Bourgeonnements de printemps sur les marchés européens

La configuration boursière de la fin février nous avait mis sur la piste d’un vraisemblable rallye de printemps de l’Eurostoxx que nous envisagions alors en route pour les 3500 points (voir à ce sujet « Un air de printemps sur les bourses européennes »). À deux doigts de cet objectif, la confiance des marchés ne semble pas mollir en dépit d’un environnement fondamental jonché d’incertitudes, avec, ces derniers jours, une évidente tentation des cycliques les plus en retard à reprendre du poil de la bête. De fait, c’est bien de ces secteurs à la traîne qu’est tributaire l’évolution de l’Eurostoxx, à savoir en tout premier lieu : les bancaires, l’automobile et les ressources de base. A quelles conditions ces secteurs pourraient-ils se décrisper et ouvrir la voie à une plus large expansion des indices européens ?

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Salaires, shutdown, intempéries… L’inflation américaine baissera-t-elle autant que prévu ?

US inflation in January will be released today. In this period of information shortage, linked to the disruption of the shutdown, and after the change of strategy of the FED, this statistic will be particularly scrutinized. The risks of surprise are relatively high compared to the consensus. According to our estimates, total inflation should continue to decline from 1.9% in December to 1.7% in January, a result, however, two tenths higher than consensus expectations (1.5%). Core inflation, on the other hand, would stabilize at 2.2%, instead of falling back to 2.1% as expected by the market.

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Corner obligataire

Entre la hausse des taux et aplatissement de la courbe des taux, l’issue est étroite

La remontée des taux longs américains a été la principale cause des tumultes financiers de ces deux derniers mois. On aurait pu penser que leur repli soit, à l’inverse, un soulagement. Tel n’est guère le cas. Car, faute de correction proportionnelle des taux d’intérêt de plus courte échéance, leur reflux a provoqué un nouvel aplatissement des courbes de rendements auquel les bourses américaines ont violemment répondu dans la journée d’hier.

Pour sortir de ce guêpier, trois conditions seraient requises : 1/Un changement de cap radical de la politique monétaire de la FED ; 2/Une stabilisation des anticipations d’inflation afin de prévenir une baisse trop rapide des taux longs ; 3/Une stabilisation des perspectives de croissance mondiale sans laquelle les anticipations d’inflation continueront vraisemblablement à être revues à la baisse, même dans le cas américain. L’ensemble, reconnaissons-le, ne correspond guère à un scénario « naturel ».

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Inflation & Stratégie: Les anticipations d’inflation décrochent

Dans un environnement marqué par une baisse des marchés actions et la multiplication de chiffres d’activité en deçà des attentes, les anticipations d’inflation décrochent. Pour les Etats-Unis et la Zone Euro, les swaps d’inflation 5 ans dans 5 ans retrouvent des niveaux supports et leurs points bas de l’année. Étant donné la sensibilité des banquiers centraux à ces anticipations, il n’y a pas de doute que la poursuite de ce mouvement s’accompagnerait de changements dans la conduite actuelle des politiques monétaires. Aux Etats-Unis, cette baisse illustre la forte dépendance de la croissance et de l’inflation aux effets richesse. En Zone Euro, alors que l’amélioration cyclique de l’inflation reste modeste, c’est le ralentissement de la croissance qui en est le principal vecteur et qui perturbe fortement le message optimiste de la banque centrale.

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Italie, périlleux bras de fer entre la BCE et les marchés

Un écart d’un point de PIB par rapport aux engagements ; soyons sérieux, rien ne justifie que les annonces du gouvernement italien provoquent un vent de panique sur les marchés et valeurs bancaires. À moins que les marchés ne profitent de cette occasion pour tester la BCE et peut-être, au-delà, l’équilibre des forces au niveau de la Commission européenne en ces temps troublés de veilles d’échéances cruciales concernant la future gouvernance européenne. À ce jeu-là, la partie pourrait se compliquer davantage avant de trouver la voie d’un compromis. Lire la suite…

Inflation : guerre commerciale vs. guerre des changes

Les anticipations d’inflation sont jusqu’à présent restées insensibles aux menaces de guerre commerciale, continuant à pointer vers moins d’inflation à court et moyen terme pour l’ensemble des économies occidentales. Les différends commerciaux se muant progressivement en guerre des changes, c’est sans doute les évolutions des taux de change qui rebattront les cartes sur l’inflation. Force est de constater que le dollar et l’euro s’apprécient. Dès lors, l’hypothèse de repentification de la courbe de Phillips, sous-jacente au scénario de hausse de l’inflation de la BCE, paraît audacieuse (article: Inflation & courbe de Phillips, le pari optimiste de la BCE). Dans le cas des Etats-Unis, dollar et hausse des tarifs douaniers semblent former un jeu à somme nulle (article: Guerre commerciale : quel impact sur l’inflation américaine ?). À moins d’un possible choc fiscal comme en France (article: France : Hausse de TVA ?), le risque sur l’inflation reste à la baisse.

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Le yuan glisse, glisse… Contre le $ et, de facto, d’autres devises, dont l’euro. Les anticipations d’inflation trinquent

La guerre commerciale entre les États-Unis et le reste du monde bat son plein et vire à la guerre des changes, en attendant comme d’aucuns l’envisagent qu’elle aboutisse in fine à abaisser les tarifs douaniers plutôt que l’inverse, une fois que D. Trump aura suffisamment fait trembler la planète… Si la Chine n’a pas officiellement dévalué sa monnaie, évitant par là même le fracas qu’avait causé son action d’août 2015, nul n’est besoin de faire grand-chose, il lui suffit de laisser aller le yuan là où les marchés, logiquement, le poussent : le taux de change a ainsi perdu plus de 5 % de sa valeur contre le billet vert depuis la mi-juin, sans que les autorités n’interviennent, tout au moins jusqu’à ce vendredi. Les conséquences d’une dépréciation du yuan d’ampleur significative seraient considérables à l’échelle mondiale. Dépassant largement la sphère du conflit sino-américain, elles pourraient sans tarder rebattre l’ensemble des cartes des perspectives économiques et financières internationales.

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Repli généralisé des taux à long terme, les banques trinquent

L’environnement macro-économique et financier international n’avait pas besoin des interférences des banques centrales de cette semaine pour être déjà d’une rare complexité. La confrontation d’orientations de politiques monétaires opposées de la FED et de la BCE a densifié un peu plus l’écheveau financier, multipliant les anomalies et incohérences apparentes ainsi que les incertitudes qui en découlent. Parmi celles-ci, deux interpellent plus que toutes autres :

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