Le climat des affaires de l’INSEE, un très bon cru, à consommer avec modération

L’indicateur de climat des affaires de l’INSEE affiche un retour remarqué au-dessus de sa moyenne de long terme (100) en mai, à 108, un plus haut depuis 3 ans. Sa hausse par rapport à avril est la deuxième plus forte depuis 1977, après celle de juin 2020. Sectoriellement, le climat des affaires continue de gagner du terrain dans l’industrie, à 107 après 104 mais c’est, surtout, l’envolée de la confiance dans les services et le commerce de détail/réparation automobile, qui impressionne avec des gains de respectivement 15 et 17 points, tous deux à 107 également. Tous les secteurs du tertiaire affichent une hausse, tantôt contenue, tantôt exceptionnelle, comme dans l’hôtellerie, où l’indice passe de 74 à 114. Le constat est plus nuancé dans l’industrie où le climat des affaires perd deux points dans les biens d’équipement, bien qu’à un niveau élevé de 112 tandis qu’il stagne à 80 points dans les « autres matériels de transports », aéronautique principalement. L’assouplissement des contraintes sanitaires porte donc ses fruits du côté des professionnels. Il faudra maintenant que les consommateurs suivent. Il y a plus d’interrogations sur ce dernier point.

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Climat des affaires INSEE : mauvais dans l’absolu, pas si mal pour un confinement

Les conséquences économiques des restrictions sanitaires font, comme attendu, reculer le climat des affaires français en avril, mais de seulement 1,5 point, à 95. On est bien loin des -40 points d’avril 2020 et des -10 points de novembre dernier. La baisse de 2 points de l’indicateur des services est la principale cause de l’affaissement du composite. Difficile, là aussi, d’espérer mieux, malgré des niveaux que l’on aurait jugé désastreux il y a encore deux ans. C’est en réalité surtout le retour de la composante manufacturière, à 104, au-dessus de sa moyenne de long terme et au plus haut depuis près de 2 ans, qui semble particulièrement encourageant…ou pas, selon qu’il reflète surtout une véritable embellie ou est amplifié par des effets de base.

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Le climat des affaires INSEE s’améliore, à petit pas

L’indicateur INSEE de climat des affaires gagne 6 points en mars pour s’établir à 97, dans la foulée d’une franche amélioration des services pour lesquels la possibilité d’une sortie de crise se précise malgré une situation sanitaire toujours critique. Contrairement aux PMI, l’indicateur INSEE fait du sur place dans l’industrie. Traditionnellement moins perméable aux effets de base, l’enquête nationale semble plus proche de la réalité. Un ensemble, au total, un peu meilleur, qu’il faudra grandement améliorer pour défendre les prévisions de croissance 2021.

 

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Climat des affaires en France : stand-by

Les indicateurs INSEE et Markit du climat des affaires en France sont tous deux stables en novembre, respectivement à 105 et à 52,7, des niveaux toujours plutôt corrects, notamment en comparaison de l’Allemagne. Si l’économie française résiste, elle ne montre pour l’instant aucun signe patent d’amélioration, à l’exception du secteur de l’immobilier dans lequel la baisse des taux d’intérêt semble effectivement porter ses fruits. La situation est stable dans de basses eaux dans les services tandis que les bons retours en provenance du PMI manufacturier jurent trop avec ceux de l’enquête INSEE pour ne pas inspirer la retenue. Il faudra assurément que la France fasse mieux pour que l’horizon se dégage.

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L’industrie française bien partie pour suivre l’allemande, à en juger par l’enquête INSEE

Sans être, pour l’instant, catastrophiques, les chiffres INSEE du climat des affaires constituent une première alerte sur l’état de l’économie française, avec un manufacturier sous la moyenne de long terme pour la première fois depuis quatre ans et demi. Après avoir résisté, notamment grâce au soutien de l’aéronautique aux exportations, l’industrie française semble s’engager, avec retard, sur la voie tracée par son voisin allemand. Une évolution qui pourrait finir par fragiliser les services.

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