Stagnation ou récession : la croissance de l’UEM rattrapée par la guerre et l’inflation

La croissance du PIB de la zone euro (0,2 %) a finalement été sauvée des eaux par l’Espagne et l’Allemagne, deux pays dans lesquels le PIB a réussi à progresser, bien que mollement, de 0,3 % et 0,2 % respectivement. La France, pour sa part affiche un zéro pointé, au lieu des 0,3 % escomptés par l’INSEE, et l’Italie flanche de 0,2 %. Voilà un bien mauvais départ, avant même les pleins effets redoutés de la crise ukrainienne au deuxième trimestre. Manifestement, le rattrapage escompté de la fin des restrictions sanitaires n’a pas porté ses fruits, en France la valeur ajoutée des services a même reflué malgré le rebond du tourisme. La flambée des prix explique l’essentiel de ces déceptions, avec une envolée de l’inflation de 5 % en décembre à 7,4 % en mars en zone euro, en accélération à 7,5 % en avril, du fait, surtout de l’alimentation et de ses composantes sous-jacentes hors énergie, alimentation, alcool et tabac. Voilà de quoi inciter la BCE à plus d’impatience pour relever le niveau de ses taux d’intérêt ! Décidément, rien ne va dans la bonne direction. Même la chute de l’euro, dont on aurait pu se réjouir pour notre compétitivité, devient un poison face au risque d’inflation additionnelle qu’elle entraine.

Vous devez vous connecter pour voir le contenu.SVP . Pas encore abonné ? Vous abonner

Soldes ou pas, ni la consommation ni l’inflation ne décollent en France

Les achats de biens des ménages français ont littéralement stagné en février après s’être contractés de 4,9 % en janvier, au lieu de 4,6 % en première lecture. Fort heureusement, il y a eu des soldes, lesquels ont permis un rebond de 3,4 % des achats de biens fabriqués… après néanmoins un recul de 13 % en janvier. Si l’équipement du logement tire encore son épingle du jeu, avec une progression mensuelle de plus de 11 % et de près de 20 % sur un an, c’est bien le seul secteur à véritablement résister depuis le début de la crise sanitaire. Les achats d’automobiles déclinent de nouveau. Après avoir brièvement dépassé leur niveau moyen de 2019 dans le courant de l’été dernier, ils se replient presque continûment depuis ; en février les dépenses allouées au secteur sont en déclin de plus de 6,5 % par rapport à leur niveau d’avant crise.

Vous devez vous connecter pour voir le contenu.SVP . Pas encore abonné ? Vous abonner

Inflation France-Allemagne, du bruit, rien de plus

Pour le mois de juin, les chiffres détaillés nationaux d’inflation en France (+1,2 % sur un an) et en Allemagne (+1,6 %) confirment les résultats provisoires, avec, dans les deux cas, une hausse du sous-jacent (+0,9 % et +1,6 %). Celle-ci est cependant due à quelques postes bien précis, principalement les transports en France et les loisirs en Allemagne. Pas de rebond, en revanche, du côté des prix des biens, tandis que l’inflation énergétique poursuit son ralentissement.

Lire la suite…

La consommation reste molle et l’inflation retombe en France  

La hausse de la confiance des ménages français ne se traduit pas encore par une plus grande vigueur de leurs dépenses, en hausse de seulement 0,2 % en avril hors énergie. Au cours du mois écoulé, achats d’énergie et alimentaires ont, en effet, concentré l’essentiel de la dépense. Par ailleurs, après un rebond en avril, le taux d’inflation retombe brutalement, de 1,3 % à 1 %, son plus bas niveau depuis septembre 2017… Après l’effet Pascal du mois dernier, le repli des prix des services suggère un net tassement du taux l’inflation sous-jacente, laquelle, après une remontée ponctuelle à 0,7 % le mois dernier semble bien partie pour ressortir en deçà de ses plus bas des derniers mois, sous 0,5 % l’an… Un ensemble, au total, bien moyen.

Lire la suite…

Hausse de l’inflation alimentaire et énergétique, un mauvais casting pour les ménages français…

En février, l’indice des prix à la consommation est resté stable sur le mois, après un repli de 0,4 % en janvier. Au cours des douze derniers mois, l’inflation remonte légèrement, de 1,2 % à 1,3 %, alors que l’inflation sous-jacente reste inchangée à 0,7  %. La différence entre les deux mesures s’explique par une accélération des prix de l’énergie et de l’alimentation, de plus de 3 % l’an pour chacun des deux postes. Ces tendances pourraient expliquer la décélération, ou faiblesse persistante, des prix des services…

Lire la suite…

Preview Inflation Zone Euro & France : les prix du pétrole donnent le tempo

Les estimations préliminaires de l’inflation en zone euro et en France seront publiées vendredi. Nous prévoyons un ralentissement de l’inflation totale en novembre à 1,9 % en glissement annuel en zone euro (consensus à 2,0 %) et en France, après 2,2 % en octobre, en raison de la baisse brutale des prix de l’énergie depuis le début novembre.

L’inflation sous-jacente devrait se stabiliser de justesse à 1,1 % en zone euro, avec un risque baissier lié aux soldes du Black Friday dont l’ampleur reste difficile à estimer compte-tenu de la montée récente de ce phénomène ces dernières années.

Lire la suite…