Les PIB européens, un relatif satisfecit quant à la gestion de crise, reste le plus dur

Les PIB allemand et espagnol ressortent en très légère hausse, de respectivement 0,1 % et 0,4 % au quatrième trimestre. Le PIB français recule, mais dans des proportions bien plus réduites qu’envisagé en début de période : -1,3 %, quand l’INSEE prévoyait une chute de 4 % et que les premiers temps du confinement de novembre faisaient redouter un choc plus marqué encore. A l’heure où la perspective d’un troisième confinement généralisé se fait de plus en plus menaçante, ces résultats sont donc quelque peu réconfortants : contrairement au premier semestre, la gestion plus fine des restrictions sanitaires a porté ses fruits et le « stop & go » des politiques publiques, bien que particulièrement mal vécu, a permis de limiter la casse économique. Plusieurs bémols à cette première réaction, néanmoins, dont :

  • Si la chute de la mobilité en France ne s’est pas traduite avec une ampleur similaire à celle du premier semestre sur le PIB, la consommation, elle, en a tout de même été la principale victime, avec nouvelle contraction d’ampleur en fin d’année
  • Les dégâts sectoriels restent immenses et hautement préoccupants pour ce qui concerne la plupart des activités tertiaires, en particulier en Espagne. Leur remise à niveau conditionnera les perspectives de sortie de crise.

 

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Les bénéfices européens d’une élection de Biden : entre rêves et réalité

Rebond des bourses, envolée de l’euro, écrasement des taux souverains… Les marchés européens se réjouissent de la perspective d’une élection de J. Biden à la tête des Etats-Unis, au point d’avoir fait de la zone euro la principale bénéficiaire du sursaut de confiance des bourses mondiales au cours de la semaine écoulée. Il y a certainement de bonnes raisons d’imaginer qu’une accession de J. Biden à la présidence américaine soit plus favorable que celle de son rival pour l’économie mondiale. Le cas de figure où l’Europe tirerait un bénéfice particulier d’une victoire du démocrate est également assez défendable, ceci néanmoins sous certaines conditions, parmi lesquelles :

  • La capacité de J. Biden à appliquer les points-clés de son programme, ce qui dépendra pour beaucoup du confort de la majorité démocrate au Congrès.
  • La capacité de l’Europe à suivre la voie du nouveau cap de la politique économique américaine, en matière d’investissement notamment.

En d’autres termes, les bonnes nouvelles ne tomberont pas du ciel et briser le plafond de verre qui plafonne au-dessus des indices européens depuis le mois de juin pourrait se révéler plus difficile que suggéré ces derniers jours.

 

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L’Italie en quarantaine. Questionnements

Quelle est la bonne attitude à attendre des gouvernements face à la propagation du virus ? Le sujet, c’est certain, animera bien des débats une fois la panique actuelle derrière nous. En attendant, la décision de mise en quarantaine de l’Italie dans son ensemble est une nouvelle cinglante qui ne manque pas d’interroger. Irraisonnée, disproportionnée ? La décision du gouvernement italien se comprend mieux face à la situation sanitaire du pays : les hôpitaux ne suivent plus, débordé, le système médical croule sous la montée des cas (plus de 9 000 à ce jour). Nul doute que les choses pourraient être gérées différemment si elles avaient été anticipées. Mais tel n’a pas été le cas, ni en Italie, ni ailleurs. Peu de doute également que l’orientation des politiques publiques de ces dernières années, n’a pas aidé à prévenir une telle situation. Victime d’un vieillissement accéléré, l’Italie aurait eu besoin, plus que tout autre pays de l’union monétaire, d’une progression de ses dépenses médicales moyennes par habitant ces dernières années que sa situation budgétaire ne lui a pas permis d’assumer. On connait les difficultés du système chez certains de ses voisins, pourtant nettement mieux pourvus : en France, par exemple, où le budget santé par habitant est de 43 % supérieur à celui de la péninsule selon les données d’Eurostat…

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L’énigme du cours de l’euro-dollar

L’Europe, cette prison de moins en moins dorée dont seule la devise continue à tirer les bénéfices 

Tétanisé a l’idée de lâcher le navire européen sans un accord susceptible de rendre supportable le coût de ce divorce, le Royaume-Uni semble en passe de rester amarré à l’UE. Par ailleurs, gouvernement italien et Commission européenne ont camouflé leurs désaccords, parvenant à maquiller des comptes qui, s’ils ne trompent personne, confirment un objectif partagé d’éviter une nouvelle crise aux conséquences improbables. Décidément se défaire de l’euro ou de l’Europe n’est pas aussi simple que les politiques le suggèrent ! D’ailleurs, selon le dernier baromètre sur le sujet, plus de deux européens de la zone euro sur trois plébisciteraient la monnaie unique.

Le risque existentiel d’un euro mal-aimé a donc finalement cédé du terrain ces dernières semaines, au grand dam de la conjoncture de la zone euro qui, à un cheveu d’une nouvelle récession, risque en outre de subir les affres d’une devise ragaillardie. Alors, si, même sur ce point, l’euro dysfonctionne, une chose est sure, la monnaie unique a la vie dure et tant, qu’il en sera ainsi, bénéficiera de cette malencontreuse vertu de valeur refuge !

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Green New Deal européen

Tandis que la crise économique et financière en présence conduit déjà certains à échafauder les conditions des prochaines actions de sauvetage des banques centrales dont nul ne peut anticiper les conséquences, effets d’addiction et implications de la confiscation du pouvoir politique au bénéfice des seules des banquiers centraux, on peut à juste titre s’interroger sur les moyens plus efficaces d’utiliser ces potentielles ressources. La cause climatique, dont on ne peut plus négliger l’urgence s’impose alors plus que toute autre, y compris pour renouveler les sources de croissance de nos économies, aujourd’hui, exsangues.

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L’inflation c’est fini, jusqu’à nouvel ordre… de D. Trump

L’accélération de l’inflation depuis l’automne 2016 a constitué l’un des plus forts catalyseurs du retour de l’optimisme des entreprises et plus encore des marchés financiers. Ajoutée aux promesses de soutien de l’activité du nouveau président américain, ce mouvement a largement alimenté le thème de la reflation à l’origine du rallye des marchés boursiers.

Impulsé par les effets de base pétroliers dorénavant amenés à s’éroder, ce regain d’inflation est toutefois pour l’essentiel derrière nous. D’ici à l’automne, l’inflation devrait, en effet, fortement refluer dans les pays développés ; un mouvement susceptible de prendre bien des observateurs à contre-pieds.

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Flegme britannique grandeur nature… mais bientôt mis à l’épreuve

Bluffés par la bonne résistance de l’économie britannique au vote du 23 juin et convaincus que le processus de sortie de l’UE prendra des années avant de se concrétiser, les observateurs n’ont guère réagi à la victoire de T. May à la Chambre des Communes et à la perspective d’un enclenchement effectif de plus en plus vraisemblable de l’article 50 d’ici fin mars. La livre Sterling s’est d’ailleurs légèrement raffermie ces derniers jours, laissant envisager que le pire puisse être dépassé pour la devise britannique.  Lire la suite…

BRexit – Analyse et suivi des développements

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  • Les variations enregistrées ce matin sont globalement en ligne avec notre scénario de Brexit, malgré une réaction plus négative des rendements du Gilt que celle que nous avions envisagée (attribuable à un report sur les actifs « refuge » plus marqué qu’anticipé).
  • Les mouvements correctifs ne sont pas terminés. Il y a néanmoins une grande incertitude sur les délais avec lesquels ils se manifesteront : nous envisageons toujours, en effet, une baisse plus marquée de la £, du pétrole, du rendement des Bund et des marchés actions, qui pourraient toutefois prendre plusieurs jours ou quelques heures avant de se manifester.

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