L’inflation alimentaire britannique, un très mauvais signal, pas seulement pour la BoE !

Alors que les perspectives inflationnistes restent, partout, très incertaines, les nouvelles en provenance du Royaume-Uni rappellent à quel point la situation est instable et, sans doute, un peu plus qu’ailleurs, problématique. L’inflation totale est remontée à 10,4 % en février, après 10,1 % en janvier, quant à sa partie sous-jacente, elle est revenue à 6,2 %, après 5,8 %. En cause, l’envolée des prix alimentaires et des alcools et, pour la partie sous-jacente, ceux de la restauration. Mauvaises récoltes, problèmes d’approvisionnement, remontée des prix de l’alcool après les rabais du mois de janvier sont mis en avant par l’ONS. Quoi qu’il en soit, le rapport n’est pas bienvenu, que ce soit pour le pays ou pour ce qu’il renvoie au sujet du contexte général, alimentaire notamment, en période de sécheresse hivernale inédite en Europe.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

La FED devrait pouvoir lever le pied plus facilement après les données de février

Contrairement à janvier, qui avait été un bon mois pour les données de production et de consommation, février/mars a été particulièrement morne : -0,4 % pour les ventes de détail, +0,1 % pour la production manufacturière et -4 points pour l’indice Michigan de confiance des consommateurs. Il existe néanmoins une exception, le marché immobilier, qui, quoique toujours déprimé, a retrouvé quelques couleurs en début d’année.

Sur le fond, le dilemme de la Fed reste donc le même. En temps normal, la persistance de l’inflation l’emporterait sur les à-coups conjoncturels, somme toute encore mineurs et dont la composante immobilière affiche des signes de reprise. Une hausse de taux, voire une accélération de la réduction du bilan s’imposerait. Pour l’heure, néanmoins, même si la contagion bancaire ne s’étend pas outre mesure, ces signes de fragilité semblent autant de portes ouvertes pour un lâcher prise, au moins temporaire, de la FED.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

PPI et ventes de détail aux États-Unis jouent en faveur d’une FED conciliante

La question d’une poursuite ou d’un arrêt des hausses de taux par la FED la semaine prochaine dépendra vraisemblablement des évolutions sur le front financier plus que des données conjoncturelles. Celles-ci gardent néanmoins leur importance, comme observé hier avec la forte remontée des taux à deux consécutive à la publication d’un mauvais rapport sur l’inflation.

Les ventes de détail et les PPI publiés aujourd’hui viennent corriger le tir et offrent à la FED le loisir de trouver dans les résultats économiques de quoi lever le pied la semaine prochaine. Une évidence, compte-tenu de l’environnement bancaire en présence qui rendra néanmoins le changement de posture plus facile. Après avoir corrigé une bonne part de leur baisse de lundi, hier, les taux à deux ans s’effondrent et les anticipations de baisse des taux à horizon de l’été gagnent du terrain… L’environnement est décidément bien volatil, conséquence d’une politique monétaire qui n’a cessé de se dire « data dépendent » mais qui touche sans doute ses limites….

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Chine, une reprise vraiment sans fanfare

Les données chinoises de février publiées cette nuit sont bien en retrait des résultats des enquêtes. Si la reprise est confirmée, c’est, à ce stade, à un rythme on ne peut plus ralenti. Les ventes de détail se sont effectivement reprises mais restent très contenues, plombées par le repli des achats de biens de communication et de bureau que le confinement avait dopés à la faveur d’un rattrapage dans l’habillement et le mobilier.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation sans marge d’action de la FED fait le bonheur des bourses

Les hausses de prix ne sont pas de nature à inquiéter les investisseurs tant qu’elles ne représentent pas de menaces de hausses des taux d’intérêt. La crise bancaire semblant empêcher la FED de poursuivre sur la voie du durcissement monétaire, pour un temps au moins, le mauvais rapport sur l’inflation américaine produit l’improbable : une envolée des bourses ! À ce jeu-là, il y a de quoi être inquiet sur l’inflation future.

Car le rapport sur l’inflation américaine du mois de février est bel et bien mauvais. Quand bien même, sur douze mois, l’inflation totale, comme sa composante sous-jacente, ralentissent encore, de respectivement 0,4 et 0,1 point, à 6 % et 5,4 %, les détails du rapport témoignent d’une réaccélération très malvenue de la hausse des prix de nombreux postes, tout particulièrement dans la sphère des services dont la hausse d’ensemble ressort à 0,6 % sur le mois.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Lehman, Covid, SVB : QE un jour, QE toujours. L’inflation, on verra plus tard ?

Chat échaudé craint l’eau froide. La FED et le Trésor américain ont, de fait, pris la faillite de SVB et de Signature Bank à bras le corps pour couper court aux risques de propagation. Leur action semble avoir convaincu. Si les valeurs bancaires américaines restent dans la tourmente, les indices phares ont tiré leur épingle du jeu de l’effondrement des perspectives de hausse des taux directeurs. La FED a, une nouvelle fois, sorti l’artillerie lourde et il fait peu de doutes, qu’après avoir quasiment annoncé un nouveau round de resserrement monétaire la semaine dernière, J. Powell ravalera son chapeau lors du FOMC de la semaine prochaine. Dès lors, les craintes de remontée des taux s’évaporent et les données de l’inflation attendues ce mardi, devraient passer comme une lettre à la poste. Reste la BCE au sujet de laquelle les prédictions sont nettement plus incertaines. A trop répéter que les risques de diffusion sont limités, les dirigeants européens se préparent-ils à faire comme si de rien n’était et à durcir, comme prévu, leur politique monétaire d’un cran supplémentaire ? Réponse jeudi, avec, à la clé, le spectre d’imprévisibles remous en réaction à une approche qui pourrait apparaître par trop rigide.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

ADP, Jolts, Beige Book : la courbe des taux encaisse et pousse la FED dans un corner

Contrairement au statu quo de la Banque du Canada sur ses taux directeurs, les éléments en faveur d’un nouveau tour de vis monétaire s’accumulent aux Etats-Unis. J. Powell semble d’ailleurs de moins en moins hésitant sur la question à en juger par ses propos devant le Congrès, convaincu qu’il a encore du grain à moudre pour avoir une chance de maîtriser l’inflation. Ses déclarations et les résultats de ces derniers jours ont déjà nettement modifié les anticipations des marchés qui envisagent maintenant un nouveau round de hausses des Fed Funds et entrevoient la possibilité d’une remontée des taux au-delà de 6 % d’ici la fin de l’année.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Aux Etats-Unis, rien de nouveau sur les ISM, sauf pour les prix

Après les PMI, d’ailleurs révisés légèrement à la baisse pour la composante manufacturière, et les bonnes données de consommation et de production, les indicateurs ISM étaient particulièrement attendus. Pas grand-chose, in fine, à se mettre sous la dent. Le climat des affaires n’a gagné que trois petit dixièmes en février, à 47,7, toujours soutenu par les secteurs des transports et du pétrole, qui bénéficient d’une conjoncture favorable.

Dans le détail, seul l’indice des nouvelles commandes, porté par ces deux secteurs a nettement progressé, de 42,5 à 47, tandis que les indicateurs d’emploi et de perspectives de production se sont repliés. En résumé, des données médiocres et toujours en territoire de contraction.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre