M. Draghi avait oublié le change le mois dernier…

Face à l’embellie des perspectives européennes et mondiales, Mario Draghi a récemment mis en sourdine le risque de volatilité du taux de change de l’Euro qu’il avait présenté à la fin de l’été comme un des facteurs clés de l’orientation de la politique de la BCE. Les raisons d’envisager un prolongement du programme d’achat d’actifs sont, dès lors, difficiles à trouver et la BCE jugera sans doute utile de préciser cet état de fait. Reste l’épineuse question, du comment procéder et du risque d’emballement des marchés.

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Les marchés jouent la reflation avant l’heure

L’adoption de la réforme fiscale américaine et le regain de confiance sur les perspectives économiques mondiales ont donné de l’élan au scénario de reflation sur les marchés financiers. Ce changement de perception s’est traduit par une forte remontée des cours du pétrole, des anticipations d’inflation et du niveau des taux d’intérêt, le tout dans un contexte de solide progression des indices boursiers. Lire la suite…

Krach du dollar, la perle protectionniste

Lorsque nous avions, en septembre dernier, envisagé la possibilité d’un krach du dollar, notre conclusion était, à l’évidence, trop précoce. Les effets dopant des ouragans sur la conjoncture économique américaine et la conviction que les républicains finiraient par faire adopter une réforme fiscale aux effets largement stimulants pour la croissance, ont contredit nos propos. Pourtant, à en juger par la confiance des ménages, ceux-ci ne voient pas forcément leur situation sous un jour plus encourageant depuis le vote de cette réforme.

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La hausse du ZEW redonne de l’espace au DAX

L’indice ZEW du climat des affaires s’est redressé en janvier sous l’effet d’une remontée simultanée de ses deux composantes sur les conditions courantes et perspectives. Une telle hausse n’était pas assurée compte-tenu des niveaux déjà élevés de l’indice. Le déblocage de la situation politique peut y avoir participé tandis que le sentiment à l’égard des grands secteurs exportateurs et des financières s’améliore substantiellement.

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So the era of low interest rates will soon be over, right?

Trends in the financial markets have accelerated in the last few days. After hesitating slightly at the start of 2018, it is increasingly obvious to investors that reflation is around the corner. That belief is based on widespread growth, a surging oil price, the first positive effects of Donald Trump’s tax reform – with giant US companies promising to repatriate profits – and good news on investment and jobs. It is hard to see how that situation could fail to end the phase of latent deflation in the last few years and support expectations – seen throughout 2017 – of inflation getting back to normal. The impact of rising oil prices alone could significantly change the inflation situation, judging by how sensitive inflation is to movements in oil prices. If crude stabilises at $70 per barrel between now and the summer, inflation could rise by more than half a point in the industrialised world, taking it well above the 2% target that it touched only briefly in February 2017.

So what could prevent a significant increase in interest rates? It is very tempting to change our outlook for 2018. How is the interest-rate environment likely to develop?

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Alors, les taux bas, c’est bientôt fini, vraiment ?

Les tendances s’accélèrent sur les marchés financiers ces derniers jours. Après avoir quelque peu hésité en tout début d’année, les investisseurs ont fini par se rendre à ce qui leur paraît de plus en plus évident : la reflation serait au coin de la rue. Croissance généralisée, envolée des cours du pétrole, premiers effets positifs de la réforme de D. Trump avec les promesses de rapatriement des bénéfices étrangers des géants américains, investissements et emplois à la clé… Difficile de ne pas voir dans cette configuration de quoi mettre un terme à la période de déflation larvée de ces dernières années et à l’attente d’une normalisation de l’inflation qui a jalonné 2017 de ses premiers à ses derniers jours. Les seuls effets mécaniques de l’envolée des cours du pétrole pourraient bien changer la donne, en effet, à en juger par la sensibilité de l’inflation aux évolutions de ce dernier. À supposer que les prix du baril se stabilisent à 70 $ d’ici à l’été, l’inflation pourrait gagner plus d’un demi-point dans le monde industrialisé ; elle se redresserait ainsi bien au-delà de l’objectif de 2 % qu’elle n’a que très brièvement connu en février 2017.

Dès lors, quelles pourraient être les raisons susceptibles d’empêcher une remontée sensible des taux d’intérêt ? De fait, la tentation est grande de voir 2018 sous un jour nouveau. Comment l’environnement de taux risque-t-il d’évoluer ?

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La croissance résiste en Chine, c’est officiel….

En 2017, la croissance chinoise est ressortie à 6.9 %, après 6,7 %, sa première hausse après six ans de décélération/stagnation. La bonne nouvelle pourrait perdre un peu de son lustre face à la multiplication récente des révélations de ‘Fake economic data‘, sur le trucage des chiffres de croissance régionaux. Toutefois, davantage que les niveaux absolus de croissance de l’économie chinoise, au sujet desquels chacun s’est fait sa religion, c’est le momentum que les marchés suivront. Or, celui-ci, est plutôt meilleur qu’attendu.

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Un beigebook peu palpitant et peu susceptible de perturber l’exubérance des indices américains

Peu d’éléments palpitants à retirer du premier Beige book de l’année publiée par la FED. La croissance est qualifiée de modeste à modérée dans la plupart des États, à l’exception de la Fed de Dallas rapportant une augmentation robuste de l’activité, à rapprocher du surcroit d’activité suite aux ouragans.

Les retours s’agissant de l’inflation n’évoluent guère. La modération salariale se poursuit malgré des difficultés croissantes à l’embauche de travailleurs qualifiés. Si des hausses de salaires sont notées par quelques districts, la plupart d’entre eux continuent de la qualifier de « modeste ».

Les tensions croissantes sur les prix de l’immobilier sont soulignées, souvent expliquées par une offre insuffisante.

Si ce rapport n’a rien pour contrarier la FED, il ne contient rien, non plus, pour la pousser à aller plus vite en besogne. En d’autres termes, rien qui ne soit susceptible de stopper la tendance à l’aplatissement de la courbe des taux ni la faiblesse du dollar. L’indice Dow Jones, qui a hésité à franchir les 26 000 points hier, peut poursuivre son chemin ; ceci d’autant plus que la plupart des entreprises contactées par la FED de Chicago sur l’impact de la réforme fiscale pensent en tirer profit.