L’inflation allemande est ressortie à 3,3 % en septembre, après 2,9 % en août. La première économie de la zone euro s’en sort plutôt bien avec une hausse de son taux annuel d’inflation de moins de quatre dixièmes. Les autres ont été moins protégées : la France et l’Espagne, avec une hausse de 0,6 point, la Belgique et l’Italie avec des accélérations de 0,7 et 0,9 point respectivement. Autant dire que les choses vont vite. En moyenne, l’inflation des cinq pays de la zone euro dont les données ont été publiées, généralement un bon proxi de celle de l’union monétaire dans son ensemble, ressort à 4 % en septembre après 3,4 % en août (contre 3,3 % pour l’inflation effective).
Il est peu probable que la BCE prenne de tels résultats à la légère. Malgré les deux remontées de ses taux directeurs en juin et septembre, l’accélération de l’inflation produit l’effet inverse de celui recherché, à savoir, l’écrasement en territoire plus négatif encore de ses taux réels. Voilà qui n’est certainement pas du goût de la grande majorité des membres de la BCE, quoiqu’il en soit des évolutions des taux de financement à long terme, lesquels pourraient être également dépassés par l’inflation ce mois-ci, du moins s’agissant du Bund allemand.







