Peter Praet fait bouger les lignes au salon de actuaires : l’euro et les taux italiens répondent, les banques, non

Principal soutien au maintien d’une politique exceptionnellement accommodante de la BCE, l’économiste en chef, Peter Praet a joué un rôle déterminant dans la communication de la banque centrale européenne ces derniers mois, retenant les plus pressés de mettre un terme au programme de rachat d’actifs en prônant sans relâche la nécessité de maintenir les conditions en place pour consolider les chances de voir, à terme, l’inflation converger vers l’objectif officiel de 2 %. Son allocution de ce matin semble signaler un changement d’appréciation.

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Emploi américain : le rapport qui change la donne pour la FED

Après des résultats ambigus le mois dernier, à partir desquels chacun pouvait trouver midi à sa porte, le rapport sur l’emploi américain du mois de mai a le mérite de clarifier la situation. Non seulement les créations d’emplois retrouvent de la vigueur mais la croissance des salaires confirme la tendance à la normalisation de la courbe de Phillips. Dans un tel cas de figure, la FED n’a théoriquement guère le choix ; il lui faudra changer son fusil d’épaule. Une évolution que les prochains chiffres d’inflation, dopés par les effets pétroliers, devraient rendre d’autant plus naturelle dans un contexte, qui plus est, de raffermissement de l’activité.

Dès lors, quoi qu’il en soit des incertitudes et de la prudence suscitées par les tensions commerciales en cours, l’espace pour un possible retranchement de J. Powell semble dorénavant très limité. En d’autres termes le rapport sur l’emploi du mois de mai a toutes les chances de constituer un changement de donne aux conséquences vraisemblablement significatives pour les marchés.

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Italie – Vers une nouvelle crise existentielle de la monnaie unique

La crise politique italienne -ou nouvelle manifestation de la crise de la dette- fait partie de ces épisodes susceptibles d’ébranler les confiances en un rien de temps et de transformer en une crise existentielle de la monnaie unique une mauvaise donne politique chez un de ses partenaires, qui plus est parmi les pionniers de la construction européenne.

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Minutes du FOMC : Inflation ? Peut-être, mais pas sûr. Mieux vaut attendre de voir

Conformes au communiqué publié immédiatement après le FOMC des 1er et 2 mai, les minutes de ce dernier ne suggèrent aucune volonté de modifier le rythme prévu de remontée des taux directeurs.

Alors que l’appréciation de la FED sur la situation économique reste satisfaisante, bien que prenant acte du ralentissement de la consommation du début d’année, trois points de ce compte-rendu détaillé sont particulièrement marquants :

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Décidément pas bons les PMI du mois de mai

Les mauvaises nouvelles ont commencé au Japon ce matin avec un nouveau repli de l’indicateur manufacturier, de 1,3 points en mai, à 52,5, son plus faible niveau depuis août, à l’origine d’un fort repli des taux longs nippons. Elles se sont poursuivies en zone euro avec un nouveau repli du PMI manufacturier allemand de 1,3 point également, à un plus bas de quinze mois -quand bien même très supérieur au japonais-, de 56,8, inférieur de 6,5 points à son point haut de décembre. Dans un tel contexte, le léger rebond de l’indice français, peine à consoler, ceci d’autant que le PMI services, lui, s’effondre de 3,1 points, une correction de rare ampleur comparable à celles observées pour la dernière fois en 2012.

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L’insoluble problème de la dette publique italienne

Avant même de s’être mis d’accord sur un improbable projet de coalition, c’est à la dette que s’attellent la Ligue du nord et le mouvement M5S italiens avec la revendication d’un allègement de celle-ci pour 250 mds des titres détenus par la BCE. Si la demande a peu de chances d’aboutir, elle a néanmoins le pouvoir de raviver les vieux démons de la crise souveraine et de nuire aux conditions de financement de l’ensemble des pays du sud de l’Europe. Le risque d’une nouvelle épidémie de tensions souveraines est sérieux.

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Au Japon, le PIB se replie de 0,2 % au premier trimestre après une progression de seulement 0,1 % en fin d’année dernière

L’économie japonaise a été parmi les plus impactées par le ralentissement de la conjoncture mondiale du début d’année, subissant simultanément les conséquences négatives de la hausse du yen et du tassement de la demande internationale et le contrecoup négatif de la hausse des prix alimentaires sur le plan domestique.

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