Les ménages européens entrevoient le bout du tunnel, dans l’indécision

Les indicateurs de confiance des ménages, publiés aujourd’hui par l’INSEE pour la France et la Commission européenne pour l’ensemble de l’UE illustrent dans l’ensemble une progression encourageante. Si ces indicateurs ont pu, dans le passé, paraitre moins fiables que le climat des affaires pour l’étude de la conjoncture, en raison notamment d’une plus grande perméabilité aux événements d’ordre sociaux ou politiques, ils offrent aujourd’hui l’avantage d’être beaucoup moins sujets à l’influence des effets de base qui, à l’inverse, affectent grandement le sentiment des entreprises ; les ménages ne raisonnent pas par rapport au même mois de l’année passée, en effet ! Le rebond des enquêtes auprès des consommateurs, de l’ordre de 4 points en zone euro, valide donc une amélioration généralisée de la situation conjoncturelle, laquelle tient cependant beaucoup à une amélioration de leur confiance en l’avenir. La confiance sera-t-elle suffisante alors que ces enquêtes ont été menées pour la plupart avant les durcissements récents des politiques sanitaires ?

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’IFO allemand, moins gourmand qu’il n’y paraît…

En mars, l’indice IFO du climat des affaires allemand a retrouvé ses niveaux de février 2020, avec une hausse de quatre points, à 97, assez comparable à celle observée pour l’indicateur INSEE publié hier en France. Pour la première fois depuis deux ans et demi, l’indicateur des perspectives atteint la barre des 100, tandis que celui sur les conditions courantes reste bas, à 93, quoiqu’en hausse de plus de deux points. À première vue, une excellente nouvelle. Avec une telle accélération, le climat des affaires allemand est incontestablement prometteur pour la croissance à venir : l’indice a pris plus de dix points par rapport à son niveau de mars 2020, ce qui devrait être en phase avec une croissance du PIB réel de 6 % à 8 % l’an. Problème, l’acquis est déjà supérieur. En effet, il suffirait que le PIB stagne au cours des trimestres à venir pour voir sa croissance caracoler à quasiment 9 % l’an au deuxième trimestre. De là à dire que les indicateurs supposés avancés sont en retard sur la réalité statistique, il n’y a qu’un pas. Nous nous contenterons de réitérer notre message sur la nécessaire prudence à l’égard des conclusions à tirer d’indicateurs considérablement déformés par des effets de base sans précédent.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Le climat des affaires INSEE s’améliore, à petit pas

L’indicateur INSEE de climat des affaires gagne 6 points en mars pour s’établir à 97, dans la foulée d’une franche amélioration des services pour lesquels la possibilité d’une sortie de crise se précise malgré une situation sanitaire toujours critique. Contrairement aux PMI, l’indicateur INSEE fait du sur place dans l’industrie. Traditionnellement moins perméable aux effets de base, l’enquête nationale semble plus proche de la réalité. Un ensemble, au total, un peu meilleur, qu’il faudra grandement améliorer pour défendre les prévisions de croissance 2021.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les PMI victimes des effets de base et ça va durer

C’est parti pour trois mois au moins, les indicateurs du climat des affaires décollent et ce n’est pas fini. Attendons-nous à des records impressionnants, proportionnels aux dégâts inédits de la crise sanitaire de l’an dernier. Ceci ne nous renseigne en revanche en rien sur l’évolution en temps réel de la situation économique. La raison ? La référence des entreprises est rarement le mois précédent mais, le plus souvent, le même mois de l’année passée. Cette approche permet notamment de raisonner à périmètre constant, notamment saisonnier. Sauf qu’en l’occurrence le printemps 2020 n’avait rien de normal, plombé par une récession inédite. C’est ce que les économistes appellent effets de base et ceux-ci vont se décliner sur la plupart des indicateurs économiques des prochains mois et semer, c’est quasi certain, une sacrée pagaille pour les analystes et, sans doute, les banques centrales.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Coup de froid pour l’économie américaine

