L’apaisement des tensions sur les prix à la production se confirme à l’échelle mondiale

Manquaient les données américaines pour valider les tendances observées dans plusieurs pays ces dernières semaines, c’est chose faite avec la publication des prix à la production du mois d’octobre et le résultat est peu discutable : les tensions sur les prix en amont de l’appareil productif se détendent. Aux Etats-Unis, le PPI n’a augmenté que de 0,2 % en octobre, comme en septembre selon les données révisées (contre 0,4 % initialement), tandis que l’indice hors énergie et alimentation ressort inchangé, après un mouvement également révisé à la baisse, à 0,2 % en septembre. Sur un an, la décélération du PPI reprend donc, à 8 % après 8,4 % en septembre et 6,7 % pour la partie sous-jacente, contre 7,1 %. Bonne nouvelle également ce matin en provenance d’Allemagne avec un repli des prix de gros de 0,6 % en octobre à l’origine d’une décélération annuelle de 19,9 % en septembre à 17,4 %.  Les prix à la production étant généralement en avance sur ceux à la consommation, ces tendances sont de bon augure pour l’inflation future et redonnent un peu de crédibilité aux prévisions du consensus et des banques centrales d’un net apaisement des tensions inflationnistes en 2023.

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L’inflation sous-jacente américaine sur un plateau ; reste maintenant à en descendre.

L’inflation du mois d’octobre offre quelques bonnes nouvelles aux Etats-Unis. Malgré le rebond de l’énergie et une hausse mensuelle de l’indice des prix à la consommation encore relativement soutenue, de 0,4 %, l’inflation annuelle a ralenti d’un demi-point, à 7,7 %, s’éloignant un peu plus de son pic de 9,1 % du mois de juin. Plus important, les composantes sous-jacentes ont augmenté moitié moins vite qu’au cours des deux derniers mois, de 0,3 %. Après s’être tendu à 6,6 % en septembre, le taux d’inflation sous-jacent est ainsi retombé à 6,3 %, son niveau d’août. Satisfécit, donc, pour le mois écoulé. Le plateau de l’inflation sous-jacente semble se consolider. Reste à en descendre. C’est sur ce mouvement que la FED se montrera, sans doute, exigeante quand bien même ces résultats lui redonnent un peu plus de latitude sur la cadence de ses prochains mouvements de hausse des Fed Funds et libèrent, par là-même, la pression sur les autres banques centrales, avec un dollar en net repli, de retour sur ses niveaux de la mi-août.

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Le meilleur PIB américain de l’année est le plus récessif

Le PIB réel américain a progressé de 2,6 % r.a au troisième trimestre et a retrouvé, voire très légèrement dépassé, son niveau de la fin 2021 malgré les deux baisses successives de 1,6 % et 0,6 % r.a du début d’année. Loin d’être homogène, cette croissance est principalement due au commerce extérieur, qui y contribue à hauteur de 2,8 points, un résultat paradoxal dans le contexte de hausse du dollar, qui reflète surtout l’effet de la langueur de la demande domestique sur les importations de biens et services. Ces dernières se sont contractées de quasiment 7 % r.a. au troisième trimestre, un fait jusque-là rarissime en dehors des périodes de récession. L’immobilier dont la chute s’accélère aussi dangereusement n’est donc plus le seul signal préoccupant pour la conjoncture américaine. Malgré une croissance du PIB, il y a peu, inespérée, c’est bien vers des risques accrus de récession que pointe ce rapport ; une bonne nouvelle pour les marchés de taux d’intérêt que les bourses ont néanmoins du mal à digérer.

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Trop petit accroc sur les ventes de détail américaines pour influencer la FED

Les ventes de détail stagnent en septembre en termes nominaux, quand les prix à la consommation, publiés hier, augmentent de 0,1 %. En termes réels, donc, elles se stabilisent également, voire reculent légèrement. D’autant qu’une bonne part des secteurs affiche une nette baisse, qui ne s’explique pas par un recul concomitant des prix comme c’est le cas pour les stations-service. Ainsi, malgré la hausse du nombre de véhicules vendu, les dépenses pour l’achat d’automobiles se tassent d’environ 0,4 %, après un rebond de 2,8 % en août. Quant à l’ameublement et à l’électronique, où l’on observe une nouvelle hausse des prix, les ventes nominales tendent à reculer, d’environ 0,7 % à 0,8 % dans les deux cas.

