BMG février 2022 – Situation avant la guerre

Notre baromètre économique global progresse très légèrement en février, à 0 après -0,2 en janvier, chiffre inférieur d’un dixième de point à sa première estimation. Après Omicron, les momenta de la production et de la consommation rebondissent, sans retrouver la zone positive pour ce dernier. Peu de mouvement du côté du commerce extérieur et une dégradation du contexte d’investissement. L’indicateur global d’inflation, lui, passe de 0,3 à 0,5.

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BMG décembre 2021 – Immobilisme de la conjoncture mondiale

Notre baromètre économique global stagne pour le troisième, voire, le quatrième mois consécutif à 0, après révision du chiffre de novembre initialement ressorti à 0,2. Les indicateurs détaillés ne connaissent pas non plus de bouleversement, tous dans la zone neutre. Notre indicateur d’inflation se tasse de nouveau très légèrement, toujours cependant en zone positive, à 0,8 après 0,9, malgré des tendances disparates entre les régions sous revue, zone euro toujours en légère accélération, au contraire des autres.

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BMG juin 2021 – Notre baromètre au plus bas depuis un an

 Notre baromètre économique global retombe en zone neutre en juin, à 0,2 après 0,4. Toutes ses composantes refluent, particulièrement celles de la production et de l’investissement qui retombent en terrain légèrement négatif. La zone euro bénéficie toujours d’une reprise d’autant plus forte que la crise a été profonde, l’amélioration marque en revanche déjà le pas dans les autres régions. Notre baromètre d’inflation conserve un très haut niveau, bien qu’en très léger recul, à 0,8 après 0,9.

 

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BMG mai 2021 – Doit mieux faire !

Notre baromètre économique global demeure en zone assez positive en mai mais recule à 0,4 après 0,7, chiffre révisé en hausse d’un dixième. Les indicateurs détaillés de consommation, investissement et commerce extérieur suivent la même trajectoire, légèrement baissière au-dessus de 0. Le climat des affaires connaît, lui, une amélioration insignifiante. Notre baromètre d’inflation stagne à 0,9 après, cependant, une forte révision à la hausse de l’estimation d’avril de 0,5 point.

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Le PIB japonais se replie de nouveau au premier trimestre

Selon les premières estimations officielles, souvent soumises à d’importantes révisions, le premier trimestre 2021 a été marqué par un recul du PIB japonais de 1,3 %, conséquence principalement des restrictions sanitaires en ce début d’année. Le PIB tombe ainsi à un niveau inférieur de 2,3 % à celui du dernier trimestre 2019, déjà impacté par les conséquences de la hausse de la TVA. La relation entre mobilité, consommation, notamment de services, et PIB, est établie et explique une bonne part de ce résultat ; la consommation des ménages a contribué à hauteur de 0,7 point à la chute du PIB. Quant au commerce extérieur, sa contribution négative provient d’une forte croissance des importations, venue écraser celle de 2,3 % des exportations, en fort ralentissement malgré le soutien apporté par l’industrie des semi-conducteurs. Un ensemble, assez médiocre, donc, qui ne préjuge rien de bien palpitant pour cette économie. Son PIB flirte aujourd’hui avec ses niveaux de 2008, et tout laisse penser qu’il sera difficile de résorber les conséquences de la crise sanitaire.

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BMG février 2021 – Au bout du tunnel ?

Notre baromètre économique global se redresse pour la première fois depuis juillet, à 0,2, son niveau initial de janvier avant révision à 0,1. Les composantes varient peu cependant, pour la plupart encore en zone neutre/légèrement positive. Le changement de contexte observé sur le front de l’inflation le mois dernier se confirme avec un indicateur de momentum à 0,2 points qui suffit à en faire le plus haut depuis avril 2019.

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Scénario trimestriel : Crises masquées, reprise à cloche-pied

L’économie mondiale traverse une crise sans précédent sans en afficher les symptômes, tant la mobilisation inédite des banques centrales et des gouvernements face au choc sanitaire a été efficace. Les stigmates des crises sous-jacentes ont pourtant tout lieu de réapparaître au fil de la reprise à venir. Qu’en attendre ? Principales conclusions de la mise à jour de notre scénario :

  • Le rattrapage post-confinement marque le pas en fin de trimestre : en l’absence de reprise des échanges, la remise à niveau industrielle est partielle tandis que la persistance de l’épidémie entrave encore de nombreux pans des activités de services.
  • Les freins à la croissance qui couvaient ces dernières années ont été exacerbés par la crise sanitaire :
    • le surendettement pèse sur les perspectives d’investissement, lesquelles ne sont que partiellement soutenues par les plans de relance, aux effets trop dilués.
    • La démondialisation s’accélère, ce qui sanctionne la Chine et les grands exportateurs, en particulier les émergents.
    • L’une et l’autre de ces conditions ferment la porte au scénario de reflation plébiscité par les marchés.
  • Déception sur la croissance, absence d’inflation cyclique et vigilance des banques centrales maintiennent de très bas niveaux de taux d’intérêt, malgré une volatilité possiblement plus élevée, en partie du fait du risque politique.
  • L’exubérance des valeurs technologiques est de plus en plus menaçante. La probabilité que les bourses flanchent à brève échéance s’accroit dans la perspective de résultats décevants et d’une remise en question du scénario de reflation. 2021 devrait être plus favorable à un retour de l’appétit pour le risque sous réserve que les valeurs technologiques ne craquent pas.

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Omnipotence des banques centrales, capitalisme financier et capital productif

A l’heure où le pire de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus semble dépassé, les incertitudes sur « l’Après » restent considérables. L’onde de choc provoquée par les mesures de prévention sanitaire a créé des dégâts majeurs et rendu plus menaçantes les faiblesses préalablement existantes de l’économie mondiale. Pour parer aux risques extrêmes, gouvernements et banques centrales ont usé de moyens exceptionnels dans des proportions souvent inédites, avec un effet incontestablement salvateur à court terme. Cependant, ces réactions ne suffiront vraisemblablement pas à remettre en bon ordre de marche la situation économique mondiale, comme le soulignent d’ailleurs, les projections des grandes institutions internationales et des banques centrales. Face à l’envolée de la dette des États et des entreprises consécutive à cette nouvelle crise, un point fait néanmoins consensus : les banques centrales poursuivront, pour longtemps encore, leurs politiques quantitatives.

Cette évidence justifie à bien des égards le retour de l’optimisme sur les places financières. Les conséquences de ces pratiques monétaires sont, toutefois, assez largement inconnues sur le long terme. Censées faciliter le financement des économies et, idéalement donc, l’investissement productif qui serait nécessaire à l’amélioration du socle structurel de la croissance, elles ont échoué jusqu’alors et l’explosion des liquidités qui se profile ne semble pas avoir beaucoup plus de chances de succès en la matière. Plus encore, leur effet stimulant sur les prix des actifs finit par détourner le capital de la sphère économique au lieu de l’enrichir, ce qui alimente un puissant mécanisme de montée des inégalités.

Rompre cette mécanique ne pourra venir des banques centrales mais d’initiatives politiques de très grande envergure. Malgré le moyens exceptionnels déployés ces dernières semaines, nous n’y sommes pas encore.

 

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