Scénario trimestriel : renouveau industriel contre digitalisation des services : quel modèle?

L’environnement économique mondial demeure profondément incertain. Si le scénario de reflation privilégié par les marchés est largement poussé par la perspective de la fin de l’épidémie, les mesures de relance et les politiques de verdissement potentiellement très favorables à l’industrie, la digitalisation accélérée post-Covid inquiète. Les pertes d’emplois structurelles qu’elle laisse entrevoir ne font assurément pas bon ménage avec l’optimisme en présence sur le renouveau industriel et la remontée des anticipations d’inflation qui l’accompagne. Le chemin de la croissance verte est loin d’être tout tracé. Un épais brouillard plane toujours sur les perspectives de croissance structurelles malgré des prévisions de fort rebond, dopées aux effets de base historiques provoqués par une crise inédite. Le risque d’erreur d’interprétation et de faux pas des marchés et des banques centrales est assurément élevé.

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L’Europe engluée échappe à une forte rechute du climat des affaires en janvier

Les indicateurs de climat des affaires de la Commission européenne de janvier semblent si banalement mauvais depuis un an qu’ils ne varient plus que marginalement, loin de la chute provoquée par la première vague d’épidémie, tout au moins pour l’instant. Ainsi, parmi les grands pays, seul l’indicateur composite allemand retombe à un niveau inférieur à celui de novembre, à 93 contre 95. Quant à l’Espagne, elle gagne même deux points, à 94. Est-ce pour autant significatif, pour un pays qui, tout au long du premier semestre 2020 affichait un climat des affaires supérieur à ses voisins mais a, néanmoins été le plus durement frappé par la crise ? Attendons confirmation. Reste donc l’essentiel : l’Europe vit au ralenti et la persistance de l’épidémie pousse les secteurs les plus vulnérables à s’enfoncer un peu plus dans la crise avant même la nouvelle vague de restrictions.

 

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Retour sur la BCE et les doutes au sujet de l’inflation

A-t-on correctement interprété le compte-rendu de politique monétaire de la BCE de jeudi dernier ? La question nous taraude depuis l’envoi de notre commentaire. À y regarder de plus près, avons-nous sous-estimé la portée de ce court passage du communiqué au sujet des perspectives d’inflation : « Lorsque les effets de la pandémie s’estomperont, une reprise de la demande, soutenue par une politique monétaire et des politiques budgétaires accommodantes, exercera une pression à la hausse sur l’inflation à moyen terme » ? Le fait est que la visibilité sur les perspectives d’inflation est passablement réduite dans le contexte en présence.

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Xi Jinping est-il en train d’ouvrir une nouvelle page pour la Chine ?

Augmentation des réserves stratégiques de matières premières, neutralité carbone à horizon 2060, appréciation du yuan vis-à-vis du billet vert… Il se passe des choses en Chine qui, a priori, n’ont pas grand-chose à voir l’une avec l’autre et dont on peine à apprécier l’importance dans le climat actuel de tensions géostratégiques, sur fond de guerre commerciale de plus en plus intense avec les Etats-Unis à la veille de la présidentielle. Entre les déclarations d’intention sur l’environnement, loin d’être suffisamment précises pour convaincre de la véracité d’un changement de cap de la politique climatique chinoise, et une annonce de stockage de matières premières que l’on pourrait interpréter comme une simple réplique aux mesures protectionnistes de D. Trump, difficile, en effet, d’apprécier l’importance de ces changements. À y regarder de plus près, pourtant, ces évolutions semblent très cohérentes, en particulier par la pertinence des réponses qu’elles apportent aux limites constatées du modèle chinois ces dernières années. Elles deviennent ainsi nettement plus convaincantes et suggèrent bel et bien de profonds changements possibles et, à vrai dire, indispensables pour l’Empire du Milieu…

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Sauf l’industrie allemande, une bien mauvaise récolte de PMI en septembre

Le bal des PMI s’est ouvert ce matin en Australie et au Japon avant l’Europe. On en retire à ce stade plusieurs enseignements : L’activité industrielle est en voie d’amélioration ainsi que le suggèrent les données australiennes et allemandes. Cette dernière est cependant encore très disparate à en juger par la faible progression de l’indicateur français, le tassement de celui du Royaume-Uni et les retours variables sur les commandes et les marges.L’épidémie est de retour et les difficultés des services reviennent en force. La saison estivale derrière nous, l’activité du secteur a du mal à se maintenir à flot et se contracte à nouveau dans la plupart des cas.À ce rythme, il faudra du temps avant de gommer les effets de la crise. En zone euro, le PMI composite est retombé à 50 points, après 51,9 en août et 54,9 en juillet, soit un niveau moyen à peine supérieur à 52 points qui nécessiterait près trente mois pour effacer les pertes cumulées du début d’année, début 2023… Il faudra assurément pour éviter une révision à la baisse des perspectives renouer avec des indicateurs de confiance synthétiques plus soutenus sans tarder.

 

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L’enquête INSEE ne raconte pas la même histoire que celle des PMI…

En juin, l’indicateur composite du climat des affaires de l’INSEE se maintient à 106. L’évolution est moins spectaculaire que les PMI publiés vendredi, mais le niveau reste somme toute décent en comparaison, par exemple, des indicateurs allemands. Les composantes manufacturières de l’enquête ne sont cependant pas du même tonneau. A l’inverse du PMI qui avait marqué un net rebond, l’indicateur INSEE rebaisse sous le coup d’une brutale détérioration des commandes à l’exportation adressées à l’industrie française. La résilience de l’économie au contexte international serait-elle, déjà, en train de s’éroder ?

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La belle surprise de l’IFO, un effet de la politique d’investissement public ?

Après six mois de repli ininterrompu, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne s’est singulièrement amélioré en août, se redressant de plus deux points, à 103,8, ce qui équivaut à effacer les baisses des cinq derniers mois. Selon les estimations de l’Institut, l’indice serait ainsi passé d’un niveau synonyme de forte probabilité de contraction de l’activité économique dans laquelle il oscillait depuis mars à celui d’une forte probabilité d’expansion. À un moment où l’espoir de voir l’activité se ressaisir au second semestre commençait à sérieusement s’éroder, la nouvelle est donc d’importance. Quel poids lui donner ?

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La croissance résiste en Chine, c’est officiel….

En 2017, la croissance chinoise est ressortie à 6.9 %, après 6,7 %, sa première hausse après six ans de décélération/stagnation. La bonne nouvelle pourrait perdre un peu de son lustre face à la multiplication récente des révélations de ‘Fake economic data‘, sur le trucage des chiffres de croissance régionaux. Toutefois, davantage que les niveaux absolus de croissance de l’économie chinoise, au sujet desquels chacun s’est fait sa religion, c’est le momentum que les marchés suivront. Or, celui-ci, est plutôt meilleur qu’attendu.

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