Décidément pas bons les PMI du mois de mai

Les mauvaises nouvelles ont commencé au Japon ce matin avec un nouveau repli de l’indicateur manufacturier, de 1,3 points en mai, à 52,5, son plus faible niveau depuis août, à l’origine d’un fort repli des taux longs nippons. Elles se sont poursuivies en zone euro avec un nouveau repli du PMI manufacturier allemand de 1,3 point également, à un plus bas de quinze mois -quand bien même très supérieur au japonais-, de 56,8, inférieur de 6,5 points à son point haut de décembre. Dans un tel contexte, le léger rebond de l’indice français, peine à consoler, ceci d’autant que le PMI services, lui, s’effondre de 3,1 points, une correction de rare ampleur comparable à celles observées pour la dernière fois en 2012.

Lire la suite…

L’insoluble problème de la dette publique italienne

Avant même de s’être mis d’accord sur un improbable projet de coalition, c’est à la dette que s’attellent la Ligue du nord et le mouvement M5S italiens avec la revendication d’un allègement de celle-ci pour 250 mds des titres détenus par la BCE. Si la demande a peu de chances d’aboutir, elle a néanmoins le pouvoir de raviver les vieux démons de la crise souveraine et de nuire aux conditions de financement de l’ensemble des pays du sud de l’Europe. Le risque d’une nouvelle épidémie de tensions souveraines est sérieux.

Lire la suite…

Au Japon, le PIB se replie de 0,2 % au premier trimestre après une progression de seulement 0,1 % en fin d’année dernière

L’économie japonaise a été parmi les plus impactées par le ralentissement de la conjoncture mondiale du début d’année, subissant simultanément les conséquences négatives de la hausse du yen et du tassement de la demande internationale et le contrecoup négatif de la hausse des prix alimentaires sur le plan domestique.

Lire la suite…

La facture pétrolière mondiale franchit sa moyenne de long terme avec le retrait des Etats-Unis de l’accord iranien…

L’annonce d’un retrait effectif des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien constitue une rupture sur la scène géopolitique internationale aux conséquences assez largement incertaines à plus ou moins long terme. Sur le plan économique, toutefois, la remontée des cours du pétrole est déjà une réalité dont les conséquences ne devraient pas tarder à être observées.

Lire la suite…

Rapport sur l’emploi américain : le diable est dans les détails

Trop généreuses, les créations d’emplois risquaient d’attiser les tensions à la hausse des taux d’intérêt ; trop faibles elles risquaient de saper la confiance à l’égard de la croissance américaine. Dans les deux cas, les risques d’une réaction négative du marché boursier américain au rapport sur l’emploi de ce mois-ci étaient significatifs. à un moment où les indices boursiers sont à deux doigts de pouvoir casser les points bas de la fin mars et où les taux d’intérêt à 10 ans semblent prêts à s’envoler au-delà de la limite des 3 %, les enjeux du rapport sur l’emploi de ce mois-ci allaient bien au-delà de son importance habituelle.

Finalement, comme c’est souvent le cas dans ce type de situation, chacun trouve dans ce rapport ce qu’il y cherche et sans doute faudra-t-il une ou deux informations complémentaires (l’inflation d’avril ? surenchère pétrolière ?) pour faire basculer la balance dans un sens ou dans l’autre dans les jours à venir. Pour autant, la conclusion est sûre : les choses se compliquent.

Lire la suite…

L’inflation core chute à 0,7 % en zone euro en avril, une déception que la BCE ne pourra pas ignorer le 14 juin

A 0,7% l’an en avril, l’inflation sous-jacente en zone euro est compatible avec un risque élevé de déflation selon les dires de M. Draghi il y a quelques temps. Difficile, dès lors, d’imaginer que la BCE soit en mesure d’annoncer la fin de ses opérations d’achats d’actifs ou un quelconque « tapering » de son QE au terme de son prochain Comité de politique monétaire, du 14 juin.

Lire la suite…

FED FOMC ‘Chi va piano va sano’, en théorie…

Pas de changement en vue du rythme de hausse des taux américains, à en juger par le communiqué de la FED après son FOMC de ces deux derniers jours qui, comme prévu, a laissé les taux directeurs inchangés.

– Si l’appréciation de la FED sur la situation économique reste satisfaisante, le communiqué mentionne le ralentissement de la consommation du début d’année et ne fait plus référence au risque de possible surprise à la hausse de la croissance.

– Prenant acte d’une inflation proche de son objectif, il tempère, par ailleurs, ce constat par l’observation d’une relative stabilité des anticipations d’inflation de plus long terme sur de faibles niveaux et l’anticipation d’un maintien du rythme d’inflation autour de 2%. Sa référence à un objectif symétrique d’inflation laisse également indiquer qu’elle ne suréagira pas en cas d’excès temporaire de l’inflation à son target officiel.

Lire la suite…