La Banque d’Angleterre peut attendre décembre pour franchir le Rubicon

En septembre, les prix à la consommation au Royaume-Uni ont augmenté de 3,1 % sur un an, un dixième de point de moins qu’en août. Cette décélération, principalement due aux effets de base dans la restauration dans la foulée des baisses de taxes d’août 2020, est peu significative mais, apparemment, suffisante, à en juger par le repli des taux d’intérêt à terme et de la livre Sterling, pour apaiser les craintes d’une remontée imminente des taux directeurs de la Banque d’Angleterre. Le répit a pourtant tout lieu d’être de courte durée. En effet, la hausse des tarifs de gaz et d’électricité est intervenue en octobre et jouera donc pleinement sur les données du même mois, au cours duquel la composante pétrolière sera également en nette hausse sur un an. L’inflation est donc amenée à rebondir vivement à très brève échéance, comme l’attend, du reste, la Banque centrale qui a d’ores et déjà prévenu qu’elle devrait « agir » face à ce risque. Vu sous cet angle, le léger recul de l’inflation de septembre ne devrait pas modifier grand-chose à ses intentions. Sauf que l’environnement étant ce qu’il est, remonter ses taux directeurs pourrait paraître, à bien des titres, inapproprié. Alors que ces données lui offrent la possibilité d’attendre un peu avant de se jeter à l’eau, on comprendrait qu’elle opte pour cette option : reculer pour mieux sauter le Rubicon.

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Banque d’Angleterre et PCE américains font sortir les marchés de taux de leur torpeur

Voilà le genre de déclarations auxquelles il va sans doute falloir s’habituer. Après avoir annoncé un ralentissement de ses achats d’actifs il y a trois semaines, la Banque d’Angleterre pourrait considérer la perspective d’une remontée de ses taux d’intérêt courant 2022, selon l’un des membres de son Comité de politique monétaire Gertjan Vlieghe. L’annonce a surpris. L’inflation britannique est loin d’avoir été parmi les plus vigoureuses ces derniers mois et les perspectives économiques post-Brexit sont encore aux proies à de nombreuses interrogations. Mais la reprise est là, elle est plutôt vigoureuse et incite la BoE à revoir à la hausse ses prévisions. Les déclarations de Vlieghe sont un peu comme la réponse du berger à la bergère.

 

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Postview Inflation Royaume-Uni : La décélération s’accentue

L’inflation au Royaume-Uni en septembre a ralenti à 2.4% en g.a. après 2,7 % le mois précédent. Un chiffre en ligne avec nos attentes mais très en deçà de celles du consensus (2,6 %). La surprise à la baisse est venue de l’alimentation mais aussi de l’inflation sous-jacente qui reprend son mouvement de ralentissement après le rebond temporaire du mois d’août ; un résultat à même de tempérer les craintes de la Banque d’Angleterre sur les risques de hausses des pressions inflationnistes domestiques.

L’inflation RPI a aussi ralenti à 3.3% en g.a après 3,5 %, en deçà des attentes du consensus pour un chiffre stable.

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Barbecue à consommer avec modération, sous réserve de voir les taux directeurs britanniques remonter

Après un hiver particulièrement froid au cours duquel la consommation britannique a été bridée, les températures se sont normalisées outre-Manche, provoquant un rattrapage des dépenses en avril et mai, mois au cours desquels la croissance des ventes de détail s’est redressée de respectivement 1,9 % puis 1,3 % en volume. Mark Carney, qui avait été contraint de ravaler son chapeau début mai à la suite des déceptions de début d’année, n’a pas attendu très longtemps pour reprendre son bâton de banquier central : rassuré sur l’état de santé de l’économie britannique il s’est engagé une nouvelle fois sur la voie périlleuse d’une quasi promesse de remontée des taux directeurs qui, selon toute évidence, prendrait place en août.

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Les marchés saluent les succès diplomatiques de D. Trump ! À moins que ce ne soit le rétropédalage des banquiers centraux…

C’est sans doute le propre d’un environnement dans lequel continuent à abonder les liquidités, les marchés sont résilients !

En dépit des déceptions économiques, mondiales, des menaces sur les perspectives de croissance provoquées par l’envolée des cours du pétrole et de la montée des risques géopolitiques sur la scène internationale, les marchés d’actions mondiaux ont repris des couleurs depuis le début du mois, avec, au cours des huit derniers jours, une progression de 3,5 % du S&P 500 américain, de 2,4 % pour l’indice MSCI monde et une poursuite sur leur lancée du CAC et du Footsie. Le contexte voudrait que l’on observe ce mouvement avec la plus grande circonspection mais le bon sens n’est pas toujours le meilleur conseiller en matière boursière, notamment en régime de QE. Lire la suite…

Après l’inflation et les ventes au détail, le PIB britannique porte sans doute un coup fatal aux perspectives de hausse des taux de la Banque d’Angleterre

Au premier trimestre, la croissance du PIB réel britannique n’a pas dépassé 0,1%, soit nettement moins que les 0,3 attendus, après une progression de 0,4% au quatrième trimestre 2017.

Malgré deux trimestres revigorés, l’économie britannique n’a pas progressé de plus de 1,2% au cours de l’année écoulée, sa plus faible performance depuis 2012.

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La Banque d’Angleterre a un deuxième problème : la consommation bât de l’aile…

En mars, les ventes de détail se sont contractées de 1,2 % au Royaume-Uni, une baisse largement supérieure aux attentes, principalement due à la chute de plus de 7 % des dépenses en essence. Hors ces dernières, le volume d’achats s’est néanmoins replié de 0,5 %, annulant la progression de février, de sorte qu’avec une hausse de moins de 0,1 % en janvier, les ventes de détail hors essence ont littéralement stagné au premier trimestre.

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