Retour de la désinflation sous-jacente en zone euro

D’après les données publiées aujourd’hui, l’inflation espagnole est ressortie en hausse d’un dixième en avril, à 3,3 % et l’allemande s’est stabilisée à 2,2 %. Rien de très surprenant au vu de l’évolution récente des prix du pétrole : outre Rhin, l’inflation énergétique a été un peu moins négative, à -1,2 % après -2,7 % et l’inflation alimentaire a retrouvé la zone positive, à 0,5 %.
Pour autant, en attendant les données pour l’ensemble de la zone euro et la France, demain, ces premiers résultats sont encourageants. L’inflation sous-jacente a, en effet, nettement reculé, sous l’effet d’un franc ralentissement mensuel des prix hors énergie et alimentaire. Sauf très grande surprise en provenance des données d’ensemble pour la zone euro, rien ne devrait plus s’opposer à une baisse des taux de la BCE en juin, un pronostic que pourrait venir renforcer les premiers résultats sur la croissance du début d’année attendus demain.

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L’industrie allemande, de mal en pis

Loin des -maigres- espoirs suscités par les climats des affaires, mais en phase avec les commandes, la production manufacturière allemande s’est repliée de 0,5 % en octobre après un recul de 1,7 % en septembre. Additionnée aux mauvais retours dans la construction, cette contraction a fait chuter la production totale (construction incluse) pour le cinquième mois consécutif, à son plus bas niveau depuis la première vague de Covid, en dépit du rebond de l’énergie et du secteur minier.

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La BCE aime mentionner les PMI… Que dira-t-elle de la livraison de juin ?

Des deux côtés du Rhin, les indicateurs PMI se sont nettement contractés. En France, l’indice composite a perdu près de quatre points, à 47,3, en zone indiscutable de contraction de l’activité. En Allemagne, l’indicateur s’est maintenu en territoire d’expansion, à 50,8, mais s’est replié de trois points. Les deux principales économies de la zone euro sont manifestement, de plus en plus mal en point, en récession ou sur le point d’y entrer, mal embarquées par la très mauvaise posture de leur industrie et les difficultés des services à maintenir le cap de ces derniers mois.

Cette livraison est pour le moins dissonante par rapport au discours tenu la semaine dernière par la présidente de la BCE, et ce ne sont pas les données de la nuit en Asie qui en atténuent la portée (objet de notre HDV du jour). En l’occurrence, si la BCE en doutait, tout indique que sa politique produit ses effets, que la demande flanche à grande vitesse et que l’inflation suit. Difficile de voir comment elle pourra éviter de revoir ses hypothèses de croissance et de politique monétaire avant septembre avec de tels résultats.

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Sérieuse claque des commandes à l’industrie allemande

Les commandes à l’industrie allemande se sont effondrées de 10,7 % entre février et mars après une hausse de 4,5 %, pour chuter à leur plus bas depuis la première vague de Covid. Une telle contraction est rarissime. Sauf les mois de mars et d’avril 2020, il faut remonter au début des années quatre-vingt pour retrouver des chiffres comparables. Dans le détail, bien peu de spécificité, aucun indicateur ne sort, en effet, du lot : les commandes étrangères ont baissé d’environ 13 %, les domestiques, de 7 % et les commandes hors éléments exceptionnels se sont repliées de 8 %. Dans l’automobile, les ordres se sont contractés de 12 % tandis que dans les machines et dans la chimie la chute est de 6 %. Dans ce dernier secteur, leur niveau ne représente que trois quarts de ceux du début 2020.

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La BCE prendrait un risque inconsidéré en relevant ses taux directeurs ce jeudi

Alors que l’inflation persiste et que la croissance patine, la BCE doit désormais composer avec un environnement de marché particulièrement anxiogène. Relever ses taux directeurs de 50 points de base comme elle l’envisageait il y a peu ou, même, de 25 points de base, serait particulièrement malvenu dans le contexte en présence. Reste à espérer que ce message sera audible au sein du Conseil des Gouverneurs et que la BCE s’abstiendra, non seulement, de relever ses taux mais saura assurer une communication digne de la situation, sans jouer l’équilibriste, afin de permettre à Mme Lagarde de mettre en sourdine, un temps, ses préoccupations sur l’inflation.

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La hausse des taux est sans effet sur l’inflation de la zone euro

Sans surprise, l’inflation en zone euro a plus ou moins stagné en février : 8,5 % contre 8,6 % en janvier. Sur l’ensemble de la région, le ralentissement de  énergétique a, en effet, été effacé par l’accélération des autres composantes, notamment sous-jacentes  en hausse de trois dixièmes à 5,6 %. L’action de la banque centrale européenne n’a donc pas encore porté ses fruits et sauf une récession sévère, les chances de revenir a 2% à horizon prévisible ont quasiment disparu. La BCE continuera à relever le niveau de ses taux directeurs  lors de sa prochaine réunion et apporter plus de précisions sur son calendrier de restrictions à venir, malgré une situation conjoncturelle délicate, notamment en Allemagne.

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L’inflation sous-jacente s’enracine en zone euro

Malgré un contexte pétrolier un peu moins favorable qu’en décembre, l’inflation de la zone euro a reculé en janvier pour le troisième mois consécutif, de sept dixièmes, et atteint 8,5 %. Quoique ces données doivent être confirmées par la publication définitive (les chiffres allemands ne sont pas encore disponibles), la hausse des prix sur un an a donc été la plus faible depuis juin 2022. L’indice sous-jacent a stoppé son accélération pour afficher une hausse, comme en décembre, de 5,2 %, la forte inflation des biens, à 6,9 % après 6,4 % en décembre, a compensé, en effet, un léger ralentissement dans les services. Il en faudra plus, néanmoins, pour contrarier les effets délétères des hausses de prix cumulées sur la croissance.

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La réduction du bilan de la BCE au menu de cette semaine ?

La BCE l’a déjà annoncé, elle conservera le cap restrictif qui est le sien depuis l’été et relèvera probablement ses taux directeurs de ¾ de point jeudi comme en septembre, de 1,25 % à 2 %, niveau qu’ils n’ont plus connu depuis 2009. Le mouvement est, de fait, largement attendu et, en l’absence de mise à jour de ses prévisions trimestrielles, c’est sur la communication au sujet de sa politique à venir que se portera l’attention. L’occasion pourrait être toute trouvée pour commencer à adresser la question de la réduction de son bilan. L’Allemagne pousse en ce sens et le conseil des gouverneurs pourrait y voir trois avantages : un moyen de consolider son soutien à l’euro au moment où ce dernier profite des anticipations d’un possible pivot de la FED, celui de se substituer à des hausses de taux par trop coûteuses pour la croissance, celui, enfin, de rappeler à l’ordre des gouvernements dont les largesses récentes ne sont pas de son goût. Du dosage de sa communication en ce sens dépendra la perception des marchés sur le caractère plus ou moins restrictif de la posture de la BCE. Face à une inflation qu’elle juge largement hors de contrôle, il semble cependant peu probable que le conseil des gouverneurs laisse beaucoup de place à la surenchère reflationniste des marchés de ces derniers jours.

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