La production industrielle américaine a subi en février sa première véritable contraction depuis avril 2020, en repli de 2,2 % sur un mois et de 4,2 % sur un an. Sa composante manufacturière baisse, elle, de 3,1 % et retombe aux niveaux d’octobre dernier ; pas franchement en ligne avec les messages renvoyés par les ISM ou autre PMI manufacturiers… Dans le même temps, les ventes de détail reculent de 3 %, après néanmoins une forte révision à la hausse des données de janvier, à 8,7 % contre 6 % initialement publié. Le communiqué de la Fed justifie, en partie, le repli de la production industrielle par les mauvaises conditions climatiques, une raison que l’on peut également appliquer aux données du commerce. La rudesse de l’hiver n’explique cependant pas tout et la langueur du rétablissement industriel interpelle. Alors que les chèques du plan Biden arrivent dans la poche des Américains, sans doute ces mauvais chiffres ne retiendront-ils pas davantage l’attention des marchés, tandis que la FED pourrait s’en servir pour gagner un peu de temps. Pendant ce temps, les prix à la production progressent encore, en hausse de 2,8 % sur un an, avant même que les effets de base ne fassent exploser les données en glissement annuel d’ici peu : les taux à dix ans marquent le coup et remontent à 1,62 % tandis que les 30 ans flirtent les 2,40 %…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Inflation américaine : les effets pétroliers pointent le bout de leur nez

L’indice des prix à la consommation américain ressort en hausse de 1,7 % sur un an en février, après 1,4 % en janvier. L’inflation énergétique affiche quant à elle sa première variation positive depuis un an, de +2,4 %, et contribue à hauteur de 0,15 point à l’inflation totale, contre -0,25 point en janvier. Voilà qui fait plus qu’expliquer l’accélération constatée sur le deuxième mois de l’année.

Hors énergie et alimentation, l’indice d’inflation affiche une hausse sur un an de 1,3 %, après 1,4 % le mois dernier. Le ralentissement des prix des biens explique ce léger repli. La flambée des prix des véhicules d’occasion, principale cause de l’accélération des prix des biens hors énergie du second semestre, perd de sa vigueur ; leur hausse annuelle retombe à 9,3 % après 10 %. Quant aux prix des services, ils sont globalement stables, à +1,3 % en glissement annuel, avec toujours une très faible hausse mensuelle des loyers (0,1 %) dont la progression annuelle tombe davantage, à 1,5 % un plus bas depuis 2011.

Les prix de l’alimentation remontent de 0,2 % en février ce qui permet à leur évolution annuelle de ralentir très légèrement à +3,6 %.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Des encouragements du côté de l’industrie française

La production industrielle française et sa composante manufacturière progressent toutes deux de 3,3 % en janvier par rapport à décembre. La production manufacturière n’affiche plus qu’un retard de 2,6 % sur ses niveaux de février 2020. C’est un peu mieux, par exemple, qu’en Allemagne, où celui-ci est de 3,8 %. Des nouvelles plutôt rassurantes sur la bonne tenue du secteur secondaire, qui hissent l’acquis de croissance manufacturier du premier trimestre à 2,7 %. La forte contribution de la pharmacie aux données de janvier (le secteur explique la moitié de la hausse de l’ensemble manufacturier) vient nuancer ce constat. Les secteurs clés de l’activité industrielle française de l’aéronautique et de l’automobile sont encore à la traine.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’emploi US souffle sur les braises des taux, Kashkari apaise : il y a des chômeurs cachés

Après sa baisse en décembre et les médiocres chiffres de janvier, l’emploi américain s’est repris en février avec 379 000 postes créés, selon le rapport officiel, nettement mieux que ne le laissaient présager les 117 000 emplois privés du rapport de l’ADP. Il n’en fallait pas plus aux marchés de taux pour s’emballer et propulser temporairement les taux à 10 ans au-delà de 1,6 % et les 30 ans vers 2,34 %. Heureusement, la FED est là. Après J. Powell hier, Kashkari a pris la parole aujourd’hui pour rappeler que le vrai taux de chômage était plus proche de 9,5 % que des 6,2 % de février, en repli d’un dixième par rapport à janvier. Entendez, la FED ne va pas changer son fusil d’épaule du fait d’un chiffre qui cache une réalité nettement moins favorable. Bref, les actions américaines retrouvent le moral et échapperont sans doute à une nouvelle clôture hebdomadaire dans le rouge.  De fait, la partie n’est pas gagnée. Même après les chiffres de février, le déficit de salariés par rapport à février 2021 est encore de près de 9,5 millions, en cela la situation n’a pas vraiment évolué et, au rythme de février, 22 mois seraient nécessaires pour retrouver les conditions d’avant crise.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre