Consommation des ménages français, plusieurs niveaux de lecture

Tout d’abord, il y a le chiffre brut, en hausse de 37 % en mai par rapport à avril, un record absolu, mais peu surprenant au vu du déconfinement et bien peu significatif au regard du niveau affiché, inférieur de 8 % à celui de mai 2019. Ensuite, il y a la tendance pour le ou les mois à venir : sur ce plan, les enquêtes INSEE incitent plutôt à un optimisme mesuré. Enfin, il s’agit de replacer ces indicateurs dans la perspective des tendances futures de l’économie française, en particulier des évolutions du marché de l’emploi. Sur ce point, l’incertitude est au zénith. Au total, rarement le diction « une hirondelle ne fait pas le printemps » n’aura été aussi approprié qu’à la situation présente.

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Après les PMI, retour sur terre avec les enquêtes INSEE et IFO

C’est une douche froide après l’enthousiasme suscité hier par la publication des PMI sur les marchés boursiers. Les résultats des enquêtes nationales de l’INSEE en France et de l’IFO en Allemagne ne soufflent pas le même air, en effet. Si ces deux sources confirment l’amélioration incontestable de la situation par rapport à ces derniers mois, les niveaux des indicateurs synthétiques de climat des affaires et, surtout, le détail de ces enquêtes ne renvoient assurément pas le même message. De part et d’autre du Rhin, les perspectives des chefs d’entreprises s’améliorent, c’est indéniable. On aimerait cependant retrouver du côté de leurs commandes des évolutions plus en phase avec ce mouvement. Or, tel n’est guère le cas, comme illustré par le graphique ci-dessous dans l’industrie française dans lequel on peine à trouver une quelconque hausse significative de l’opinion sur les ordres depuis leurs points bas d’avril.

 

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Des nouvelles du front économique

Les nouvelles économiques nous arrivent d’un peu partout et confirment la brutalité du choc planétaire provoqué par les mesures de prévention face à l’épidémie de coronavirus. Sans surprise, la dégradation est exceptionnelle qu’il s’agisse des données asiatiques de la nuit, de celles d’Allemagne ce matin ou des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis cet après-midi. Si les résultats de l’enquête INSEE semblent mieux résister que ceux d’ailleurs, ils décrivent cependant un brutal changement de décor tandis que leurs détails offrent une idée de la hiérarchie de l’exposition des différentes branches d’activité aux mesures de confinement.

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Climats des affaires européens : grand calme avant une vraisemblable tempête

Le coronavirus se propage et, en même temps, les prévisions économiques alarmantes, aussi bien pour le tourisme que pour l’automobile, le luxe ou l’industrie européenne. À ce stade néanmoins, rien de tangible ne ressort des enquêtes auprès des professionnels. En Allemagne comme en France, de légères hausses des indicateurs du climat des affaires sont mêmes enregistrées en février…

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La consommation reste molle et l’inflation retombe en France  

La hausse de la confiance des ménages français ne se traduit pas encore par une plus grande vigueur de leurs dépenses, en hausse de seulement 0,2 % en avril hors énergie. Au cours du mois écoulé, achats d’énergie et alimentaires ont, en effet, concentré l’essentiel de la dépense. Par ailleurs, après un rebond en avril, le taux d’inflation retombe brutalement, de 1,3 % à 1 %, son plus bas niveau depuis septembre 2017… Après l’effet Pascal du mois dernier, le repli des prix des services suggère un net tassement du taux l’inflation sous-jacente, laquelle, après une remontée ponctuelle à 0,7 % le mois dernier semble bien partie pour ressortir en deçà de ses plus bas des derniers mois, sous 0,5 % l’an… Un ensemble, au total, bien moyen.

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Regain de vigueur domestique en France, mais les exportations sont plombées

Rebond du climat des affaires de l’INSEE, rebond des PMI, les données françaises donnent du baume au cœur, et surtout, elles résistent à la dégradation de la situation allemande. En mai l’écart France-Allemagne du PMI manufacturier s’est encore accru pour atteindre un plus haut depuis treize ans. Alors que la perspective du Brexit semblait expliquer l’essentiel de ces écarts de performance ces derniers mois, l’argument ne tient plus. L’industrie française aurait-elle d’autres atouts ? .

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