L’hypocrisie à son comble à la veille des annonces de la BCE

Ce n’est pas faute de l’avoir dit ces dernières années : la BCE pourra faire tout ce qui est en son pouvoir, cela ne sera pas suffisant sans le relais des politiques économiques. Sept ans presque jour pour jour après le « Whatever it takes » de M. Draghi, le 26 juillet 2012, la BCE a usé de tous ses moyens pour éviter le chaos de l’union monétaire et, sans doute, son éclatement. Sur ce point, le succès est incontestable. Reste son mandat, celui de permettre un rétablissement des perspectives d’inflation vers la cible de 2 % ; sur ce dernier, l’échec est au contraire total. Personne n’oserait décemment en tenir la BCE pour responsable tant il est devenu évident que cette situation n’a pas grand-chose d’un phénomène monétaire. C’est pourtant bien de la BCE que sont hypocritement attendues les initiatives pour remédier à la menace que constitue ce risque de déflation chronique. Mario Draghi va donc faire semblant et tenter de convaincre de l’efficacité de son action immédiate ou à venir. Ironie de l’histoire, le PMI manufacturier de la zone euro est retombé à 46,4 points en juillet, deux doigts au-dessus de son niveau de juillet 2012 et un signal presque garanti d’intensification des pressions déflationnistes… M. Draghi saura-t-il trouver une nouvelle formule pour convaincre ? Paradoxalement, cela pourrait être plus difficile qu’en 2012, malgré la gravité de la crise d’alors.

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Inflation pascale en UEM

L’inflation est remontée significativement au mois d’avril, de 1,4 % à +1,7 %, avec une forte contribution du sous-jacent, à hauteur de 0,92 points, la plus élevée en deux ans. Une convergence vers les cibles de la BCE ? Probablement pas, plutôt l’effet passager des congés de Pâques, comme le montrent les détails des chiffres nationaux. À brève échéance, inflation sous-jacente et totale ont tout lieu de se tasser à nouveau.

Alimentation et énergie font remonter l’inflation en zone euro et en France en février

Les estimations préliminaires de l’inflation du mois de février sont attendues ce jeudi dans plusieurs pays de la zone euro et vendredi pour l’ensemble de la région. Nos estimations suggèrent un rebond de l’inflation annuelle dans la plupart des pays, principalement lié à l’énergie. En France, l’entrée en vigueur de la loi alimentation rend le diagnostic incertain avec un risque de hausse des prix alimentaires additionnel. Selon note chiffrage, le taux d’inflation (IPC) devrait remonter de 1,2 % en janvier à 1,5 %-1,6 % en février. Notre prévision pour la zone euro ressort à 1,5 % après 1,4 %, avec une inflation sous-jacente, néanmoins, inchangée, à 1,1 %, du fait d’un repli dans les services.

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Inflation UEM et France : décrochage en vue en décembre

Les estimations préliminaires de l’inflation du mois de décembre en zone euro et en France seront publiées ce vendredi. Nous prévoyons une stabilité des prix de la zone euro sur le mois qui se solderait par forte baisse de l’inflation annuelle, de 1,9 % à 1,6 % (très inférieure aux estimations du consensus à 1,9 %) ainsi qu’un repli de l’inflation française à 1,7 %, après 1,9 % en novembre malgré une hausse mensuelle de l’IPC de 0,1 % après -0,2 %.

L’inflation sous-jacente, en hausse de 0,4 % sur le mois, devrait également décélérer à 0,9 % en glissement annuel, après 1 % en novembre, selon nos estimations (contre un consensus stable à 1 %).

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