Les enquêtes nationales de l’INSEE et l’IFO, nuancent les PMI, sans infirmer le diagnostic

En septembre, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne a connu son premier rebond depuis 6 mois avec une hausse de 0,3 points pour s’établir à 94,6. De quoi remettre en question les très mauvais chiffres PMI publiés hier ? Pas vraiment : non seulement les rares rebonds observés sont insignifiants en comparaison des baisses des derniers mois, mais les perspectives continuent de se dégrader. En France, en revanche, les chiffres de l’INSEE sont somme toute corrects, avec un climat des affaires en hausse à 106 points. Les pressions sur les prix dans les services et le haut niveau des stocks industriels sont toutefois, nettement moins engageants…

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PMI ; c’est violent en zone euro, médiocre aux États-Unis

Les PMI européens des derniers mois avaient beau être franchement bas, il demeurait quelques branches auxquelles se raccrocher pour espérer défier les conséquences de la récession industrielle allemande ; tantôt la bonne tenue de l’économie française, tantôt la résistance des services… Comme on pouvait le redouter, ces éléments de diversion n’ont pas résisté aux dernières rafales en provenance de l’industrie : les PMI du mois de septembre sont en l’occurrence très décevants, déplorables en Allemagne, inquiétants en France et, in fine, de bien mauvais augure pour ce qu’ils nous disent de la tournure de la conjoncture mondiale.

L’économie américaine reste mieux lotie mais pas franchement à la hauteur des attentes, avec en particulier une chute de l’indice d’emploi en territoire négatif pour la première fois depuis janvier 2010. Les baisses de taux t’intérêt semblent décidément avoir bien du mal à porter leurs fruits…

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Le vieillissement démographique, une garantie de taux bas ou de QE à l’infini ?

Quel serait le niveau des taux d’intérêt sans les politiques quantitatives ? Les banques centrales sont-elles responsables de la chute inédite du loyer de l’argent ou ne font elles qu’accompagner une tendance inéluctable inhérente au vieillissement démographique ? Et, si tel est le cas, pourquoi poursuivre sur la voie de pratiques aussi extrêmes dont elles risquent, à terme, d’être les propres victimes ? Il n’est pas difficile de comprendre les mécanismes par lesquels la montée en âge des populations peut simultanément conduire à de moindres rythmes de croissance, d’inflation et de productivité justifiant un affaissement du niveau d’équilibre des taux d’intérêt. S’arrêter à ce stade laisse toutefois de côté un autre aspect essentiel des conséquences du vieillissement démographique : celui d’exposer, à terme, nos économies à une pénurie d’épargne et nos États à la faillite. Cette perspective aurait sans doute déjà poussé les taux d’intérêt d’un certain nombre pays, non pas à zéro mais sur des sommets, sans les achats massifs de dettes souveraines par les banques centrales. Alors, le bas niveau des taux d’intérêt s’explique-t-il par un processus naturel ou par l’impérieuse nécessité de contrer ces risques majeurs ? Le débat n’est pas tranché. C’est pourtant bien de la réponse à cette question que dépendent la façon d’appréhender l’avenir et, par là-même, les choix de politiques économiques les plus appropriées à la situation présente.

 

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25bp, pas plus. La FED rêve de pouvoir rejouer le scénario de 1995… ?

Pas facile pour la FED de satisfaire les anticipations des marchés face aux données économiques de ces derniers jours et à l’amélioration récente des conditions financières. Si elle ne pouvait guère reculer cette fois-ci, abaissant comme largement anticipé son objectif des Fed Funds d’un quart de point dans la fourchette de 1,75 % à 2 %, elle n’avait guère les moyens d’annoncer davantage. Le message envoyé par les prévisions des membres du board est en l’occurrence très clair : plus de nouvelle baisse anticipée des Fed Funds d’ici la fin 2020… avant d’entamer un nouveau cycle de hausse. Toujours très confiant dans la bonne santé de l’économie américaine, avec une révision à la hausse de la croissance prévue pour 2021 (à 1,9 % au lieu de 1,8 % en juin), J. Powell conserve son idée d’un « ajustement de milieu de cycle » qu’il compare volontiers à l’expérience de 1995, censé se suffire des deux baisses déjà décidées en juillet et septembre. On ne peut être que dubitatif face à ce diagnostic, comme en témoigne l’évolution de la courbe des taux après la communication de J. Powell qui, au lieu de profiter du repli des Fed Funds pour se re-pentifier, s’est à nouveau écrasée…

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Scénario trimestriel – septembre 2019

Récession interdite !

Mise à jour du scénario de croissance et d’inflation mondiales, de taux d’intérêt et de taux de changes et recommandation d’actifs

Thématiques :

  • 2 % d’inflation, mauvaise fin ou mauvais moyens?
  • La dimension démographique des bouleversements économiques et financiers en cours

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Pas d’emballement : diagnostic de récession confirmé par le ZEW allemand de ce mois-ci

En dépit d’une hausse à priori rassurante des perspectives, l’indice des conditions courantes du ZEW enregistre sa quatrième baisse consécutive pour atteindre un plus bas de neuf ans, à -19,9. L’ampleur de sa chute depuis le point haut de janvier 2018, la pertinence de cet indicateur en matière de croissance du PIB ainsi que la convergence des deux indices, avancé et coïncident, en territoire négatif : tout confirme le scénario d’une vraisemblable récession en Allemagne. Le rebond des perspectives à -22,5, s’il venait à être confirmé dans les mois à venir, pourrait, au mieux, laisser espérer que l’épisode récessif soit de relative brève durée. Mais ceci, l’enquête d’aujourd’hui ne nous le dit pas.

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Economie chinoise : on comprend mieux le recul de Xi Jinping…

Parmi les données chinoises publiées ce matin, aucun rattrapage possible : les statistiques du mois d’août sont toutes plus mauvaises les unes que les autres. Il y a sans doute là de quoi mieux comprendre le recul du président Xi Jinping sur l’augmentation des tarifs à l’importation de produits agricoles. Une telle taxe interviendrait assurément à un très mauvais moment pour le consommateur chinois, déjà victime de la situation en présence. Jusqu’à présent soutenu par la population dans le conflit qui l’oppose à l’administration américaine, le président chinois n’est pas à l’abri d’un retour de bâton au fur et à mesure de la détérioration de l’environnement conjoncturel national. Si son recul de la semaine dernière ne préjuge en rien de la probabilité d’un accord commercial avec les Etats-Unis, il fait de moins en moins de doute que la situation critique dans laquelle se trouve la Chine, qui ne manquera pas de s’aggraver si D. Trump met ses menaces à exécution le 15 octobre, réduit sa capacité de résistance aux pressions américaines.

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Arabie Saoudite – risque géopolitique et risque de récession mondiale

Sans surprise, la réaction des cours du pétrole à la paralysie de 50 % des capacités productives de l’Arabie Saoudite après l’attaque de ses installations samedi est violente. L’ouverture sur le marché du Brent s’est ainsi soldée par une envolée des cours à plus de 68 $ contre 60 $ en clôture vendredi dernier, avant que les cours ne reviennent aux environs de 66 $-67 $ dans un marché forcément nerveux. Si les risques d’approvisionnement sont minimes compte tenu des hauts niveaux de stocks commerciaux mondiaux et des réserves stratégiques, la montée des risques de réplique à l’égard de l’Iran créé un climat d’incertitude à même d’entretenir une extrême volatilité des cours. Washington n’a pas hésité en effet à accuser Téhéran de cette attaque au drone des installations saoudiennes. Sur le plan économique, l’envolée des cours, si elle venait à persister équivaudrait à un risque accru de récession.

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