L’international à la rescousse des profits des entreprises américaines, mais encore ?

La première estimation des profits des sociétés américaines du deuxième trimestre a été publiée ce jeudi, en même temps que la révision du PIB. Bonne surprise, les profits avant impôts se sont redressés de 5,3 % après deux trimestres consécutifs de médiocres résultats, dont une baisse de 3,7 % en début d’année. Sur un an, l’évolution des profits repasse ainsi en territoire positif, avec une hausse de 2,7 % au lieu d’un repli de 2,1 % au premier trimestre. De manière inattendue, au vue des évolutions de changes, de la dégradation de l’activité internationale et de ce que l’on serait tenté d’attendre de la politique étrangère de D. Trump, c’est du reste du monde que provient l’essentiel de cette amélioration, avec une envolée de quasiment 12 % des résultats des sociétés américaines à l’étranger au deuxième trimestre. Bien qu’exceptionnel, ce résultat n’est pas isolé. En l’occurrence, la politique de rapatriement des bénéfices de D. Trump porte ses fruits : les profits réalisés dans le reste de monde ont ainsi compensé le déclin persistant enregistré sur le front domestique depuis leur pic de la fin de l’année 2014 ; ils étaient alors supérieurs de 13,5 % à leur niveau présent…

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Le point après le coup de semonce des marchés

Rappelez-vous l’Annapurna, image mise en avant en fin d’année dernière pour qualifier nos perspectives 2018. À cette altitude, la tentation est grande de tenter l’ascension du toit du monde, mais les pertes sont élevées et les faux pas, trop souvent, fatals. La faille de la semaine écoulée semble pouvoir être surmontée mais le terrain reste éminemment instable et les retardataires sont loin d’être sortis d’auberge. Où en sommes-nous en matière de balance des risques et sur quels éléments centrer l’attention ?

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L’Humeur du Vendredi 31 janvier : Economie américaine, les raisons de notre réserve au sujet de la Fed

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L’inconfort que nous avons exprimé au sujet du changement de cap de la politique monétaire de la Fed trouve son origine dans une lecture des tendances en cours de l’économie américaine assurément moins confiante que généralement exprimé par le consensus. Alors que la publication des bons chiffres de croissance du quatrième trimestre 2013 risque de nous faire apparaitre un peu plus en porte à faux, nous revenons ici sur ce qui continue à nous contrarier dans les développements récents de la conjoncture américaine. Ces points s’articulent autour des trois principaux sujets suivants :

  • Une perception de la reprise immobilière assurément différente de celle du consensus, les distorsions entre prix et volume d’activité constituant à notre sens une anomalie préoccupante pour la suite du cycle,
  • Un scepticisme persistant sur le scénario prédominant d’une reprise de l’activité tirée par l’investissement des entreprises, dont nous ne voyons toujours pas le début de la concrétisation,
  • Un inconfort face aux tendances escomptées du marché de l’emploi, dont l’embellie récente nous semble très fragile.