La reprise industrielle allemande à la peine

Production et commandes allemandes de mai/juin, forcément en très forte hausse après le confinement, ne donnaient que peu d’indices sur la nature de la reprise. Les données de juillet sont plus éclairantes et, incontestablement, décevantes : sans surprise après les commandes publiées vendredi, la production n’a progressé que de 2,4 % entre juin et juillet et sa composante manufacturière de 2,8 %. Après avoir effacé plus de la moitié de leurs pertes en deux mois, les volumes de production sont toujours inférieurs de plus de 10 % à ceux de février tandis que le principal soutien apporté par l’automobile s’essouffle à en juger par les données préliminaires du mois d’août… Il faudra vraisemblablement plus de temps que généralement envisagé pour que l’industrie allemande efface ses pertes du printemps.

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Lent déconfinement pour l’industrie allemande

Déconfinement oblige, le mois de mai est franchement meilleur qu’avril, avec une hausse de 10 % des commandes et de la production manufacturières en Allemagne. Reste que ce rebond est loin de combler la chute des deux derniers mois et que le recul par rapport à mai 2019 est de 29 % pour les commandes et de 20 % pour la production. Une simple question de temps, avant que les effets de la crise ne se résorbent, presque automatiquement ? Pas si sûr, au vu des obstacles qui se présentent sur la voie de la reprise.

 

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Le bug des commandes allemandes

Le regain d’optimisme qui a suivi le redressement des indicateurs du climat des affaires de ces derniers mois tiendra-t-il la route ? La nouvelle contraction des commandes allemandes en novembre pose assurément la question. Avec un recul de 1,3 % en novembre, ces dernières renouent avec une tendance franchement baissière, assurément peu en phase avec les attentes telles qu’exprimées par les marchés ces dernières semaines.

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Décrispation allemande, mais encore ?

Au moment où les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis s’apaisent et où, simultanément, les menaces d’une hausse de tarifs américains sur les importations d’automobiles européennes diminuent, il faut peu de bonnes nouvelles pour convaincre que le point bas de l’activité soit en passe d’être dépassé en Allemagne et que, par là-même, l’horizon conjoncturel européen s’éclaircisse. Difficile de ne pas acheter ce diagnostic que ne contredit pas fondamentalement, d’ailleurs, l’analyse détaillée des commandes aux différentes secteurs de l’industrie allemande publiées hier. Reste à jauger ce qui est susceptible de suivre pour l’activité à venir. Les données de production de ce matin jettent un froid, avec un repli de 1,3 % de la production manufacturière en septembre quand, par ailleurs, l’accumulation des stocks des entreprises incite à la retenue. Que la série noire des données allemandes soit derrière nous est probable, que ce diagnostic débouche sur un scénario en V est une autre histoire.

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Bonne nouvelle toute relative en provenance de l’industrie allemande

Bonne surprise ce matin avec l’annonce d’un rebond de la production manufacturière allemande de 0,9 % au mois de mai. La volatilité des données mensuelles impose toutefois de prendre du recul. Après un mois d’avril désastreux, le rebond de mai semble en effet bien modeste et rares sont, sur deux mois, les secteurs à avoir tiré leur épingle du jeu. À en juger par les commandes publiées vendredi, l’activité industrielle a incontestablement plus de chances de continuer à se contracter que l’inverse dans un avenir proche. Non seulement, le contexte à l’exportation n’est guère porteur mais la dégradation de la demande intérieure s’est nettement accélérée, comme en témoigne la baisse de 7% des commandes domestiques depuis le début de l’année.

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Alerte des commandes allemandes sur la conjoncture mondiale

Fait rarissime en dehors des périodes de récession, les commandes allemandes ont de nouveau flanché en juillet, après une baisse importante de 3.9 % en juin. En période de croissance, des chutes de cet ordre sont en effet, le plus souvent, liées à des phénomènes exceptionnels ou saisonniers, généralement suivis d’une correction à la hausse le mois suivant. Cela explique que le consensus des économistes de marché prévoyait un rebond de 1,6 % des commandes ce mois-ci. Malheureusement, le contexte conjoncturel semble plus endommagé que généralement admis ; plutôt qu’un rattrapage, c’est une nouvelle contraction de 0,9 % du volume de leurs commandes dont font état les industriels allemands en juillet, lesquelles ressortent à nouveau en territoire négatif sur douze mois, à 0,9 %.

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Une rentrée jonchée de peaux de bananes

L’été financier s’est finalement déroulé dans un climat de torpeur bienveillante, successivement entretenu par la promesse d’un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis début juillet, les bons résultats des sociétés, puis, récemment, l’espoir suscité par l’annonce d’une reprise du dialogue entre les Etats-Unis et la Chine. Couronné par de nouveaux records du Dow Jones et du S&P 500, l’ensemble a permis de ravaler les multiples sujets de crispations notamment occasionnés par la crise des pays émergents, dont le point culminant avec la crise turque autour du 15 août a fini par être relégué au rang de nervosité épidermique saisonnière -sans conséquence fondamentale, donc- permettant, y compris, aux marchés européens de se ressaisir en toute fin de période.

La rentrée pourrait être plus épique à en juger par la tournure de la conjoncture mondiale et le nombre de dossiers en suspens que les prochaines semaines verront rouvrir. Un retour à la réalité susceptible de prendre à contrepied nombre d’investisseurs récemment tentés d’imaginer que les records franchis par les indices américains ouvrent, de facto, la voie à un nouveau round de hausse des marchés mondiaux, européens tout particulièrement.

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