La croissance sauvée au premier trimestre, selon l’IFO et l’INSEE

Après les bons PMI, les enquêtes mensuelles de l’IFO pour l’Allemagne et de l’INSEE, pour la France accélèrent avec des hausses respectives de 3 et 5 points pour leurs indicateurs composites. Les économies continuent d’évoluer au gré des restrictions, dont la réduction récente permet aux prestataires de services de retrouver de l’optimisme. Les évolutions sont un peu moins nettes dans l’industrie, avec même une faible baisse de l’indice français. Quant au contexte inflationniste, les perspectives de prix campent sur de hauts niveaux.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

En Europe, l’activité l’emporte sur les hausses de prix, selon les PMI de février

A l’exception du Japon, où les PMI chutent, les enquêtes de Markit, qui concernent pour l’heure principalement l’Europe, font état d’une forte hausse des climats des affaires. Ils atteignent ainsi des niveaux parmi les plus hauts depuis la reprise de la mi-2021, malgré un contexte de prix toujours tendu. Les résultats de ces enquêtes doivent, comme d’habitude, être relativisés : effets de base ou optimisme post restrictions, elles n’ont pas forcément été d’une grande aide pour prédire l’activité de ces deux dernières années. Toujours est-il qu’en tant que données avancées, les PMI fournissent quelques précieuses indications sur l’état de la conjoncture mondiale. En l’occurrence, bien que le contexte inflationniste européen continue de se détériorer, l’activité semble tenir bon et ne pas en subir, pour l’heure, les conséquences.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Minutes de la FED, ventes de détail et production américaines

Réduction de son bilan à un rythme accéléré par rapport à 2017-2019 et hausse de ses taux plus rapide qu’à partir de 2015, ainsi se résument les principales précisions apportées par les minutes du dernier FOMC de la FED. Sur ces deux points ses prises de positions sont fermes et relativement « hawkish ». Toutefois la FED se garde de toute précision et soumet ses décisions à venir aux résultats économiques, qu’elle juge encore incertains, et aux développements des marchés financiers. Ces dernières nuances ont suffi pour rassurer. Quant aux données publiées plus tôt dans la journée, elles semblent montrer que la conjoncture s’est quelque peu redressée en janvier, au vu des premiers chiffres disponibles et malgré les conséquences de la crise sanitaire sur la mobilité, qui avaient notamment fait dévisser les climats des affaires.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation britannique se stabilise, pas de quoi contrarier la BoE   

L’indice des prix à la consommation marque un coup d’arrêt à sa progression, toujours très forte, sur un an. Celle-ci reste, en effet, de 5,4 %, tandis que sa composante sous-jacente augmente seulement d’un dixième de point, à 4,4 %. L’inflation d’un certain nombre de postes comme les services de transport, les loisirs ou l’hôtellerie, ainsi que l’essence, ralentit, en effet. Pas de quoi bouleverser, pour autant, la Banque d’Angleterre, puisque les données de janvier sont conformes à ses prévisions. Qui plus est, les autres mesures de l’inflation se tendent davantage. L’évolution des prix de gros gagne encore 0,3 point, à 7,8 %, celle des prix à la production en gagne 0,5, à 9,9 %. Enfin, et surtout, l’augmentation à venir des prix administrés de l’énergie interdit de penser que l’inflation pourrait se tasser sous peu : une hausse de 20 % de ces mêmes prix en octobre avait fait progresser de 0,6 point le taux d’inflation, or celle d’avril sera de plus de 50 %. Là aussi, donc, la perspective d’une inflation autour de 7 % au printemps n’est pas remise en cause.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Aux Etats-Unis, le rapport sur l’emploi qui détonne

Les données de l’ADP auront une nouvelle fois envoyé un signal trompeur ce mois-ci : l’emploi salarié américain n’a pas baissé comme indiqué mercredi mais se serait, au contraire, amélioré beaucoup plus nettement qu’attendu, avec 467 K créations de postes, après 501 K en décembre selon les données révisées, plus de deux fois supérieures aux données initiales. De quoi y perdre son latin. Les révisions des uns et des autres ne facilitent pas la tâche : nettoyage annuels des données d’emplois et de population active et nouvelles estimations des coefficients saisonniers font valser les étiquettes. Si, comme le précise le BLS dans son rapport de ce jour, les révisions s’équilibrent entre les corrections à la baisse des créations mensuelles de mars à juillet 2021 et à la hausse sur le reste de l’année, pas sûr que la perception qu’en auront les marchés et la FED sera aussi équilibrée.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Mme Lagarde passera le cap en mars, c’est quasiment fait…

Extrait de notre preview: « Il suffira de peu de choses, quelques ouvertures plus ou moins appuyées dans le communiqué ou à l’occasion de la conférence de presse de Mme Lagarde, pour que s’enclenchent les ajustements qui devraient accompagner la perspective d’une convergence, même très graduelle, de sa politique vers celle de ses homologues ». Ces ouvertures ont été livrées sous plusieurs formes et ont produit les effets escomptés.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

BMG janvier 2022 – La consommation dévisse

Notre baromètre économique global recule à -0,1 en janvier après 0,2, un chiffre un peu meilleur qu’initialement publié pour décembre. Les indicateurs de consommation se dégradent partout nettement et sont, de loin, les plus négatifs, tandis que les momenta de l’investissement et du commerce international se maintiennent au-dessus de 0. Notre indicateur d’inflation poursuit son repli très graduel, à 0,7 après 0,8, grâce notamment à une Chine déconnectée des autres régions.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

La Banque d’Angleterre décidée à casser la croissance : BoJo sur un siège éjectable

Sans surprise, la Banque centrale britannique a de nouveau relevé son taux directeur, de 0,25 % à 0,5 %, décision prise à l’unanimité des neuf membres du Conseil de politique monétaire, une minorité de quatre membres souhaitant même passer directement à 0,75 %. Elle a également annoncé une réduction graduelle de son stock d’obligations d’entreprises ainsi qu’un arrêt des réinvestissements sur les bons du Trésor qu’elle détient. La Banque d’Angleterre, qui prévoit une inflation au-delà de 7 % au printemps, durcit manifestement le ton : objectif affiché, créer un choc de demande à destination des ménages qui, selon ses estimations, verraient voir leur pouvoir d’achat amputé de 2 % cette année et de 0,5 % en 2023, une pénitence jugée nécessaire pour contrer l’inflation… Les marchés anticipent maintenant que les taux monteront, au moins, à 1,5 % en novembre. Le choix de la BoE a le mérite de la clarté ! En dehors de cela on se demande bien où va le pays…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre