R. A. S. en provenance des minutes de la FED

Inutile de chercher des signes de préoccupation sur la santé économique des Etats-Unis dans les minutes du dernier FOMC, il n’y en a pas. La FED est confiante dans la capacité de l’économie américaine à se remettre de la crise du Covid et constate comme tout un chacun une relative résilience des consommateurs et de l’activité en général à la situation sanitaire en présence. Aucun signe, non plus, de quelconques préoccupations sur l’inflation : si cette dernière est amenée à s’accélérer un temps elle a toute chance de retomber ensuite, de l’avis de la plupart des membres du FOMC. Dans de telles conditions, ces derniers voient dans la remontée des anticipations d’inflation, l’expression d’une amélioration des perspectives économiques et dans la remontée des taux d’intérêt réels celle, possible, des perspectives d’augmentation des besoins de financement. Les conséquences du Covid sur les secteurs et populations les plus exposées sont importantes et potentiellement durables, malgré la reprise escomptée de la croissance. Celles-ci justifient le maintien de conditions monétaires très accommodantes que la FED ne compte pas modifier avant un retour au plein emploi et une inflation suffisamment ancrée au-dessus de l’objectif de 2 %.

Autrement dit, pas de changement imminent de sa politique monétaire ni en matière d’accroissement de ses achats d’actifs ni en matière de taux d’intérêt. Le compte-rendu des minutes est rigoureusement en ligne avec la communication de J. Powell devant la presse immédiatement après le FOMC, presque plus explicite encore. La suite, donc, au prochain numéro, en fonction des développements sur le front conjoncturel, bien sûr, mais probablement plus encore sur celui de la politique budgétaire. Sur ce dernier point deux éléments pourraient s’opposer : l’avancée des négociations au sujet du programme d’infrastructure mais également sur le dossier fiscal. Ce dernier pouvant, le cas échéant, offrir plus de latitude à la FED pour prolonger le statu quo sur sa politique monétaire… A suivre.

 

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Des minutes fidèles à la communication de la FED post-FOMC ; rien que de très normal

La spéculation sur le soutien à venir de la politique monétaire américaine est allée bon train ces dernières semaines avec pour résultat de créer des attentes disproportionnées à l’égard du compte-rendu détaillé du dernier FOMC. Celui-ci n’avait naturellement aucune raison de renvoyer un son de cloche différent de celui exprimé par le président de la FED lors de sa conférence de presse, à savoir : une baisse préventive de 25 points de base, qualifiée d’ajustement de milieu de cycle, sans autre engagement précis sur les évolutions futures des taux directeurs.

Si les développements économiques et financiers intervenus depuis ce dernier FOMC du 31 juillet laissent penser que la FED procédera selon toute vraisemblance à un assouplissement monétaire plus important, éventuellement dès le mois de septembre, c’est lors du symposium de Jackson Hole que l’information sera donnée, soit dans les deux prochains jours. La réaction, somme toute modérée, des marchés aux minutes de la FED est donc normale et ne préjuge en rien de celle qui suivra la communication de J. Powell lors de cette rencontre.

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Minutes du FOMC : Inflation ? Peut-être, mais pas sûr. Mieux vaut attendre de voir

Conformes au communiqué publié immédiatement après le FOMC des 1er et 2 mai, les minutes de ce dernier ne suggèrent aucune volonté de modifier le rythme prévu de remontée des taux directeurs.

Alors que l’appréciation de la FED sur la situation économique reste satisfaisante, bien que prenant acte du ralentissement de la consommation du début d’année, trois points de ce compte-rendu détaillé sont particulièrement marquants :

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La FED dans une logique de fin de cycle ?

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Les minutes du dernier FOMC de la FED sont on ne peut plus claires : la Fed est de nouveau préoccupée par le marché de l’emploi, globalement moins inquiète qu’au cours des derniers mois par les tendances inflationnistes et peu encline à relever le niveau de ses taux d’intérêt avant d’avoir les éléments de clarification sur les perspectives américaines. En d’autres termes pas de hausse à ce stade quand bien même les dissensions entre les membres du board n’ont pas totalement disparu. Ceci d’autant plus que la FED semble dorénavant se positionner dans une logique de fin de cycle ; une posture assurément nouvelle sur laquelle il convient de s’arrêter.