PMI : retour de la croissance, reste à savoir par rapport à quoi

Les indicateurs PMI de climat des affaires publiés ce matin par Markit sont presque partout en zone d’expansion, au-dessus de 50, et enregistrent souvent une nouvelle progression, à l’exception des allemands, lésés par les nouvelles restrictions sanitaires. Leur baisse n’empêche pas cependant l’indice composite européen de progresser légèrement, pour atteindre 53,7. Interprété littéralement, cela signifie donc un retour de la croissance : Par rapport au mois d’avril 2020 ? Ce n’est pas bien difficile, puisqu’il s’agit du pire mois de crise économique consécutive à la pandémie. Or, on sait que les directeurs d’achats interrogés observent le plus souvent leurs résultats sur un an…Par rapport au mois de mars 2021 ? C’est plus compliqué à dire : là où le climat des affaires composite de l’INSEE recule, les PMI français progressent. Reste que ce n’est pas impossible : les restrictions sont moindres que lors des épisodes précédents, la demande se reprend petit à petit et les perspectives de sortie de crise se raffermissent avec l’accélération des vaccinations.Par rapport à la tendance d’avant crise ? On en est, de toutes façons, très loin. Et le retour d’une croissance modérée, si tant est qu’il est confirmé, n’y changera pas grand-chose.

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Les PMI victimes des effets de base et ça va durer

C’est parti pour trois mois au moins, les indicateurs du climat des affaires décollent et ce n’est pas fini. Attendons-nous à des records impressionnants, proportionnels aux dégâts inédits de la crise sanitaire de l’an dernier. Ceci ne nous renseigne en revanche en rien sur l’évolution en temps réel de la situation économique. La raison ? La référence des entreprises est rarement le mois précédent mais, le plus souvent, le même mois de l’année passée. Cette approche permet notamment de raisonner à périmètre constant, notamment saisonnier. Sauf qu’en l’occurrence le printemps 2020 n’avait rien de normal, plombé par une récession inédite. C’est ce que les économistes appellent effets de base et ceux-ci vont se décliner sur la plupart des indicateurs économiques des prochains mois et semer, c’est quasi certain, une sacrée pagaille pour les analystes et, sans doute, les banques centrales.

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Les PMI allemands sauvés par l’industrie. Espérons que la production suivra…

Comme attendu, les PMI européens reculent franchement en novembre, avec un indice composite préliminaire pour la zone euro à 45,1, contre 50 en octobre. À ceci près que les écarts de situation se creusent sensiblement entre la France, où l’indicateur composite chute à 40 points, et l’Allemagne où il demeure en zone d’expansion, à 52 grâce à la bonne tenue du secteur manufacturier. Les industriels allemands résistent et l’on est tenté d’y voir le résultat de leur forte exposition à l’exportation à l’égard des régions du monde moins impactées par la crise sanitaire, l’Asie notamment. Reste que jusqu’à présent les résultats effectifs de l’industrie allemande par rapport à la France sont loin d’avoir été au rendez-vous. La production industrielle allemande a, en effet, très largement sous-performé la française ces derniers mois et, malgré un choc moins marqué que dans l’Hexagone au printemps, la moyenne de l’activité des dix premiers mois reste légèrement à l’avantage de la France… La confiance des industriels allemands sera-t-elle mieux suivie de faits cette fois-ci ? La question se pose.

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Selon les PMI, la France a renoué avec la croissance en juin, pas l’Allemagne

La reprise de l’activité se confirme un peu partout à en juger par les premiers résultats des enquêtes PMI publiées ce matin. Mais la situation sur le front de la demande reste très fragile et peu porteuse, notamment à l’exportation. Cette situation entraîne de grands écarts selon les pays. Au Japon et en Allemagne, la reprise est incontestablement plus lourde qu’en France, seule économie à avoir renoué, à ce stade, avec la croissance, à en juger par le PMI composite remonté à 51,3 contre 45,8 Outre Rhin et 37,9 au Japon.

 

 

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Les PMI moins confiants que les marchés

Si la meilleure tenue des PMI mondiaux en novembre a catalysé les espoirs de reprise de l’activité industrielle internationale, la livraison de décembre devrait inciter à la retenue. Quand bien même les mouvements ne sont pas suffisamment importants pour préoccuper outre mesure, ils ne sont assurément pas dans la bonne direction, avec des replis des indices manufacturiers dans chacun des pays pour lesquels les résultats ont été diffusés aujourd’hui : Japon, Australie, France, Allemagne, Royaume-Uni et Etats-Unis, quand bien même il serait plus approprié de parler de stabilisation dans ce dernier cas.

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PMI : l’industrie allemande déteint sur les services, pas encore sur l’hexagone

L’année 2019 avait débuté sous le signe d’une double dichotomie, l’industrie allemande dégringolait mais ni les services ni son voisin français ne semblaient particulièrement affectés. Dans le premier cas, cet écart semble, lentement, se résorber, puisque le secteur tertiaire commence à accuser le coup outre-Rhin. Bonne surprise en revanche pour la France qui, malgré une situation loin d’être au beau fixe -le climat des affaires reste très loin de son niveau de novembre- tient le coup par rapport au reste de l’Europe. L’écart des PMI manufacturiers entre la France et Allemagne qui a dépassé son niveau historique en mai s’est de nouveau creusé en août, à 7,4 points.

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