Consommation France-Allemagne : du mieux, à confirmer

Hors énergie, la consommation des ménages français s’est redressée pour le deuxième mois consécutif en février, à un rythme toutefois, bien modéré. Il faudra davantage pour persuader d’une solide reprise sur ce front. Les retours en provenance d’Allemagne sont plus convaincants, à mettre au regard, toutefois, d’une faiblesse persistante des ventes automobiles.

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Industrie française : ça va mieux ?

D’après les chiffres de l’INSEE, et dans un climat économique pourtant morose, la production industrielle française augmente de 1.3 % en janvier par rapport à décembre. Pour le troisième mois consécutif, l’industrie française fait mieux que sa voisine allemande, réussissant à préserver un indice de production globalement stable depuis février 2018, au contraire de l’allemand, en fort déclin, tout au moins jusqu’en décembre, dernier chiffre connu. Comment interpréter ces résultats ?

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Pourquoi D. Trump doit sortir du guêpier de sa politique commerciale, en un graphique

Une seule illustration suffit à comprendre les raisons pour lesquelles D. Trump a intérêt à parvenir à mettre un terme sans tarder aux tensions commerciales qu’il a initiées avec la Chine : selon les dernières données disponibles, les exportations américaines de biens à destination de l’Empire du Milieu étaient en chute de plus de plus de 30 % l’an en novembre dernier, une perte sans équivalent depuis le début de la série en 2010, qu’un élargissement des mesures de sanctions pourrait accroître davantage.

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PIB allemand – du destockage et des dépenses publiques

Les détails du PIB allemand du quatrième trimestre 2018 ont été publiés ce matin. Au dernier trimestre de l’année dernière la croissance est confirmée à zéro, après une contraction de 0,2%. La croissance économique est ainsi passée d’un rythme de 2,8% fin 2017 à 0,6% fin 2018.

De ces données il ressort 3 faits marquants :

  • Un fort destockage susceptible ayant retiré 0.6 points à la croissance. Il s’agit pour l’essentiel, à n’en pas douter, de l’impact des changements de réglementation du secteur automobile. Ce mouvement vient corriger une partie du surtockage des deux trimestres antérieurs mais une partie seulement tant l’accumulation avait été forte, 0,9 points de croissance au troisième trimestre et 0,3 points au deuxième.
  • Un très net rebond des dépenses publiques, de 1,6 % qui vient corriger plusieurs trimestres de vaches maigres en la matière de sorte que sur un an les dépenses publiques n’augmentent guère davantage, de 1,7 %.
  • Une hausse de seulement 0,2 % des dépenses de consommation des ménages, après une contraction de 0,3 % au troisième trimestre. Au cours de l’année écoulée, les dépenses réelles des Allemands n’ont pas progressé de plus de 0,5 % en dépit d’un chômage très faible et de négociations salariales qui avaient été considérées très généreuses en début d’année dernière. De fait, les Allemands ont retrouvé le chemin d’une épargne soutenue l’an dernier, c’est sur ce front que le gouvernement devrait agir pour retrouver un contexte domestique plus porteur.
  • Les dépenses d’investissement tirent leur épingle du jeu, grâce à la résistance des dépenses d’équipement des entreprises et à la construction résidentielle et non résidentielle.
  • Enfin, la contribution des exportations nettes à la croissance est nulle après deux trimestres négatifs (stockage), avec une croissance sur un an des exportations de biens et services en hausse de 0,3 % seulement, à comparer aux 6,4 % enregistrés fin 2017.

L’ensemble n’est, au total, guère brillant. Le modèle allemand a du plomb dans l’aile et il devient urgent que les responsables politiques s’en préoccupent.

PMI et autres enquêtes européennes : sauvetage de justesse

Les résultats des différentes enquêtes de conjoncture publiées ce matin ne manqueront pas d’alimenter les débats. Alors que certains y verront quelques source de réconfort alimentées par l’amélioration des PMI en provenance des services, d’autres s’alarmeront, à l’inverse, des très mauvais retours en provenance de l’industrie. Sans doute faut-il différencier ces appréciations selon qu’elles concernent la France ou l’Allemagne mais l’ensemble ne plaide pas encore en faveur d’une amélioration imminente de la conjoncture.

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La perspective d’un hard Brexit s’éloigne ; les marchés des changes l’ont compris

Du long périple de ces derniers mois, il ressort au moins une conclusion claire : paradoxalement, la perspective d’un « hard Brexit » qui verrait le Royaume-Uni quitter l’Union Européenne sans accord préalable n’est souhaitée par personne, ni par les Britanniques ni par les Européens. Le temps est loin où T. May affirmait qu’il valait mieux un Brexit sans accord qu’un mauvais accord tant l’approfondissement du sujet a montré à quel point une telle démarche serait folle.

Au lendemain du rejet retentissant de l’accord de divorce négocié par Theresa May avec l’Union européenne, l’incertitude est maximale sur ce qui pourrait suivre mais le cadre est posé : l’éventualité d’une sortie effective du Royaume-Uni de l’UE sans accord le 29 mars a presque disparu du radar à la faveur d’une solution, certes, encore inconnue mais ardemment recherchée. Nous l’écrivions avant-hier (ici) : les péripéties autour de ce dossier ne s’arrêteront pas après le vote du parlement.

Il s’agit là, probablement de la principale explication de la résilience de la livre Sterling au rejet de l’accord de T. May. En somme, une réaction de bon sens, personne ne pouvant décemment imaginer qu’un responsable politique quel qu’il soit propulse son pays dans l’abîme que serait celui d’un hard Brexit. À ce titre, même l’hypothèse d’un second référendum, aux résultats incertains, semble devoir être mise à l’écart, pour un temps au moins.

L’inflation américaine chute à 1,9 % en décembre

En ligne avec le consensus, l’inflation totale américaine a enregistré une baisse mensuelle de 0,1 % ajustée des variations saisonnières, ce qui fait chuter son taux annuel à 1,9 % (après 2,2 % en novembre), en dessous de la cible de 2 % de la Fed pour la première fois depuis août 2017.

A l’inverse, l’inflation sous-jacente a progressé de 0,2 % comme attendu et s’est stabilisée à 2,2 % en glissement annuel.

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Vu des commandes, il ne faudrait plus grand-chose pour envoyer l’Allemagne en récession d’ici peu

D’un mois à l’autre, les commandes adressées aux entreprises allemandes accusent les contre-coups d’un environnement d’une rare instabilité. En octobre la statistique avait été sauvée par le rebond de plus de 7,4 % des commandes en provenance de la zone euro, qui avait permis de compenser l’écrasement des ordres domestiques et du reste du monde. À l’inverse, en novembre, le rebond de ces dernières a été enseveli sous une chute exceptionnelle des ordres en provenance de la zone euro, de 11,6 % -sans équivalent mensuel depuis décembre 2008. De fil en aiguilles, ces déboires répétés finissent par mettre sérieusement à mal les perspectives de l’Allemagne. Sauf inversion de tendance imminente, le sujet d’une récession de l’économie allemande d’ici au printemps finira par s’imposer.

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