BMG février 2019 : Rien de bien palpitant !

  • Notre baromètre d’activité est stable en février, à -0,4, après un chiffre révisé en janvier de -0,5 à -0.4. Sa moyenne 3 mois rebaisse légèrement, à -0,5.
  • La dégradation des indicateurs nippons est remarquable. On soulignera, a contrario, des améliorations en zone euro. La situation chinoise évolue peu. Le retard de données du fait du shutdown affecte la lecture des statistiques américaines.
  • Notre indicateur global d’inflation reste stable, à -0,8, proche de ses plus bas historiques de début 2015, malgré un retour en zone de neutralité dans le cas américain et un léger mieux en Chine.

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SAVE THE DATE – 21 MARS -La Chine à l’heure du nationalisme. Quelles conséquences pour l’Europe ?

En ce début d’année, la Chine est partout ; au cœur tout à la fois des plus grandes prouesses spatiales et des promesses de relance sur lesquelles surfent les marchés mondiaux, comme des plus grandes inquiétudes relatives à sa situation économique et à ses ambitions géostratégiques. Où en est l’Empire du Milieu?

Six années de pouvoir de Xi Jinping ont remodelé le pays et réveillé le sentiment nationaliste, par ailleurs, aiguisé par la bataille protectionniste que lui livre D. Trump. Aux produits étrangers, hier sollicités pour leur qualité et leur technologie, se substituent les biens d’entreprises chinoises dont les compétences n’ont plus rien à envier aux étrangères et peut-être, avant tout, parce qu’ils sont chinois…

À l’arrière plan des développements de ces dernières décennies, la culture nationaliste se réveille et semble à même de changer le visage que nous nous étions fait de la Chine et de son influence sur le reste de monde et sur ses entreprises.

C’est à ce thème que nous consacrerons notre présentation trimestrielle jeudi 21 mars

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Zoom arrière Mai 2018 – Chauds-froids de printemps

Les bons résultats des sociétés du premier trimestre et le regain de vigueur du dollar ont réussi à prendre l’ascendant sur les déceptions conjoncturelles, l’extrême dégradation du contexte géopolitique international et les effets redoutés de l’envolée des cours du pétrole en ce début de printemps. Entre le début avril et la mi-mai, les bourses du monde développé ont enregistré de vives progressions, particulièrement marquées en Europe et au Japon, avec des hausses de plus de 6 % de l’Eurostoxx et du Nikkei, voire de plus de 9 % pour le Footsie 100, une fois écartées les anticipations de hausse des taux de la Banque d’Angleterre.

À l’écart, les marchés émergents ont essuyé les plâtres de la remontée rapide des taux d’intérêt américains et du dollar, sur fond de tensions géopolitiques croissantes consécutives aux frappes en Syrie du 4 avril et à l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, le 8 mai. Prises à revers par des sorties massives de capitaux, les plus grandes devises pétrolières ont le plus souvent décroché, le rouble perdant plus de 7 % de sa valeur dès lendemain des frappes et le real brésilien enregistrant des pertes comparables, bien que plus lissées dans le temps. Dans le même temps, le peso argentin subissait une crise violente et la lire turque sombrait sous le poids de la montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Après une parenthèse début mai, au cours de laquelle, l’absence de tensions inflationnistes aux Etats-Unis a permis de faire retomber les craintes de remontées trop rapides des taux directeurs de la FED et, dans leur sillage, le cours du dollar, l’intensification des tensions géopolitiques a repris le pas sur les marchés internationaux.

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Zoom arrière Mars 2018 – Rien ne va plus !

Mars a, décidément, été chahuté. En termes économiques tout d’abord, les indicateurs ayant pour la plupart déçu, soulignant une conjoncture mondiale moins porteuse qu’envisagé pour ce début d’année, durant lequel la reprise semble déjà plafonner. Sur le front de l’inflation, également, où la normalisation attendue tarde à se concrétiser, malgré une croissance revigorée depuis l’été dernier, une reprise généralisée du marché de l’emploi et la remontée des cours du pétrole. Les déconvenues de Facebook et de Tesla ont, quant à elles, semé le doute sur l’ensemble du secteur technologique, quand, sur le plan politique et géopolitique, se sont multipliés les sujets de crispations et d’inquiétudes :

– élections italiennes, dont on voit mal quel type de coalition gouvernementale pourrait en ressortir ;

– Proche-Orient, où l’échiquier stratégique évolue dans un climat de tensions croissantes entre l’Iran, la Syrie et Israël, Etats-Unis et Russie en arrière-plan ;

– protectionnisme de l’administration américaine agitant le spectre d’une guerre commerciale avec la Chine, dont nul ne peut prédire les développements ni les conséquences qui peuvent s’ensuivre.