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Effets de second tour de l’inflation dans les services, la FED ne devrait guère apprécier

Entre août et septembre, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,1%, comme entre juillet et août, soit une inflation sur 12 mois de 8,2 %, contre 8,3 % le mois précédent. Ce très léger ralentissement annuel n’est dû qu’à la nouvelle baisse de l’énergie, sur fond de moindres tensions pétrolières, depuis remises en cause par la décision de l’OPEP+ de limiter sa production. En revanche, les composantes alimentaire et, surtout, sous-jacente continuent à s’accroitre rapidement, avec des hausses de respectivement 0,8 % et 0,6 %, comme le mois dernier. Autant dire que la situation ne s’arrange guère, quand bien même des effets de second tour, somme toute assez classiques, peuvent expliquer cette situation.

La FED ne peut, assurément, pas se satisfaire de tels résultats qui, au contraire, risquent d’accentuer son inquiétude. Avec des hausses comme l’actuelle, l’inflation sous-jacente passerait, en effet, de 6,6 % aujourd’hui à un rythme de croisière de 7,5 % à partir du milieu d’année prochaine ; une tendance qu’elle ne peut accepter et qui signifie, au moins à brève échéance, un durcissement accentué des conditions monétaires.

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ADP et ISM sifflent la fin des espoirs d’une Fed plus accommodante

La spéculation s’est déchainée après l’intervention de la BoE de la semaine dernière et plus encore, après la hausse d’un quart de point seulement des taux directeurs de la Banque d’Australie hier, au lieu des 50 pb attendus. Côté américain, le premier recul des prix immobiliers de la semaine passée, la baisse de l’ISM manufacturier à son plus bas niveau depuis 2020 et le net recul des offres d’emplois de l’enquête Jolts publiée hier ont renforcé l’idée selon laquelle la Fed, elle aussi, finirait pas rendre les armes un peu plus tôt qu’envisagé. Rebond des indices boursiers et du pétrole, fort repli des taux et du dollar s’en sont suivis jusqu’à hier. Le diagnostic n’aura pas tenu très longtemps : non seulement le rapport ADP sur les créations d’emplois privés est meilleur que prévu, avec 208K créations de postes en septembre mais l’indice ISM des services conserve un très haut niveau, de 56,7 points, de deux dixièmes inférieur à celui d’août tandis que sa composante emploi regagne près de 3 points. L’ensemble n’est, au total, guère conforme à ce qui pourrait inciter la FED à lever le pied et l’histoire de ces derniers jours se dénoue.

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Il ne se passe rien aux Etats-Unis mais c’est encore trop pour la FED !

Tant que perdure l’inflation et que les données d’activité sont peu ou prou satisfaisantes, il n’y a pas vraiment de question à se poser sur l’orientation à venir de la FED : elle restera restrictive. C’est probablement la principale conclusion à retirer des données publiées aujourd’hui. Les ventes de détail nominales ont progressé de 0,3 % en août, soit de deux dixièmes de plus que l’inflation totale mais ont été révisées à la baisse de quatre dixièmes le mois précédent, à -0,4 %. La production industrielle baisse de 0,2 % en raison du recul des utilities mais sa composante manufacturière ne fait pas grand-chose, avec un gain marginal, de 0,1 %. Reste le recul de l’indicateur sur les conditions courantes du Philly Fed qui retombe à ses niveaux de juillet mais qui est nuancé par le léger rebond des perspectives et la remontée de l’indicateur new-yorkais, l’« Empire State »… L’ensemble n’a rien de particulièrement palpitant mais assez largement insuffisant pour inquiéter la FED.

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Pas de récession franche aux Etats-Unis mais, bien, 5 trimestres de stagnation…

Le PIB réel américain a reculé de 0,9 % en rythme annualisé au deuxième trimestre, (soit environ 0,2 % en pourcentage simple), après une baisse de 1,6 % au premier trimestre. Voilà qui tombe mal pour le président de la FED, qui avait assuré hier qu’il n’y aurait pas de récession en 2022, quoiqu’il puisse encore s’appuyer comme il l’a laissé entendre, sur un acquis de croissance solide, de 1,4 % à la fin du second trimestre, ainsi que sur le fait que cette baisse est majoritairement due aux variations de stocks. Ces derniers ont poursuivi leur normalisation et expliquent, en effet, deux points du repli annualisé du PIB, ce qui laisse une contribution positive pour la somme des autres postes, grâce au rebond post-covid de la consommation de services et à celui des exportations, notamment énergétiques. S’il est donc possible de nuancer le recul du PIB au deuxième trimestre, le constat n’en reste pas moins celui d’une stagnation hors stocks de l’économie américaine depuis cinq trimestres maintenant et de tendances à venir beaucoup plus compliquées au vu des premiers résultats déjà disponibles.

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