les conséquences pourraient, selon ses propres dires, être comparables à celle de 2008. Quant à la FED, il ne serait pas surprenant qu’elle avance de nouveaux pions avant même son prochain FOMC, le 18 mars, face à la panique en présence sur les marchés financiers….

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FED : «Trop de précipitation cause la ruine*»

La FED vient d’annoncer sa décision d’abaisser de 50 points de base ses taux directeurs, de 1,50 %-1,75 % à 1,00 %-1,25 %, une action que nous avions envisagée comme possible cette semaine en cas d’hémorragie persistante des marchés financiers mais que la remontée de 5 % des indices américains comme ils l’ont fait hier nous avait conduit à écarter.

Incompréhensible, sinon stupide, cette décision que l’on est indiscutablement amené à observer à la lueur de la pression insistante du président D. Trump, risque fort de se retourner contre la FED sous peu. Alors que le pic de l’épidémie en dehors des frontières chinoises pourrait prendre deux ou trois semaines avant d’être confirmé et que les conséquences économiques du Covid-19 sont principalement à venir, que fera la FED pour faire face, le cas échéant, aux mauvaises nouvelles encore à venir ? De quelles marges disposera-t-elle qui pourraient être exercées sans signaler un virage forcé vers une situation de taux zéro, voire négatifs ?

Les marchés apprécieront, mais notre première réaction est assurément très négative. Les bourses se laisseront-elles prendre au piège ? Pas sûr tant la situation devient grotesque. Une chose est sûre, l’or en tirera d’autant plus de bénéfices, quant aux banques américaines, elles risquent d’avoir du mal à digérer la pilule.

Ci-après le communiqué de la FED : « Les fondamentaux de l’économie américaine restent solides. Cependant, le coronavirus présente des risques évolutifs pour l’activité économique. À la lumière de ces risques et pour atteindre ses objectifs maximaux en matière d’emploi et de stabilité des prix, le Federal Open Market Committee a décidé aujourd’hui de réduire de 1/2 à 1 à 1-1 / 4 la fourchette cible du taux des fonds fédéraux. pour cent. Le Comité suit de près l’évolution de la situation et ses implications pour les perspectives économiques et utilisera ses outils et agira de manière appropriée pour soutenir l’économie.»

*Proverbe grec

Allo, Dr. Powell, c’est pour une épidémie de grippe cette fois-ci…

Contrairement au consensus, nous avions privilégié dans notre scénario du mois de décembre l’hypothèse de nouvelles baisses des taux directeurs de la FED avant la fin de l’année. Les raisons étaient simples : déceptions économiques et instabilité financière finiraient par appeler la Fed au secours à un moment où l’autre, année électorale ou non. Dans notre scénario, cela intervenait plutôt au second semestre 2020 sans avoir véritablement les moyens de préciser davantage le timing de cette prévision, surtout là pour souligner notre conviction que J. Powell n’hésiterait pas à agir si les perspectives de marchés commençaient à virer de bord, ce qu’elles finiraient, à nos yeux, immanquablement par faire après l’exubérance de début d’année. Peu audible jusqu’alors cette hypothèse l’est davantage ces derniers jours…

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J. Powell dope les anticipations de baisse des taux, fait bondir l’euro, le yen et l’or…

La FED semble être passée d’une posture du « wait & see » à celle du « WAIT, WAIT, WAIT » ! Selon le scénario médian privilégié par le FOMC, les taux directeurs conserveraient leur niveau actuel de 1,6 % jusqu’en décembre de l’année prochaine, avant de monter d’un quart de point en 2021 et encore d’un quart de point en 2022, afin de terminer leur course à 2,1 % dans trois ans ! En d’autres termes, la FED ne voit plus de risque d’inflation. En dépit de perspectives de maintien du taux de chômage autour de ses niveaux présents, dans une fourchette de 3,5 % à 3,7 % d’ici fin 2022, sa prévision d’inflation reste inchangée, à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2021 et 2022. Dans de telles conditions, pas de place pour des hausses de ses taux directeurs dont la projection a été revue en baisse de 2,4 % à 2,1 % d’ici fin 2022 par rapport aux projections de septembre.

 

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J. Powell dope les anticipations de baisse des taux, fait bondir l’euro, le yen et l’or…

La FED semble être passée d’une posture du « wait & see » à celle du « WAIT, WAIT, WAIT » ! Selon le scénario médian privilégié par le FOMC, les taux directeurs conserveraient leur niveau actuel de 1,6 % jusqu’en décembre de l’année prochaine, avant de monter d’un quart de point en 2021 et encore d’un quart de point en 2022, afin de terminer leur course à 2,1 % dans trois ans ! En d’autres termes, la FED ne voit plus de risque d’inflation. En dépit de perspectives de maintien du taux de chômage autour de ses niveaux présents, dans une fourchette de 3,5 % à 3,7 % d’ici fin 2022, sa prévision d’inflation reste inchangée, à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2021 et 2022. Dans de telles conditions, pas de place pour des hausses de ses taux directeurs dont la projection a été revue en baisse de 2,4 % à 2,1 % d’ici fin 2022 par rapport aux projections de septembre.

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Les banques centrales dans l’inconfort

FED et BCE se réunissent cette semaine et délivreront leur verdict ce soir pour la première et demain pour la seconde. Aucun changement de politique monétaire n’est attendu mais les incertitudes sont élevées sur ce que pourraient laisser suggérer les détails de leur communication pour les perspectives 2020. Ni la FED ni la BCE ne jouent une partition facile. Si toutes deux ne doutent pas de la nécessité de maintenir des conditions monétaires accommodantes, voire très accommodantes dans le cas de la BCE, aucune ne semble confortable avec l’excès d’appétit pour le risque provoqué par leur action récente, sur fond de très faibles progrès en matière d’anticipations de long terme d’inflation.

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