La volatilité des marchés financiers n’a, au total, guère trouvé de place à l’apaisement, quand la communication de la FED au terme du premier FOMC dirigé par J. Powell a levé plus de doutes que de certitudes sur l’orientation à venir de politique monétaire américaine. Après une récupération en début de mois, les indices boursiers ont, partout, été malmenés dans un contexte de repli des taux d’intérêt, de fébrilité du pétrole et du dollar.

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Zoom arrière Février 2018 – Une page se tourne sur les marchés financiers

La remontée des taux d’intérêt a fini par rattraper les indices actions, faisant du mois de février le plus mauvais depuis janvier 2016 avec un repli du MSCI monde de 4,3 % consécutif à la baisse généralisée des marchés obligataires en début de mois et à une envolée de la volatilité. Après une première jambe de repli en début de mois, la confiance n’est pas parvenue à reprendre le dessus et, malgré une tentative de récupération, février s’est terminé dans un contexte de fébrilité renouvelé des marchés. Au-delà des craintes de remontée trop rapide de l’inflation et des taux d’intérêt, l’annonce par le Président américain de sa volonté d’appliquer de fortes hausses des droits de douanes sur les importations américaines d’acier a lourdement sanctionné les valeurs concernées et ravivé les inquiétudes de guerre commerciale.

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Zoom arrière Janvier 2018 – De l’euphorie à la menace d’un krach obligataire

L’année 2018 s’est ouverte dans un climat d’euphorie des marchés financiers sur fond de regain de confiance sur les perspectives mondiales et de remise en question de l’environnement de bas taux d’intérêt. Les annonces à sensation des grandes entreprises américaines, à coup de promesses d’investissements et d’emplois dans la foulée du rapatriement des bénéfices incité par la réforme fiscale, ont créé l’engouement des économistes et investisseurs. Simultanément, la réduction des stocks de pétrole a continué à doper les cours de l’or noir, ces derniers franchissant la barre des 70 $ mi-janvier, une hausse de plus de 11 % en un mois, qui entraîna dans son sillage une remontée généralisée des anticipations d’inflation, par ailleurs, encouragée par des données économiques mondiales toujours très favorables.

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L’avancée des négociations entre Mme Merkel et le SPD ouvre la brèche d’une envolée de l’euro

Trois mois et demi après les élections législatives du 24 septembre remportées par la CSU, les difficultés de Mme Merkel pour former une coalition menaçaient d’aboutir à la formation d’un gouvernement sans majorité ou à la tenue de nouvelles élections, desquelles elle serait vraisemblablement sortie plus affaiblie encore. La perspective promettait, au mieux, une paralysie, susceptible de tourner à la crise politique à tout moment au cours des quatre prochaines années de la présente mandature. L’Allemagne, ingouvernable, l’ensemble du projet européen se voyait privé de perspectives ; les attentes de consolidation de la zone euro laissées pour compte et les espoirs d’aboutir à une UE renforcée capables d’affronter les enjeux régionaux et internationaux en présence, anéantis.

Pour toutes ces raisons, l’accord signé vendredi dernier entre Mme Merkel et le SPD, en vue d’une nouvelle coalition gouvernementale, constitue une avancée majeure, quand bien même soumis à l’approbation du SPD au sujet duquel sa base se prononcera le 21 janvier. En dépit des risques réels que les militants socio-démocrates, échaudés par l’affaiblissement de leur parti au terme des quatre années de coalition passée, aillent à l’encontre de la volonté de leur chef, Martin Schulz, les marchés ont salué l’accord passé dès son annonce, propulsant l’euro au-dessus de ses résistances, à 1,22USD vendredi en fin de journée.

A ces niveaux-là, le risque de voir la devise européenne gagner encore du terrain est significatif, en particulier dans le contexte présent de défiance croissante des investisseurs à l’égard du dollar américain. À court terme, la probabilité que l’euro teste les 1,23USD, est élevée ; une validation par le SPD dimanche prochain du principe de nouvelle coalition semblant clairement en mesure de propulser la monnaie européenne au-delà de cette limite.

Au cours des douze derniers mois, l’euro s’est apprécié de plus de 14 % contre le dollar, sa plus forte hausse depuis 2010. Malgré son effet dépressif sur les prix, ce mouvement a été sans grande conséquence sur les résultats conjoncturels de la zone euro dans un contexte de reprise. La partie pourrait être plus difficile avec un taux de change dorénavant supérieur à sa moyenne de long terme, de 1,20 USD, à en juger par les pressions observées sur les marges à l’exportation des entreprises européennes.

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