J. Powell sur un siège éjectable, peut-il éviter de préparer le terrain à une baisse des taux ?

Selon une information Bloomberg, la Maison Blanche aurait étudié la possibilité de rétrograder J. Powell. Dans de telles conditions, on imagine aisément l’inconfort du président de la FED au terme du FOMC de ces deux derniers jours. Ces conditions ne sont assurément pas les meilleures pour gérer comme il se devrait une situation complexe et, pour le moins, risquée. J. Powell voudra-t-il marquer l’indépendance de l’institution dont il a la charge ou préfèrera-t-il prendre le risque de donner l’impression qu’il cède aux doubles pressions du marché et du président D. Trump ? Pas facile de trouver une option gagnant-gagnant de ces deux options…

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Branle-bas de combat monétaire : à quoi s’attendre ? (Mise à jour de notre scénario)

« Nous surveillons de près les implications de ces développements pour les perspectives économiques américaines et, comme toujours, nous agirons comme il convient pour soutenir la croissance ». Ces propos tenus le 4 juin par J. Powell au sujet de la guerre commerciale, en dehors du cadre habituel du FOMC, auraient pu tomber dans l’escarcelle de la seule expression de sa vigilance, sans conséquence majeure sur la trajectoire monétaire immédiate, au vu notamment, de la bonne santé économique présumée de l’économie américaine il y a peu. Dix jours plus tard, rien de cela. Face à la détérioration rapide des indicateurs conjoncturels, au durcissement de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, à la multiplication des menaces de D. Trump à l’égard de trop nombreux pays, la vigilance exprimée par le président de la FED a fini par convaincre d’un vraisemblable passage à l’acte dans de très brefs délais, possiblement dès le FOMC de la semaine prochaine. Si la certitude d’une baisse des taux dès le 19 juin n’est pas encore établie, celle d’une action à venir d’ici à l’automne et au-delà s’est nettement accrue et entraîne d’ores et déjà de profonds changements à notre scénario.

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Jérôme_Powell dans la démesure

Nous attendions de la FED qu’elle infléchisse son discours et prépare les marchés à un statu quo lors de son prochain FOMC de mars mais qu’elle garde, néanmoins, la main en vue d’éventuelles remontées de ses taux directeurs plus tard, courant 2019, quand bien même notre scénario n’envisage pas qu’elle en ait l’occasion avant, peut-être, la toute fin d’année. La FED est allée plus loin encore. Par ses commentaires sur le fait que le niveau des fed funds était approprié, globalement neutre, et en l’absence de référence à un quelconque risque inflationniste futur, le message envoyé par Jérôme Powell apparaît incontestablement conciliant. Un tel revirement est pour le moins troublant à ce stade du cycle et compte-tenu de la confiance, par ailleurs, affichée sur les perspectives macro-économiques américaines.

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FOMC – Donald Trump semble avoir déjà pris place au board de la FED !

Comme attendu, la FED a relevé d’un quart de point son taux directeur à 2,25 %. Jusque-là pas de scoop. Plus surprenants sont les changements apportés à son communiqué et à ses prévisions :

  • La FED a retiré de son communiqué l’appréciation selon laquelle la politique serait accommodante ; en d’autres termes, le niveau des taux directeurs serait proche de celui correspondant à la neutralité de la politique monétaire. La hausse des Fed Funds pourrait donc approcher son terme, sous réserve que l’inflation n’impose pas de passer en mode restrictif. On note à ce titre que ses prévisions de taux d’intérêt ne sont pas modifiées.

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Les PME américaines enfin, plus promptes à investir. Les choses se compliquent pour J. Powell

Nous avons suffisamment souligné l’anomalie de ces derniers mois au cours desquels le moral des PME américaines culminait sans être accompagné d’une quelconque amélioration de leurs perspectives d’investissement pour ne pas manquer les conclusions de l’enquête NFIB de ce mois-ci. En Août, le moral des PME grimpe davantage pour atteindre un record historique. Élément nouveau toutefois, leur moral s’accompagne maintenant d’une nette hausse de leurs perspectives d’investissement, avec un retour sur leur plus haut niveau depuis 2006.

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Minutes du FOMC – Sans convictions suffisantes, des minutes finalement plus ‘dovish’ qu’attendu

Lors de sa conférence de presse post FOMC, le 14 juin, Jérôme Powell, le président de la Fed a commencé son allocution par les mots suivants : ‘le principal point à retenir est que l’économie se porte très bien’. Assortie d’une révision à la hausse de ses projections de la FED en faveur de quatre hausse des taux, plutôt que trois, cette année, d’un relèvement de ses prévisions de croissance et d’inflation et d’une promesse de RDV toutes les six semaines, au terme de chacun des FOMC, à partir de janvier, le message semblait des plus clairs : la FED était confiante et s’apprêtait à durcir le ton, envisageant de passer en mode restrictif en programmant une remontée de ses taux au-dessus de leur neutralité (cf « FOMC-RDV toutes les six semaines »).

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