Les rendez-vous de la rentrée 2022

Dans un monde en vrac, dans lequel règne une incertitude quasi-absolue, l’analyse de la conjoncture peut paraître bien dérisoire, voire, à certains égards, indécente. C’est pourtant des développements immédiats que dépendront dans une large mesure les tendances de plus long terme : le réveil des Américains sur le climat, la stratégie des États face aux enjeux sociétaux et géopolitiques, celle des banques centrales à l’égard de l’inflation, la survenance au non d’un krach financier et/ou d’une récession plus ou moins profonde… Cette rentrée 2022, même entachée d’un degré d’incertitude sans pareil, de questionnements quasi-existentiels et de risques tous azimuts, tous aussi improbables les uns que les autres, ne sera finalement guère différente des précédentes, avec ses rendez-vous incontournables : croissance, inflation, banques centrales, marchés financiers, élections italiennes, crise énergétique… sur lesquels nous tentons, modestement, de faire le point.

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Données du jour : le rebond du PMI chinois n’évacue pas les craintes de récession

Les anticipations de croissance ont de plus en plus de plomb dans l’aile et les données économiques du jour n’ont pas rassuré malgré des nouvelles plutôt réconfortantes en provenance de Chine ce matin. Au Japon, la chute de 7 % de la production industrielle en mai a refroidi tandis que les données de consommation en Europe restent médiocres. Aux Etats-Unis, la consommation de ménages est ressortie en baisse de 0,4 % en mai, les deux mois précédents ayant été revu en nette baisse. Selon la FED d’Atlanta, l’ensemble devrait finalement conduire à une contraction de 1 % du PIB au deuxième trimestre… Après un regain de tensions en début de semaine, les marchés de taux se reprennent : aux Etats-Unis, le rendement des T-Notes retombe à 3 % et celui du Bund de même échéance chute à moins de 1,35 % après avoir dépassé les 1,8 % en milieu de mois. Sur le marché pétrolier, les cours ont du mal à se maintenir au-dessus de 110$ le baril de Brent…

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BMG mai 2022 – Lancinante érosion

Notre baromètre macroéconomique global ressort à -0,1 en mai, inchangé par rapport à avril (initialement estimé à -0,2). Les indicateurs les plus avancés, climat des affaires et consommation, perdent encore un peu de terrain, en zone négative. Les autres, investissement et exportations, retrouvent le territoire neutre. Par pays, seul le Royaume-Uni se détache en zone positive, tandis que la Chine et l’UEM restent les moins bien lotis. Notre indicateur global d’inflation stagne à 0,6.

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BMG avril 2022 –Notre baromètre en stand-by

Rien de bien palpitant ce mois-ci. Notre baromètre économique global d’avril stagne à -0,1, après une révision de mars initialement publié à -0,3, en zone neutre, bien que sous la ligne de flottaison depuis janvier. L’indice d’investissement remonte en zone neutre et constitue la seule amélioration. La consommation et des exportations reculent respectivement en zone négative et neutre. Notre baromètre d’inflation se replie nettement, de 1,1 à 0,5 avec une relative homogéneité entre les régions.

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BMG janvier 2022 – La consommation dévisse

Notre baromètre économique global recule à -0,1 en janvier après 0,2, un chiffre un peu meilleur qu’initialement publié pour décembre. Les indicateurs de consommation se dégradent partout nettement et sont, de loin, les plus négatifs, tandis que les momenta de l’investissement et du commerce international se maintiennent au-dessus de 0. Notre indicateur d’inflation poursuit son repli très graduel, à 0,7 après 0,8, grâce notamment à une Chine déconnectée des autres régions.

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BMG décembre 2021 – Immobilisme de la conjoncture mondiale

Notre baromètre économique global stagne pour le troisième, voire, le quatrième mois consécutif à 0, après révision du chiffre de novembre initialement ressorti à 0,2. Les indicateurs détaillés ne connaissent pas non plus de bouleversement, tous dans la zone neutre. Notre indicateur d’inflation se tasse de nouveau très légèrement, toujours cependant en zone positive, à 0,8 après 0,9, malgré des tendances disparates entre les régions sous revue, zone euro toujours en légère accélération, au contraire des autres.

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L’automobile redonne une bouffée d’oxygène à l’industrie en octobre

+3,2 %, la hausse mensuelle de la production manufacturière d’octobre n’a pas été aussi forte depuis douze mois en Allemagne. La bonne surprise tient quasi-intégralement au secteur automobile, en progression de 12,5 %. Si des signes avant-coureurs de cette respiration ont bien été notés ces dernières semaines, décrispation du marché des semi-conducteurs et rebond de la production américaine notamment, la surprise reste de taille, au vu par exemple des détails sectoriels de l’enquête IFO. Une hirondelle ne fait naturellement pas le printemps, surtout en ces temps troublés. Les industriels allemands ont peut-être pris les devants dans la perspective de possibles perturbations sanitaires à venir. La bonne nouvelle est qu’ils ont, néanmoins, pu produire plus et qu’ils sont donc moins gênés par les pénuries. De facto, s’agissant d’un secteur-clé dont les intrants représentent environ 80 % de la production, la chaîne en amont et en aval de l’automobile en profite. Les bonnes statistiques du commerce extérieur chinois de ce matin ne sont vraisemblablement pas étrangères à ce rattrapage de l’automobile mondiale. Suffisant pour revoir l’avenir sous un nouveau jour ? Les marchés y croient, les banques centrales suivront-elles ?

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BMG novembre 2021 – Le pire était en passe d’être dépassé avant la 5e vague

Notre baromètre économique global se reprend légèrement, mais demeure en zone neutre, à 0,2 après 0 (inchangé) en octobre. L’indicateur de production et de climat des affaires rebondit fortement, celui du commerce extérieur reste en zone positive mais celui de la consommation piétine en zone négative. Notre baromètre d’inflation perd un peu de terrain, à 0,8 après 1, dans un mouvement de recul commun à la plupart des pays sous revue.

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