Le pragmatisme britannique à l’épreuve de l’utopie ultra libérale

Quel futur choisira Boris Johnson pour l’économie britannique à partir de maintenant ? Cette question taraude les esprits. Faute de connaitre la stratégie que privilégiera le premier ministre britannique, c’est à un imbroglio de scénarii à y perdre son latin que se confronte celui qui se penche sur le sujet. A bien y réfléchir, pourtant, les vraies options se résument principalement au nombre de deux :

  • soit B. Johnson joue la carte de la sécurité économique, autrement dit celle qui préserve de solides liens avec l’UE et privilégie la conciliation, quitte à s’asseoir sur un certain nombre de ses promesses électoralistes.
  • soit il rompt véritablement les ponts avec Bruxelles ce qui le mène immanquablement dans une bataille idéologique qui ne trouvera de sens que dans l’expression d’un jusqu’au-boutisme libéral aux développements et conséquences très largement incertaines.

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Les bourses, le pétrole et les taux dans les starting-blocks après la pluie de bonnes nouvelles

Nous y voilà, enfin ; le Brexit se précise et Chine et États-Unis auraient trouvé un compromis pour échapper à la hausse des droits de douanes américains à partir de dimanche. Après avoir monopolisé l’attention tout au long de l’année écoulée, les deux principaux sujets d’inquiétude pourraient donc être mis de côté. Le Royaume-Uni devrait, en effet, sortir de l’UE le 31 janvier et entamer des négociations sans doute compliquées avec l’UE mais le risque de prolongation de la période d’incertitude politique, voire d’un éventuel nouveau référendum, est évacué. Côté américain, nul ne croit véritablement à la fin de la guerre commerciale mais les développements de ces derniers jours semblent confirmer que D. Trump ne veut pas polluer sa campagne électorale avec ce sujet de préoccupation pour les ménages et entreprises américaines. Exit donc, le risque d’escalade commerciale d’ici novembre 2020. Les bourses saluent comme il se doit ces bonnes nouvelles et les marchés dans leur ensemble sont tentés de porter aux nues le scénario de reflation qui va implicitement de pair… et sans lequel le boom des actions de ces dernières semaines restait fondamentalement bancal.

Sauf pirouette de dernier moment de D. Trump, la voie semble toute tracée pour une embardée des cours du pétrole comme, probablement, de la plupart des matières premières et, simultanément, une envolée des taux d’intérêt futurs…. Reste à savoir si la situation économique répondra favorablement à ces attentes. C’est tout l’enjeu du scénario 2020, qui divise la communauté des économistes des marchés, à savoir : l’amorce d’une reprise durable ou un faux départ de fin de cycle ? De la réponse à cette question dépendra la capacité à absorber des hausses de prix des matières premières et des taux d’intérêt que pourrait provoquer l’élimination des deux principales sources d’inquiétude.

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Brexit, ‘not yet’ ; gardons-nous de tirer des plans sur la comète

Trois ans et demi se sont écoulés depuis le référendum qui ouvrit le début de l’épopée d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE. Plus de trois années au cours desquelles le dossier semble n’avoir fait que se complexifier pour être aujourd’hui dans l’incapacité d’aboutir dans des conditions satisfaisantes pour les différentes parties engagées. Politiques, économistes, chefs d’entreprises et citoyens européens, tous ont aujourd’hui envie d’en finir, au risque d’accepter des compromis que seule l’usure pourrait justifier.

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La perspective d’un hard Brexit s’éloigne ; les marchés des changes l’ont compris

Du long périple de ces derniers mois, il ressort au moins une conclusion claire : paradoxalement, la perspective d’un « hard Brexit » qui verrait le Royaume-Uni quitter l’Union Européenne sans accord préalable n’est souhaitée par personne, ni par les Britanniques ni par les Européens. Le temps est loin où T. May affirmait qu’il valait mieux un Brexit sans accord qu’un mauvais accord tant l’approfondissement du sujet a montré à quel point une telle démarche serait folle.

Au lendemain du rejet retentissant de l’accord de divorce négocié par Theresa May avec l’Union européenne, l’incertitude est maximale sur ce qui pourrait suivre mais le cadre est posé : l’éventualité d’une sortie effective du Royaume-Uni de l’UE sans accord le 29 mars a presque disparu du radar à la faveur d’une solution, certes, encore inconnue mais ardemment recherchée. Nous l’écrivions avant-hier (ici) : les péripéties autour de ce dossier ne s’arrêteront pas après le vote du parlement.

Il s’agit là, probablement de la principale explication de la résilience de la livre Sterling au rejet de l’accord de T. May. En somme, une réaction de bon sens, personne ne pouvant décemment imaginer qu’un responsable politique quel qu’il soit propulse son pays dans l’abîme que serait celui d’un hard Brexit. À ce titre, même l’hypothèse d’un second référendum, aux résultats incertains, semble devoir être mise à l’écart, pour un temps au moins.

D-DAY Britannique

La Chambre des communes votera demain mardi sur l’accord de divorce négocié par Theresa May avec l’Union européenne. Les chances d’un rejet sont particulièrement élevées. Si tel venait effectivement à être le verdict, les Britanniques se trouveraient acculés à quitter l’UE sans accord le 29 mars, une hypothèse unanimement redoutée de part et d’autre de la Manche pour l’imprévisibilité de ses conséquences économiques. Les péripéties ne s’arrêteront probablement pas au vote de demain, cependant.

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Brexit stress

L’incertitude franchit un nouveau sommet après le report du vote sur l’accord de Brexit par Theresa May.

Nul ne pouvant plus imaginer que les responsables britanniques assument la folle décision de lancer leur pays dans le néant d’un Brexit sans accord préalable avec l’UE, l’espoir, aussi mince était-il, que Theresa May arrache une majorité au Parlement subsistait tant que le vote prévu demain était maintenu. Voilà qui n’est plus. En annonçant, après une immense confusion depuis le début du week-end, le report de ce vote, la 1ère Ministre Theresa May, a réveillé le spectre d’un impossible compromis, réouvrant par là-même toutes les options. L’économie britannique déjà fort mal en point n’en sortira assurément pas consolidée.

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