Hausse du pétrole versus détérioration des fondamentaux américains, une partie serrée pour la paire euro-dollar

Après avoir perdu quasiment toute influence sur le cours de l’euro-dollar depuis de début de l’année dernière, les écarts de taux d’intérêt semblent avoir repris la main sur ce marché, dans le sillage de l’envolée des cours du brut. Ce regain de sensibilité, s’il persiste, pourrait avoir des conséquences radicales sur les taux de changes. À supposer, en effet, que le comportement de la paire euro-dollar se normalise par rapport à sa fonction de réaction de long terme, c’est un cours inférieur à la parité que suggèreraient les situations respectives actuelles des États-Unis et de la zone euro…

Reste cependant, que cette fonction de réaction a été largement démentie ces derniers temps, affaiblie par la détérioration des perspectives structurelles de l’économie américaine, de sorte que, nombreux économistes qui s’étaient fiés à ces modèles ont été pris à revers tout au long de l’année dernière. Alors, l’envolée des cours du pétrole aura-t-elle ce pouvoir de normaliser la situation et de conduire à une envolée du billet vert dont le corolaire serait un effondrement de l’euro ?

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L’insoluble problème de la dette publique italienne

Avant même de s’être mis d’accord sur un improbable projet de coalition, c’est à la dette que s’attellent la Ligue du nord et le mouvement M5S italiens avec la revendication d’un allègement de celle-ci pour 250 mds des titres détenus par la BCE. Si la demande a peu de chances d’aboutir, elle a néanmoins le pouvoir de raviver les vieux démons de la crise souveraine et de nuire aux conditions de financement de l’ensemble des pays du sud de l’Europe. Le risque d’une nouvelle épidémie de tensions souveraines est sérieux.

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Les marchés saluent les succès diplomatiques de D. Trump ! À moins que ce ne soit le rétropédalage des banquiers centraux…

C’est sans doute le propre d’un environnement dans lequel continuent à abonder les liquidités, les marchés sont résilients !

En dépit des déceptions économiques, mondiales, des menaces sur les perspectives de croissance provoquées par l’envolée des cours du pétrole et de la montée des risques géopolitiques sur la scène internationale, les marchés d’actions mondiaux ont repris des couleurs depuis le début du mois, avec, au cours des huit derniers jours, une progression de 3,5 % du S&P 500 américain, de 2,4 % pour l’indice MSCI monde et une poursuite sur leur lancée du CAC et du Footsie. Le contexte voudrait que l’on observe ce mouvement avec la plus grande circonspection mais le bon sens n’est pas toujours le meilleur conseiller en matière boursière, notamment en régime de QE. Lire la suite…

La hausse des prix du pétrole peut-elle re-pentifier les courbes de taux et servir les bancaires ?

Dans un schéma idéal, la hausse des prix du pétrole, conséquence de l’amélioration de la conjoncture mondiale, permettrait aux anticipations d’inflation et, dans leur sillage, aux taux d’intérêt à long terme de se redresser. La courbe des taux pourrait dès lors se repentifier, ou tout au moins se translater à la hausse, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, permettrait de sauver les valeurs bancaires de leur piètre performance de ces dernières semaines. Malgré l’effet pénalisant de la hausse des taux sur un certain nombre de secteurs sensibles, cette bouffée d’oxygène du secteur bancaire permettrait de restaurer un peu d’appétit pour le risque qui, ces derniers temps, avait du plomb dans l’aile…

Dans un schéma plus réaliste, en l’occurrence celui d’un cycle déjà bien avancé, de tels enchainements auraient, toutefois, peu de chances de perdurer, pas sûr d’ailleurs qu’ils aient même le temps de prendre corps en dépit des tentatives observées ces derniers jours.

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L’inflation cyclique absente du radar, l’envolée des cours du pétrole fait baisser les taux

En mars, le taux d’inflation américain s’est redressé de 2,1 % à 2,4 %, rejoignant son niveau les plus élevé depuis mars 2017. Hors alimentation et énergie, la hausse est également notable, de 1,8 % en février à 2,1 %. On ne retrouve guère, toutefois, derrière ces résultats d’éléments susceptibles d’illustrer un quelconque changement de régime inflationniste par rapport aux tendances récentes.

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La BCE contrainte une nouvelle fois de passer son tour

Les déclarations s’étaient multipliées après le dernier comité de politique monétaire du 25 janvier, suggérant un inconfort croissant à l’égard du statu quo alors privilégié par Mario Draghi et son économiste en chef Peter Praet. À analyser les différentes interventions, l’optimisme de Benoît Cœuré en particulier, la BCE ne tarderait pas à modifier le cap de sa politique en faveur d’une réduction de son soutien à l’économie. Son programme d’achat d’actifs étant programmé pour s’étendre jusqu’à la fin du mois de septembre, nombreux s’attendaient à ce que la BCE précise dès le printemps son intention d’y mettre définitivement fin, certains envisageant même qu’elle évoque un possible agenda de remontée de ses taux directeurs pour 2019. Les taux futurs pouvaient donc se redresser, la courbe des taux se pentifier, le secteur bancaire célébrer l’approche de jours meilleurs et l’euro poursuivre sa course à la hausse…

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Sale temps pour le scénario de reflation

Au scénario de reflation que les marchés continuent de plébisciter malgré l’avertissement de ce début de mois, les données du jour ont mis du plomb dans l’aile. Comme nous l’avions envisagé la semaine dernière (voir à ce sujet «Normalisation des PMI»), l’indice PMI du climat des affaires manufacturier chinois s’est fortement replié ce matin. Cette détérioration semble bel et bien résulter de l’inflexion du momentum manufacturier mondial que reflètent, tout à la fois, les données de production et de commerce depuis la fin de l’année dernière. À cela s’ajoutent, sans doute, les effets dépressifs de la forte appréciation de yuan jusqu’en début de mois.

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Le pari de la productivité, des salaires et de la normalisation des taux de Jay Powell

Jérôme Powell, s’est montré autrement plus confiant devant le Congrès américain qu’il ne l’était apparu jusqu’à présent, s’agissant en particulier de l’impact de la réforme fiscale. Perçue comme très favorable à l’investissement, le nouveau président de la FED semble assuré de la capacité de cette réforme à stimuler les gains de productivité et à accroître les créations d’emplois et les salaires. Il envisage donc logiquement que la Fed puisse être amenée à relever le niveau des taux directeurs plus rapidement que prévu. Les chances que Jay Powell soit amené à moduler ses propos, paraissent encore relativement élevées, ceci d’autant plus que la sensibilité des marchés aux perspectives de taux est telle, qu’ils pourraient, sans conteste, l’y aider….

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