Récupération à pas comptés aux Etats-Unis

Les données économiques américaines du jour restent globalement médiocres. Du côté des consommateurs, l’heure est à la prudence à en juger par le rapport des ventes de détail, en hausse de seulement 0,3 % en valeur en octobre. La production industrielle s’est un peu mieux tenue, avec une progression mensuelle de 1,1 % en octobre, résultat d’une amélioration sectorielle plus équilibrée qu’au cours des derniers mois. L’ensemble reste malgré tout très insuffisant pour combler les pertes de l’industrie manufacturière du premier semestre, avec un déficit de 6,5 % en moyenne cette année par rapport à 2019 qui n’évoluera sans doute pas beaucoup d’ici à la fin de l’année compte-tenu du ralentissement induit par le regain de l’épidémie ces dernières semaines.

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Sinon, l’économie américaine se porte à merveille…

Les données américaines du jour ne sont pas franchement en phase avec l’optimisme des marchés, avec une timide hausse des ventes de détail et une production industrielle en repli de 0,8 %.

Les premières ont augmenté de 0,3 % en octobre… après avoir baissé de 0,3 % en septembre. Hors automobiles, la hausse n’est plus que de 0,1 %, après un chiffre révisé de 0 à -0,1 %, l’ensemble à prix courants. Sachant que l’indice des prix s’est accru de 0,4 % le mois dernier, cela suggère toutes choses égales par ailleurs, un déclin des achats réels pour le deuxième mois consécutif…

Si côté automobile, les données semblent un brin meilleures, il s’agit sans doute d’un effet prix au vu de ce que nous savons des ventes de véhicules sur la période, en léger repli, dans la tendance de ces derniers mois, à 16,8 millions.

Mais les résultats sont plus mauvais encore du côté de la production industrielle, en baisse de 0,8 % après déjà un repli de 0,3 %. Sur un an, la récession industrielle s’accentue ainsi, à -1,1 %. Côté manufacturier, le rebond de l’ISM n’a pas été suivi de faits : la production flanche de 0,6 % – après déjà -0,5 % le mois dernier ce qui porte à sept les mois en recul cette année et à -1,5 % la contraction annuelle de production.

Au total, le quatrième trimestre ne débute pas sous les meilleurs auspices. Déjà faible, à tout juste 1 % en rythme annualisé, l’estimation de la FED d’Atlanta pour la croissance du quatrième trimestre ne semble pas devoir s’améliorer.

À ce rythme-là, J. Powell ne va pas pouvoir garder longtemps son discours enchanteur sur la bonne santé de l’économie américaine et encore moins son intention de statu quo…. Vite, vite, un accord commercial…

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