Vive les vacances ! L’hôtellerie et la restauration revivent mais l’industrie est à la peine

Regardons pour une fois la moitié pleine du verre. Dans le cas de la France, c’est bien du côté du regain d’activité dans les services qu’elle se trouve, en particulier dans l’hôtellerie et la restauration, secteur dans lequel l’enquête INSEE du mois de juillet enregistre sa plus forte hausse du climat des affaires avec un indicateur en progression de 69,9 en juin à 91,7, à comparer à un indice de 27 en mai.
Le constat n’est pas le même dans l’industrie qui souffre toujours d’une exceptionnelle anémie de ses commandes malgré le regain des perspectives de production.
Or, sans rétablissement d’un contexte industriel plus porteur, l’amélioration dans les services risque de tirer la patte une fois les vacances passées…

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Après les PMI, retour sur terre avec les enquêtes INSEE et IFO

C’est une douche froide après l’enthousiasme suscité hier par la publication des PMI sur les marchés boursiers. Les résultats des enquêtes nationales de l’INSEE en France et de l’IFO en Allemagne ne soufflent pas le même air, en effet. Si ces deux sources confirment l’amélioration incontestable de la situation par rapport à ces derniers mois, les niveaux des indicateurs synthétiques de climat des affaires et, surtout, le détail de ces enquêtes ne renvoient assurément pas le même message. De part et d’autre du Rhin, les perspectives des chefs d’entreprises s’améliorent, c’est indéniable. On aimerait cependant retrouver du côté de leurs commandes des évolutions plus en phase avec ce mouvement. Or, tel n’est guère le cas, comme illustré par le graphique ci-dessous dans l’industrie française dans lequel on peine à trouver une quelconque hausse significative de l’opinion sur les ordres depuis leurs points bas d’avril.

 

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Chute historique de la confiance des ménages français ; l’essentiel reste, pourtant, à venir

L’indicateur mensuel de confiance des ménages français publié par l’INSEE ce matin marque un repli de plus de huit point en avril, sa plus forte chute mensuelle depuis le début de la série en 1973. À 95 points, le baromètre reste cependant très éloigné de ses points bas historiques, très supérieur par exemple au niveau qu’il avait atteint lors de la crise des gilets jaunes fin 2018 ou encore de sa moyenne des années 2008 à 2014.

La construction de l’indicateur, moyenne des opinions sur la situation récente et sur les perspectives, explique ce résultat. Les premières ont été préservées jusqu’à présent. L’opinion des ménages sur le passé récent, qu’il s’agisse de la situation économique, leur situation financière ou leur capacité d’épargne, s’est même améliorée par rapport à ce qu’elle était en mars ! Ces composantes ont sauvé le résultat de ce mois-ci qui aurait été bien différent s’il ne s’était agi que de leur perspectives.

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Les ménages français ont le moral mais ne consomment pas. Les enquêtes INSEE sont-elles fiables ?

En janvier les dépenses de consommation des ménages français ont reculé de 1,1 % par rapport au mois de décembre, de 1,4 % hors énergie et de 2,7 % pour les seuls biens fabriqués. Si ces mauvais chiffres peuvent trouver une partie de leur explication dans la forte progression du mois précédent, la déception n’en reste pas moins de taille. Au cours des douze derniers mois, les dépenses réelles des ménages se sont repliées de 0,9 % et de 0,2 % hors énergie, une bien piètre performance malgré une confiance proche de ses records des quinze dernières années, un taux de chômage au plus bas depuis plus de dix ans et des mesures fiscales de soutien au pouvoir d’achat. Plus fondamentalement, les signaux erronés renvoyés par les enquêtes INSEE commencent à poser question.

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Les enquêtes nationales de l’INSEE et l’IFO, nuancent les PMI, sans infirmer le diagnostic

En septembre, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne a connu son premier rebond depuis 6 mois avec une hausse de 0,3 points pour s’établir à 94,6. De quoi remettre en question les très mauvais chiffres PMI publiés hier ? Pas vraiment : non seulement les rares rebonds observés sont insignifiants en comparaison des baisses des derniers mois, mais les perspectives continuent de se dégrader. En France, en revanche, les chiffres de l’INSEE sont somme toute corrects, avec un climat des affaires en hausse à 106 points. Les pressions sur les prix dans les services et le haut niveau des stocks industriels sont toutefois, nettement moins engageants…

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L’enquête INSEE ne raconte pas la même histoire que celle des PMI…

En juin, l’indicateur composite du climat des affaires de l’INSEE se maintient à 106. L’évolution est moins spectaculaire que les PMI publiés vendredi, mais le niveau reste somme toute décent en comparaison, par exemple, des indicateurs allemands. Les composantes manufacturières de l’enquête ne sont cependant pas du même tonneau. A l’inverse du PMI qui avait marqué un net rebond, l’indicateur INSEE rebaisse sous le coup d’une brutale détérioration des commandes à l’exportation adressées à l’industrie française. La résilience de l’économie au contexte international serait-elle, déjà, en train de s’éroder ?

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Regain de vigueur domestique en France, mais les exportations sont plombées

Rebond du climat des affaires de l’INSEE, rebond des PMI, les données françaises donnent du baume au cœur, et surtout, elles résistent à la dégradation de la situation allemande. En mai l’écart France-Allemagne du PMI manufacturier s’est encore accru pour atteindre un plus haut depuis treize ans. Alors que la perspective du Brexit semblait expliquer l’essentiel de ces écarts de performance ces derniers mois, l’argument ne tient plus. L’industrie française aurait-elle d’autres atouts ? .

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