La FED ne trouvera pas dans le rapport sur l’emploi de quoi faire dans la dentelle

Bien peu de choses dans le rapport sur l’emploi américain du mois de juin pour retenir la FED d’aller dans le sens souhaité en matière de resserrement monétaire. L’économie américaine aurait créé 372 K postes le mois dernier dont 381 K dans le seul secteur privé, davantage qu’en mai quand les créations de postes privés avaient atteint 330 K. Voilà de quoi conforter la lecture de J. Powell sur la vigueur de l’économie américaine et prendre largement à revers la révision à la baisse des anticipations de hausse des taux des marchés de ces dernières semaines. La FED a tout en main pour poursuivre le chemin vers un durcissement accéléré de ses conditions monétaires, tel que souligné dans les minutes du dernier FOMC publiées plus tôt cette semaine qui, au vu des chiffres du jour, sont loin d’être dépassées. Du moins n’ira-t-elle pas rechercher les informations qui pourraient la dévier de sa course en juillet, tels le ralentissement du taux de salaires ou le déficit persistant d’un demi millions de postes par rapport à février 2020 : la probabilité d’une hausse de ¾ de points des Fed Funds en fin de mois est indiscutablement augmentée.

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BMG juin 2022 – Premiers signes de détente de l’inflation

A -0,1 en juin, notre baromètre macroéconomique global reste inchangé par rapport au mois précédent, en zone neutre légèrement négative depuis le début de l’année.  Seul l’indicateur des exportations se démarque et repasse en zone positive, tandis que les composantes domestiques passent ou restent en territoire négatif, sur fond d’importantes distorsions régionales, l’économie américaine en fort repli et la Chine en nette amélioration. Notre indicateur d’inflation recule de nouveau, en zone neutre pour la première fois depuis février 2021.
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L’inflation sous-jacente, une brèche dans les perspectives de resserrement de la BCE

Alors même que l’inflation totale  en zone euro gagne encore un demi-point en juin, à 8,6 %, l’inflation sous-jacente passe de 3,8 % à 3,7 %, une décélération faible qui s’explique, en partie, par un certain nombre de mesures gouvernementales, telle la baisse des tarifs ferroviaires en Allemagne pour trois mois. Reste que cette dernière n’accélère pas et ne contribue toujours qu’à hauteur de deux points et demi à l’évolution annuelle des prix à la consommation, pas beaucoup plus, en fait, que l’objectif de la BCE sur l’inflation totale. La situation est donc assez éloignée de l’americaine ou de la britannique ce qui renforce le diagnostic selon lequel la BCE n’a pas lieu de suivre ni la Fed ni la Banque d’Angleterre.

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Malgré le repli de l’inflation allemande, les tensions sur les prix restent intenses

L’inflation espagnole passe le cap symbolique des 10 % en juin, avec une hausse annuelle des prix à la consommation de 10,2 % selon les données non harmonisées, contre 8,7 % en mai. A contrario, l’Allemagne qui bénéficie des réductions de taxes sur l’énergie et des prix ferroviaires a vu son inflation refluer de 7,9 % en mai à 7,6 % en juin, un repli somme toute limité au regard des mesures adoptées. Les rares bonnes nouvelles sur le front de l’inflation en zone euro viennent donc des enquêtes de la Commission, qui tendent à confirmer le repli timoré des anticipations déjà constatées en mai…

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La récession rôde aux Etats-Unis

Les jours se répètent et se ressemblent du côté des indicateurs conjoncturels. Cette fois-ci, ce sont les climats des affaires des Fed de Richmond et de Dallas ainsi que les indicateurs de confiance des ménages du Conference Board qui virent de bord en juin et s’enfoncent à des niveaux rarement observés en dehors des périodes de récession. La FED d’Atlanta qui avait pu revoir de 0% à 0,25 % son estimation pour la croissance du deuxième trimestre la semaine dernière ne devrait pas tarder à faire marche arrière ; un prélude à ce qui attend vraisemblablement la FED avec des perspectives de plus en plus mauvaises sur le front de l’emploi.

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Les ménages broient du noir, les entreprises devraient suivre sous peu

Les indicateurs de confiance des ménages n’en finissent pas de baisser. En France, celui de l’INSEE perd trois points en juin, à 82, tandis qu’en Allemagne, le GfK recule d’un peu plus d’un point, à -27,4. Dans les deux cas, il s’agit de niveaux inférieurs à ceux constatés durant la première vague de covid, qui avait pourtant paralysé l’économie. Après le Michigan américain, au plus bas depuis sa création, les données européennes s’ajoutent à une longue liste d’indicateurs profondément déprimés qui accréditent de plus en plus le risque d’une contraction de l’activité économique dans les pays industrialisés.

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L’IFO toujours fébrile, les services surnagent mais les perspectives vacillent

Peu de changements sur les indicateurs IFO de climat des affaires en juin par rapport à mai, l’indicateur composite perd 0,7 point, à 92,3, sous l’effet d’une légère dégradation de ses deux composantes, perspectives et conditions courantes. Ces dernières demeurent cependant relativement solides, toujours soutenues par les services qui enregistrent même une amélioration. L’ensemble incite à nuancer l’ampleur de la baisse du PIB au deuxième trimestre. Les résultats publiés ce matin ne modifient cependant pas les perspectives d’un brutal ajustement encore à venir de la conjoncture d’ici la fin de l’année sur fond de choc marqué de pouvoir d’achat, notamment illustré par la chute du climat des affaires dans le commerce de détail.

 

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PMI, le flop. Le Bund à 1,45% !

Nouvelle série de baisse des indicateurs de climat des affaires européens ce matin. Les PMI composites allemand et français effacent le rebond permis ces derniers mois par la normalisation des conditions sanitaires et perdent respectivement plus de deux et trois points, à 51,3 et 52,8, leurs plus bas depuis janvier. L’indice composite préliminaire pour la zone euro perd, de fait, quasiment trois points, à 51,9 au lieu de 54,8 le mois dernier, avec une chute de particulièrement marquée dans les services, retombés à 52,8 contre 56,1. L’indicateur INSEE s’effrite également de deux points, à 104. En cause, les difficultés à digérer les hausses de prix pour les entreprises et les pertes de pouvoir d’achat des ménages qui, in fine, entament les perspectives de demande. La confiance dans le commerce de détail et le tourisme en pâtissent particulièrement. Les marchés souverains, soumis à des craintes montantes de récession, accentuent la correction de ces derniers jours en même temps que se dessine un net repli des anticipations de resserrement monétaire : les taux à 2 ans perdent plus de 15 points de base en Allemagne, à 0,85 %, et le rendement du Bund à 10 ans revient à 1,45 %, quand il était à quasiment 1,90 % il y a une semaine ; les taux italiens reviennent, eux, à 3,50 % !

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