Hausse du pétrole versus détérioration des fondamentaux américains, une partie serrée pour la paire euro-dollar

Après avoir perdu quasiment toute influence sur le cours de l’euro-dollar depuis de début de l’année dernière, les écarts de taux d’intérêt semblent avoir repris la main sur ce marché, dans le sillage de l’envolée des cours du brut. Ce regain de sensibilité, s’il persiste, pourrait avoir des conséquences radicales sur les taux de changes. À supposer, en effet, que le comportement de la paire euro-dollar se normalise par rapport à sa fonction de réaction de long terme, c’est un cours inférieur à la parité que suggèreraient les situations respectives actuelles des États-Unis et de la zone euro…

Reste cependant, que cette fonction de réaction a été largement démentie ces derniers temps, affaiblie par la détérioration des perspectives structurelles de l’économie américaine, de sorte que, nombreux économistes qui s’étaient fiés à ces modèles ont été pris à revers tout au long de l’année dernière. Alors, l’envolée des cours du pétrole aura-t-elle ce pouvoir de normaliser la situation et de conduire à une envolée du billet vert dont le corolaire serait un effondrement de l’euro ?

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L’insoluble problème de la dette publique italienne

Avant même de s’être mis d’accord sur un improbable projet de coalition, c’est à la dette que s’attellent la Ligue du nord et le mouvement M5S italiens avec la revendication d’un allègement de celle-ci pour 250 mds des titres détenus par la BCE. Si la demande a peu de chances d’aboutir, elle a néanmoins le pouvoir de raviver les vieux démons de la crise souveraine et de nuire aux conditions de financement de l’ensemble des pays du sud de l’Europe. Le risque d’une nouvelle épidémie de tensions souveraines est sérieux.

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Au Japon, le PIB se replie de 0,2 % au premier trimestre après une progression de seulement 0,1 % en fin d’année dernière

L’économie japonaise a été parmi les plus impactées par le ralentissement de la conjoncture mondiale du début d’année, subissant simultanément les conséquences négatives de la hausse du yen et du tassement de la demande internationale et le contrecoup négatif de la hausse des prix alimentaires sur le plan domestique.

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Zoom arrière Mai 2018 – Chauds-froids de printemps

Les bons résultats des sociétés du premier trimestre et le regain de vigueur du dollar ont réussi à prendre l’ascendant sur les déceptions conjoncturelles, l’extrême dégradation du contexte géopolitique international et les effets redoutés de l’envolée des cours du pétrole en ce début de printemps. Entre le début avril et la mi-mai, les bourses du monde développé ont enregistré de vives progressions, particulièrement marquées en Europe et au Japon, avec des hausses de plus de 6 % de l’Eurostoxx et du Nikkei, voire de plus de 9 % pour le Footsie 100, une fois écartées les anticipations de hausse des taux de la Banque d’Angleterre.

À l’écart, les marchés émergents ont essuyé les plâtres de la remontée rapide des taux d’intérêt américains et du dollar, sur fond de tensions géopolitiques croissantes consécutives aux frappes en Syrie du 4 avril et à l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, le 8 mai. Prises à revers par des sorties massives de capitaux, les plus grandes devises pétrolières ont le plus souvent décroché, le rouble perdant plus de 7 % de sa valeur dès lendemain des frappes et le real brésilien enregistrant des pertes comparables, bien que plus lissées dans le temps. Dans le même temps, le peso argentin subissait une crise violente et la lire turque sombrait sous le poids de la montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Après une parenthèse début mai, au cours de laquelle, l’absence de tensions inflationnistes aux Etats-Unis a permis de faire retomber les craintes de remontées trop rapides des taux directeurs de la FED et, dans leur sillage, le cours du dollar, l’intensification des tensions géopolitiques a repris le pas sur les marchés internationaux.

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Les marchés saluent les succès diplomatiques de D. Trump ! À moins que ce ne soit le rétropédalage des banquiers centraux…

C’est sans doute le propre d’un environnement dans lequel continuent à abonder les liquidités, les marchés sont résilients !

En dépit des déceptions économiques, mondiales, des menaces sur les perspectives de croissance provoquées par l’envolée des cours du pétrole et de la montée des risques géopolitiques sur la scène internationale, les marchés d’actions mondiaux ont repris des couleurs depuis le début du mois, avec, au cours des huit derniers jours, une progression de 3,5 % du S&P 500 américain, de 2,4 % pour l’indice MSCI monde et une poursuite sur leur lancée du CAC et du Footsie. Le contexte voudrait que l’on observe ce mouvement avec la plus grande circonspection mais le bon sens n’est pas toujours le meilleur conseiller en matière boursière, notamment en régime de QE. Lire la suite…

La facture pétrolière mondiale franchit sa moyenne de long terme avec le retrait des Etats-Unis de l’accord iranien…

L’annonce d’un retrait effectif des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien constitue une rupture sur la scène géopolitique internationale aux conséquences assez largement incertaines à plus ou moins long terme. Sur le plan économique, toutefois, la remontée des cours du pétrole est déjà une réalité dont les conséquences ne devraient pas tarder à être observées.

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BMG Avril 2018 – Activité morose, inflation en hausse selon notre baromètre mensuel

Notre indicateur d’activité se stabilise en territoire légèrement négatif à -0,3 en avril, comme la plupart de ses composantes. Après plus d’un an de progression notre baromètre de l’investissement bascule également, à -0,2, sous l’effet d’une baisse générale, particulièrement forte en zone euro. Notre indicateur d’inflation se redresse nettement en avril après plusieurs mois de stabilité ou de repli, à 1,1, son plus haut niveau depuis novembre.

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