L’énigme du cours de l’euro-dollar

L’Europe, cette prison de moins en moins dorée dont seule la devise continue à tirer les bénéfices 

Tétanisé a l’idée de lâcher le navire européen sans un accord susceptible de rendre supportable le coût de ce divorce, le Royaume-Uni semble en passe de rester amarré à l’UE. Par ailleurs, gouvernement italien et Commission européenne ont camouflé leurs désaccords, parvenant à maquiller des comptes qui, s’ils ne trompent personne, confirment un objectif partagé d’éviter une nouvelle crise aux conséquences improbables. Décidément se défaire de l’euro ou de l’Europe n’est pas aussi simple que les politiques le suggèrent ! D’ailleurs, selon le dernier baromètre sur le sujet, plus de deux européens de la zone euro sur trois plébisciteraient la monnaie unique.

Le risque existentiel d’un euro mal-aimé a donc finalement cédé du terrain ces dernières semaines, au grand dam de la conjoncture de la zone euro qui, à un cheveu d’une nouvelle récession, risque en outre de subir les affres d’une devise ragaillardie. Alors, si, même sur ce point, l’euro dysfonctionne, une chose est sure, la monnaie unique a la vie dure et tant, qu’il en sera ainsi, bénéficiera de cette malencontreuse vertu de valeur refuge !

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Green New Deal européen

Tandis que la crise économique et financière en présence conduit déjà certains à échafauder les conditions des prochaines actions de sauvetage des banques centrales dont nul ne peut anticiper les conséquences, effets d’addiction et implications de la confiscation du pouvoir politique au bénéfice des seules des banquiers centraux, on peut à juste titre s’interroger sur les moyens plus efficaces d’utiliser ces potentielles ressources. La cause climatique, dont on ne peut plus négliger l’urgence s’impose alors plus que toute autre, y compris pour renouveler les sources de croissance de nos économies, aujourd’hui, exsangues.

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L’inflation c’est fini, jusqu’à nouvel ordre… de D. Trump

L’accélération de l’inflation depuis l’automne 2016 a constitué l’un des plus forts catalyseurs du retour de l’optimisme des entreprises et plus encore des marchés financiers. Ajoutée aux promesses de soutien de l’activité du nouveau président américain, ce mouvement a largement alimenté le thème de la reflation à l’origine du rallye des marchés boursiers.

Impulsé par les effets de base pétroliers dorénavant amenés à s’éroder, ce regain d’inflation est toutefois pour l’essentiel derrière nous. D’ici à l’automne, l’inflation devrait, en effet, fortement refluer dans les pays développés ; un mouvement susceptible de prendre bien des observateurs à contre-pieds.

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Flegme britannique grandeur nature… mais bientôt mis à l’épreuve

Bluffés par la bonne résistance de l’économie britannique au vote du 23 juin et convaincus que le processus de sortie de l’UE prendra des années avant de se concrétiser, les observateurs n’ont guère réagi à la victoire de T. May à la Chambre des Communes et à la perspective d’un enclenchement effectif de plus en plus vraisemblable de l’article 50 d’ici fin mars. La livre Sterling s’est d’ailleurs légèrement raffermie ces derniers jours, laissant envisager que le pire puisse être dépassé pour la devise britannique.  Lire la suite…

BRexit – Analyse et suivi des développements

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  • Les variations enregistrées ce matin sont globalement en ligne avec notre scénario de Brexit, malgré une réaction plus négative des rendements du Gilt que celle que nous avions envisagée (attribuable à un report sur les actifs « refuge » plus marqué qu’anticipé).
  • Les mouvements correctifs ne sont pas terminés. Il y a néanmoins une grande incertitude sur les délais avec lesquels ils se manifesteront : nous envisageons toujours, en effet, une baisse plus marquée de la £, du pétrole, du rendement des Bund et des marchés actions, qui pourraient toutefois prendre plusieurs jours ou quelques heures avant de se manifester.

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