BCE et gouvernement allemand de nouveau à la rescousse. Sinon, tout va bien…

Nouvelle salve d’annonces pour sauver une situation économique que la BCE et les gouvernements observent sous un jour apparemment plus préoccupé que ne le font les marchés. La première augmente de 600 milliards l’enveloppe consacrée à son programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) dont le montant initial était de 750 milliards. L’Allemagne de son côté rajoute 130 milliards d’euros aux 250 mds déjà mis sur la table, sans compter les 1 000 mds de prêts garantis, les 250 de reports de taxes, ni les 50 en cours de négociation. On y perd son latin mais, si nos calculs sont bons, les dispositifs totalisent 46 % du PIB allemand dont 12 % hors report de taxes et financements. Alors, plutôt que de voir dans ces annonces l’assurance d’une sortie de crise, les marchés feraient mieux de se demander où nous en serions sans ces actions astronomiques pour jauger des dégâts de la pandémie.

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IFO : Les perspectives remontent, mais la reprise attendra

L’opinion des entreprises allemandes sur la situation économique présente ne s’est pas améliorée en mai malgré le déconfinement décidé en début de mois, avec un indicateur stagnant à 79. Leurs perspectives remontent en revanche de 11 points ce qui permet à l’indice synthétique du climat des affaires de regagner 5 points par rapport au mois d’avril. Tandis que l’horizon s’éclaircit dans les services et le commerce, l’industrie, initialement moins touchée par la crise, est à la peine aujourd’hui.

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IFO Allemand : il va falloir être patient

L’indicateur IFO du climat des affaires en Allemagne reste pour le moins timide. Après un rebond généralisé des perspectives en octobre, les résultats sont nettement plus mitigés ce mois-ci, notamment pour ce qui concerne la situation de l’industrie. En novembre, l’opinion des industriels allemands sur la situation courante signe, en effet, un nouveau plus bas de 9 ans, à 90 points, tandis que l’indicateur des perspectives stagne.

Les perspectives dans les services se redressent légèrement à nouveau, en attendant, là aussi, la confirmation d’une amélioration sur la situation courante. Les retours en provenance du commerce sont plus encourageantes, avec une première hausse en cinq mois des conditions courantes, de 2 points , et une poursuite de l’amélioration des perspectives, signe que la demande domestique se tient.

L’indicateur synthétique de l’IFO, ne gagne, in fine, que 0,3 points, à 95, trop peu, à l’évidence, pour constituer un véritable signal de reprise. Seule satisfaction, l’indicateur de retournement retrouve la zone neutre, après 7 mois en territoire négatif.

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L’économie allemande et le DAX : on cherche, on ne trouve pas…

Parmi les arguments avancés pour justifier le regain d’optimisme sur l’économie allemande et le DAX, trois sont régulièrement cités :

  • Les espoirs sur le commerce international
  • Ceux d’une politique budgétaire plus porteuse
  • Une moindre dépendance supposée de l’économie à son industrie, grâce à une résilience des services.

Nous avons investi chacun de ceux-ci sans arriver à des conclusions qui permettraient de mieux expliquer l’engouement des marchés, à l’égard des valeur allemandes, particulièrement des industrielles, et le caractère fantaisiste de la hausse du DAX par rapport aux fondamentaux de l’économie allemande.

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La bise asiatique balaye les vents d’alizés allemands

Si les PMI chinois avaient porté l’espoir d’une amélioration de la situation conjoncturelle, les statistiques-clés de la conjoncture chinoise du mois d’octobre les balayent : production, ventes de détail, investissements continuent de renvoyer l’image d’une économie embourbée. Au Japon, où la croissance du PIB était attendue en hausse de 0,6 %, compte-tenu du fort rebond des achats avant la hausse des taxes du 1er octobre, la première estimation n’est qu’à 0,1 % ; une déception s’il en est, quand bien même ces premières données font souvent l’objet d’importantes révisions. Dans ce panorama, l’Allemagne se distingue en échappant de peu à une récession pudiquement qualifiée de technique avec une croissance de 0,1 %, comme nous l’avions envisagé compte-tenu des informations disponibles en provenance de la consommation et de la construction. Le consensus, lui, anticipait un repli de 0,1 % mais la bonne nouvelle est quelque peu gâchée par la révision à la baisse du trimestre précédent et… les nouvelles contrariantes d’Asie.

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Le risque de récession, confirmé par l’IFO en Allemagne

Dans la foulée du ZEW, l’indice IFO de climat des affaires baisse encore en juin, à 97,4, soit un plus bas de près de 5 ans. Si ce nouveau recul n’est pas une surprise en soi, compte-tenu de la mauvaise santé industrielle, les chiffres de ce mois nous informent que les services, jusqu’ici plus ou moins épargnés, se situent sur une pente glissante. Cette contagion du secteur manufacturier à l’ensemble de l’économie, avec des effets sur les perspectives d’emploi déjà visibles en mai, accroît le risque de récession à horizon du second semestre de cette année, comme signalé par l’indicateur de changement de régime cyclique de l’IFO, qui n’a plus retrouvé la zone d’expansion depuis 9 mois.

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Inflation UEM : fort repli généralisé en décembre

En ligne avec nos prévisions, l’inflation en zone euro s’est stabilisée sur le mois de décembre mais a fortement ralenti a 1,6 % en glissement annuel, après 1,9 % et 2,2 % à son point le plus haut de l’année en octobre. L’inflation sous-jacente, en hausse de 0,5 % sur le mois, est restée stable à 1 % en glissement annuel. En moyenne pour l’ensemble de l’année 2018, l’inflation de l’UEM s’élève ainsi à 1,7 %, en deçà des prévisions de la BCE de 1,8 %.

L’inflation française (IPC) a également décéléré à 1,6 %, au lieu de 1,7 % selon nos prévisions, après 1,9 % en novembre, en raison de l’effet énergie mais vraisemblablement aussi des perturbations liées aux manifestations des gilets jaunes.

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Rien ne va plus en Europe

Les mois se suivent et se ressemblent : la conjoncture européenne s’enlise sans que l’on voit ce qui pourrait la sortir de l’ornière à brève échéance. L’indicateur avancé de l’OCDE pour l’Europe est retombé en septembre à un plus bas niveau depuis février 2013, dernier des sept trimestres de la récession essuyée à l’époque par la zone euro. Les informations reçues depuis cette dernière publication n’incitent pas à penser que les choses se soient arrangées. Le contrecoup du ralentissement des échanges mondiaux affecte sévèrement les industriels tandis que les situations domestiques souffrent tout à la fois de l’écrasement des gains de pouvoir d’achat des ménages et d’un climat politique délétère auquel se confrontent trop de gouvernements. Alors que les négociations sur le Brexit tournent au fiasco, que le blocage entre l’Italie et la Commission européenne menace d’aboutir à une nouvelle crise et que la situation politique allemande devient de plus en plus critique, l’ensemble n’est guère engageant à la veille des élections parlementaires de mai prochain.

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