Réouverture de l’économie américaine : ça décoiffe, sauf pour les taux… 

L’efficacité des chèques gouvernementaux pour doper la consommation n’est plus à prouver et, complétée de l’allègement des contraintes sanitaires, elle donne des résultats détonants : en mars, les ventes au détail ont bondi de 9,8 % aux Etats-Unis. S’il y a un domaine où le rattrapage post-Covid semble bel et bien se profiler c’est donc celui-ci, pour lequel la moyenne sur douze mois des ventes en volume a quasiment renoué avec sa tendance d’avant crise.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Preview PIB chinois : ne soyons pas dupes !

Le PIB chinois du premier trimestre sera publié demain, en même temps qu’un certain nombre d’indicateurs mensuels particulièrement suivis, et les estimations vont bon train : 18 %, voire 19 % pour la PIB annuel, des chiffres inédits qui peuvent donner le tournis, en l’occurrence sans aucune raison. Le PIB chinois a reculé de près de 10 % au premier trimestre 2020, avant de rebondir franchement ; les effets de base poussent donc mécaniquement la croissance calculée en glissement annuel sur des sommets.
– Ainsi, une croissance nulle au premier trimestre par rapport au précédent serait synonyme d’une progression de 17,5 % sur un an.
– Une progression trimestrielle de 0,5 %, l’une des plus faibles jamais enregistrées hors première vague de Covid, équivaudrait à une croissance de annuelle de 18 %.
– Dans ce contexte, le 19 % serait en l’occurrence un minimum juste décent, l’équivalent d’une progression trimestrielle d’environ 1,5 %, comparable à celle observée en moyenne en 2019…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Inflation américaine, merci pétrole, tant pis pour les ménages !

L’inflation américaine a atteint 2,6 % en mars, majoritairement du fait des effets de base pétroliers auxquels s’est ajoutée une nouvelle hausse mensuelle des prix de l’essence de plus de 9 % le mois dernier. Entre février et mars, l’indice des prix enregistre ainsi une progression de 0,6 %. Hors alimentation et énergie, la hausse n’est plus que de 0,3 % après 0,1 % ce qui correspond à une remontée de l’inflation sous-jacente annuelle à 1,6 % après 1,3 %. Dans le détail cependant, bien peu de mouvements significatifs. Les accélérations de prix restent limitées à quelques rares cas, principalement les automobiles d’occasion, l’électro-ménager, l’assurance transport et très légèrement, les loyers. La hausse des prix à la consommation est, par ailleurs, très inférieure à celle des prix à la production dont la progression a atteint 4,2 % l’an en mars. Les entreprises semblent dans leur grande majorité avoir des difficultés à répercuter l’envolée de leurs coûts sur leurs prix de vente quand la part des services dont l’inflation excède 2 % l’an conserve un très bas niveau, en-deçà de 65 % où elle était tombée le mois dernier. À ce stade, l’ensemble n’inspire toujours rien d’inflationniste.

Lire la suite…

En attendant la reprise de l’industrie mondiale…

La production industrielle française a reculé de 4,7 % en février par rapport à janvier, avec une baisse semblable de sa composante manufacturière. Outre-Rhin, la situation n’est guère meilleure ; après une première baisse en janvier, la production manufacturière s’est repliée de 1,8 %. Ces reculs, par ailleurs généralisés à la quasi-totalité des secteurs, ne s’expliquent qu’en partie par la nouvelle détérioration des conditions sanitaires. Portés par le recul de l’épidémie dans le reste du monde, les espoirs de reprise à l’exportation ne sont pas au rendez-vous, en effet, ainsi que souligné hier par la mollesse des commandes étrangères à l’industrie allemande et, de fait, les exportations ne font guère de miracles ; elles ont progressé de 0,9 % entre janvier et février, même à prix courants… Il faut dire que l’activité industrielle mondiale n’est pas particulièrement florissante en dehors de quelques secteurs spécifiques, tels l’électronique. Ainsi, aux Etats-Unis, la production manufacturière n’a pas fait mieux qu’en Europe le mois dernier. Ces observations n’empêcheront probablement pas les indicateurs du climat des affaires de caracoler sous l’influence prépondérante des effets de base mais commencent sérieusement à poser question. Il faudra assurément que la réouverture de l’économie s’accompagne d’un sérieux coup d’accélérateur pour échapper à une révision des perspectives 2021.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Le rapport sur l’emploi américain balaie les efforts de J. Powell

Un mois de créations d’emplois au rythme de la reprise et les efforts du président de la Fed pour contenir les hausses de taux sont balayés. L’économie américaine a créé 916 000 créations de postes en mars, une progression mensuelle de 0,6 %, suffisante pour mettre le feu aux poudres. Le rapport de mars est néanmoins de bonne facture ; meilleur que les précédents, avec des créations de postes quasi-généralisées. Les marchés de taux actent cette bonne nouvelle avec une envolée du rendement des T-Notes à 2 ans à 0,19 %, un plus haut depuis juin 2020. Le risque d’une embardée se précise indiscutablement. La probabilité d’une hausse des taux directeurs d’ici la fin de l’année, escomptée à 10 % risque fort d’augmenter dans un contexte où les impacts combinés des effets de base statistiques, de la réouverture de l’économie et des mesures budgétaires vont se bousculer au portillon.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Inflation ? C’est raté pour la zone euro !

Comme largement anticipé, l’inflation de mars a été dopée par les effets de base pétroliers en zone euro et se redresse à 1,3 % au lieu de 0,9 % en février.  De fait, avec une contribution de 0,4 points, le secteur de l’énergie explique la totalité de cette accélération. Le ralentissement de l’inflation sous-jacente était en revanche nettement moins anticipé, or celle-ci retombe à 0,9 % l’an après 1,1 %. Dit autrement, hors effets de base, il ne se passe rien sur le front de l’inflation, ou plutôt si : les pressions baissières persistent et ce sera sans doute le cas avant que l’économie ne se débarrasse du Covid… Ce devait être pour bientôt mais l’horizon s’éloigne à nouveau.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Soldes ou pas, ni la consommation ni l’inflation ne décollent en France

Les achats de biens des ménages français ont littéralement stagné en février après s’être contractés de 4,9 % en janvier, au lieu de 4,6 % en première lecture. Fort heureusement, il y a eu des soldes, lesquels ont permis un rebond de 3,4 % des achats de biens fabriqués… après néanmoins un recul de 13 % en janvier. Si l’équipement du logement tire encore son épingle du jeu, avec une progression mensuelle de plus de 11 % et de près de 20 % sur un an, c’est bien le seul secteur à véritablement résister depuis le début de la crise sanitaire. Les achats d’automobiles déclinent de nouveau. Après avoir brièvement dépassé leur niveau moyen de 2019 dans le courant de l’été dernier, ils se replient presque continûment depuis ; en février les dépenses allouées au secteur sont en déclin de plus de 6,5 % par rapport à leur niveau d’avant crise.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Biden redonne le moral aux classes moyennes et aux jeunes américains

A peine plus de cent jours et déjà la marque de la nouvelle équipe au pouvoir aux Etats-Unis ressort d’un certain nombre d’enquêtes. L’indicateur de confiance des ménages américains du Conference Board a fortement rebondi en mars, signe tout à la fois d’une détente des restrictions sanitaires, vraisemblablement suivie d’une amélioration perceptible du marché de l’emploi, et de la bonne réception des mesures du plan de soutien gouvernemental. Sans aucun doute, ce rebond de l’indicateur signale-t-il un sursaut des dépenses dont témoigneront sans tarder les statistiques de consommation et, plus largement, d’activité. Au-delà de cet effet immédiat se dessine peut-être un mouvement plus intéressant pour l’avenir, celui d’un regain de confiance particulièrement marqué des Américains dont les revenus s’échelonnent entre 25 000 et 75 000 dollars par an, pas les moins bien ni les mieux lotis mais, précisément, « l’Américain moyen ».

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre